FAITS ET ARGUMENTS

 
Samedi 17 mai 2008

PRENDRE LE TEMPS

 

 

 

Pour se retrouver soi-même et quitter ses habitudes de con­sommation, voire de surcon­sommation.

 

Pour quitter ses relations médiocres avec autrui, ses égoïs­mes et ses rancunes.

 

Pour avoir de meilleures relations avec autrui, comme avec soi-même.

 

Prendre un temps de retrouvailles, de calme intérieur, de combat, cer­tes, mais surtout d’unification personnelle.

 

Aimer se taire.

 

Pour appronfondir, consolider.

 

Cultiver l’intériorité.

 

C’est un chemin difficile, mais pour quel bonheur !

 

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Vendredi 16 mai 2008

 

UNE PENSEE POUR LA CHINE


 


par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Vendredi 16 mai 2008

CENTRE DU MONDE

 



Après 50 ans ?


"Mûrir, cela prend une vie entière.


Je suis comme tout le monde : certains matins, je déteste ce que je vois dans le miroir. Certains autres, je me sens bien dans ma peau.


Il y a beaucoup d'avantages à vieillir : on est plus sage, on se regarde moins le nombril, on juge moins les autres.


Et on apprend à ne pas répéter les mêmes erreurs.


Je préfère infiniment ma vie aujourd'hui à celle que j'avais autrefois.


Je me sens beaucoup plus libre....


Cultiver sa singularité tout en s'arrêtant de croire qu'on est le centre du monde.


Je me dis sans cesse : arrête de t'écouter, Kim !"


(Kim Basinger, lu dans l'Express Style octobre 2007)

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Vendredi 16 mai 2008

THEODORE MONOD

 

 



Ami de Teilhard de Chardin, ce savant chercheur d’étoiles, aventurier d’un astre perdu, Théodore Monod, a arpenté plus de cinquante fois le désert mauritanien, quinze fois plus grand que notre hexagone.

 

La grande leçon du désert ?

 

« C’est la patience, l’humilité, la soumission au réel. »

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Jeudi 15 mai 2008

ETERNITE DE L’HOMME

 

 



L'aspiration à l'éternité est aussi vieille que l'humanité nous rappelle Nicole Aubert, sociologue.

 

"Elle est une tentative de réponse à cette absence de sens à laquelle conduit l'angoisse du néant."

 

Cette quête d'éternité demeure : chacun est devenu "l'artisan de sa propre sphère de sens et forge lui-même le sens qu'il entend donner à sa vie".

 

Tout se passe comme si "d'une certaine façon, le dieu auquel on se réfère, c'est soi-même".

Grâce aux progrès médicaux, l'individu a reculé les limites d'acceptation de la souffrance.

 

La santé est un droit.

 

Grâce à la libéralisation des moeurs, il a grandi en poussant les barrières (supposées) trop contraignantes à son épanouissement.

 

Le divorce est un droit.

 

Grâce aux recettes diétético-alimentaires, son corps ne connaît plus (disons presque plus) les outrages du temps.

 

Vieillir sans rides est un droit. Etc.


Passé les bornes de l'individualisation, et de ses nouveaux droits afférents, il n'y a plus de limites.


Comment, dans ces conditions, ne pas se sentir (espérer) immortel ?


Comment ne pas saliver sur ce désir d'éternité ?


Peut-être faut-il voir dans cette avancée permanente sans limites la source de l'aspiration des contemporains à se "dépasser" dans des activités baptisées "extrêmes" : ces sports, qui n'ont de sport que le nom, où la mort qu'on frôle et la survie électrisent.


Comme dit l'anthropologue David Le Breton, dans cette zone où les sens permettent d'"éprouver physiquement un monde qui se dérobe symboliquement".


Tout cela pour s'inquiéter d'une autre problématique : la question de la transmission aux futures générations.


Car quand l'homme en son miroir est à ce point dieu ou roi, qu'il s'adonne au culte de l'instant présent, qu'il fait si peu de cas du futur (qu'il craint), que le désir d'enfant paraît parfois si narcissique (comme la garantie d'un accomplissement de soi), qu'advient-il de la chaîne qui nous unit dans l'histoire de l'humanité ?


"L'absence de transmission est aujourd'hui tout aussi violente qu'a pu l'être autrefois l'autorité des maîtres et des pères", estime Nathalie Sarthou-Lajus.


On ne peut s'empêcher de rapprocher ces réflexions actuelles du propos, un brin pessimiste, de Jean-Pierre Dupuy, professeur de philosophie sociale et politique à l'Ecole polytechnique et à l'université Stanford, qui milite pour un "catastrophisme éclairé" (Pour un catastrophisme éclairé).


Pour Jean-Pierre Dupuy, "le temps est venu de mener une réflexion sur le destin apocalyptique de l'humanité. Il nous faut apprendre à affronter la catastrophe, à ne plus l'imaginer dans un futur improbable, mais à la penser au présent".


Cela peut-il se faire en concertation avec les futures générations ?


Pour peu qu'on suive le philosophe sur ce chemin de lucidité, nécessairement.


"Le catastrophisme éclairé, explique celui-ci, consiste à penser la continuation de l'expérience humaine comme résultant de la négation d'une autodestruction (notre mort ou celle de l'humanité). Avec l'espoir que cet avenir, bien qu'inéluctable, n'ait pas lieu."


Avançons que cela peut se faire, hors des schémas rationnels économiques ambiants, en promouvant et en transmettant avant tout des valeurs et des principes non marchands : de la dignité, par exemple, de la droiture, du respect.


Pourquoi ?


Pour donner un sens partagé à notre aventure collective, peu banale.

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
 

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