25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 02:12

ETTY HILLESUM : UNE VIE BOULEVERSÉE

 

 

 











« Cette peur de ne pas tout avoir dans la vie, c’est elle justement qui vous fait tout manquer. Elle vous empêche d’atteindre l’essentiel. »

 

« Un être humain doit être assez sociable pour ne pas imposer aux autres ses humeurs. »


« Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons d’abord corrigé en nous. L’unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs. »

 

« L’homme forge son destin de l’intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l’homme est libre de choisir l’accueil qu’il fera à lui-même à ce destin. »

 

« On ne connaît pas la vie de quelqu’un si l’on n’en sait que les événements extérieurs. Pour connaître la vie de quelqu’un, il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d’âme, ses désillusions… »

 

« En dépit de toutes les souffrances infligées et de toutes les injustices commises, je ne parviens pas à haïr les hommes. Toutes les horreurs et les atrocités perpétrées ne constituent pas une menace mystérieuse et lointaine, extérieure à nous, mais elles sont toutes proches de nous et émanent de nous-mêmes, êtres humains. »

 

« Ce ne sont jamais les choses du monde extérieur qui m’attristent, c’est toujours ce sentiment en moi, abattement, incertitude ou autre, qui donne aux choses extérieures leur coloration triste ou menaçante. Généralement, les mesures les plus menaçantes – et elles ne manquent pas en ce moment - viennent se briser sur ma certitude intérieure et ma confiance et, ainsi filtrées en moi, perdent le plus clair de leur caractère menaçant. »

 

« Si la paix s’installe un jour, elle ne pourra être authentique que si chaque individu fait d’abord la paix en soi-même, extirpe tout sentiment de haine pour quelque race ou quelque peuple que ce soit. »

 

« Il n’est pas au-dessous de la dignité humaine de souffrir. Je veux dire : on peut souffrir avec, ou sans dignité humaine. Je veux dire : la plupart des Occidentaux ignorent l’art de souffrir, tout ce qu’ils savent c’est se ronger d’angoisse. Ce que vivent la plupart des gens, ce n’est plus une vie : peur, résignation, amertume, haine, désespoir. »

 

« L’éventualité de la mort est intégrée à ma vie ; regarder la mort en face et l’accepter comme partie intégrante de la vie, c’est élargir cette vie. A l’inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen de ne garder qu’un pauvre petit bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie.

 

Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie, on se prive d’une vie complète, et en l’accueillant on élargit et on enrichit sa vie. »

 

« En apprenant à connaître ses forces et ses faiblesses et à les accepter, on accroît sa force.

Tout cela est très simple et s’impose à moi avec une clarté grandissante, et je voudrais vivre longtemps pour le faire partager avec la même évidence. »

 

« Dans mes actions et mes sensations quotidiennes les plus infimes se glisse un soupçon d’éternité. Je ne suis pas seule à être fatiguée, malade, triste ou angoissée, je le suis à l’unisson de millions d’autres à travers les siècles, tout cela c’est la vie.

 

La vie est belle et pleine de sens dans son absurdité, pour peu que l’on sache y ménager une place pour tout et la porter toute entière en soi dans son unité ; alors la vie, d’une manière ou d’une autre, forme un ensemble parfait.

 

Dès que l’on refuse ou veut éliminer certains éléments, dès que l’on suit son bon plaisir et son caprice pour admettre tel aspect de la vie et en rejeter tel autre, alors la vie devient en effet absurde : dès lors que l’ensemble est perdu, tout devient arbitraire. »

 

« Bien des gens qui s’indignent aujourd’hui des injustices commises ne le font à vrai dire qu’autant qu’ils en sont les victimes. Aussi bien n’est-ce pas une authentique indignation, aux racines profondes. »

 

« Même si l’on doit connaître une mort affreuse, la force essentielle consiste à sentir au fond de soi, jusqu’à la fin, que la vie à un sens, qu’elle est belle, que l’on a réalisé toutes ses virtualités au cours d’une existence qui était bonne. »

 

« La vie est si curieuse, si surprenante, si nuancée, et chaque tournant du chemin nous découvre une vue entièrement nouvelle.

 

La plupart des gens ont une vision conventionnelle de la vie, or il faut s’affranchir intérieurement de tout, de toutes les représentations convenues, de tous les slogans, de toutes les idées sécurisantes, il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toute norme et de tout critère conventionnel, il faut oser faire le grand bon dans le cosmos : alors la vie devient infiniment riche, elle déborde de dons, même au fond de la détresse. »

 

« J’ai en moi une immense confiance. Non pas la certitude de voir la vie extérieure tourner bien pour moi, mais celle de continuer à accepter la vie et à la trouver bonne, même dans les pires moments. »

 

« Nous remarquions qu’il importait de ne pas perdre le sens de la vie : le sens de la vie, cela dépasse la vie. »

 

« Il faut d’abord apprendre à se pardonner ses défauts si l’on veut pardonner aux autres.

 

C’est peut-être l’un des apprentissages les plus difficiles pour un être humain, je le constate bien souvent chez les autres, que celui du pardon de ses propres erreurs, de ses propres fautes.

 

La condition première en est de pouvoir accepter, et accepter généreusement, le fait même de commettre des fautes et des erreurs. »

 

« Je ne vois pas d’autre issue : que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres.

 

Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il n’est déjà. »

 

« Quand on veut avoir une influence morale sur les autres, il faut s’attaquer sérieusement à sa morale personnelle. »

 

« C’est ainsi que vivent les hommes. Ils se servent de l’autre pour se laisser persuader d’une chose à laquelle, au fond de leur cœur, ils ne croient pas.

 

On cherche dans l’autre un instrument pour couvrir le son de sa voix intérieure.

 

Si chacun de nous écoutait seulement un peu plus sa voix intérieure, s’il essayait seulement d’en faire retentir une en soi-même, alors il y aurait beaucoup moins de chaos dans le monde. »

 

(Une vie bouleversée)

 

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D’Etty Hillesum, on sait peu de chose.

 

Une jeune juive d’Amsterdam, morte à Auschwitz en 1943, qui a laissé un bouleversant témoignage d’amour de la vie et de l’humanité.

 

 

Quelques éléments biographiques.

 

Et ce que ses écrits permettent d’entrevoir de sa personnalité : une intelligence d’une rare acuité, un total esprit de liberté, un formidable désir de vivre «au dehors comme au dedans».

 

D’elle, on connaît cependant l’essentiel : la force d’une foi inébranlable dans la vie, l’humanité, et en Dieu, en dépit de l’étau de haine qui a enserré son pays et son peuple.

 

« Sa voix haute et claire, hors de cendres semées dans la nuit d’Auschwitz, nous apporte un message d’amour à la fois humain et divin, un cri de fidélité inconditionnelle à la vie crânement assumée envers et contre tout»,

 

Etty Hillesum ne peut que parler à ceux qui s’interrogent sur le sens de leur vie et qui s’essaient à la liberté intérieure.

 

Elle offre quelques balises précises.

 

Et des textes magnifiques d’espérance :

 

« Il y a des gens qui cherchent à protéger leur propre corps, qui pourtant n’est plus que le réceptacle de mille angoisses et de mille haines.

 

 Ils disent : “Moi, je ne tomberai pas sous leurs griffes !”

 

Ils oublient qu’on n’est jamais sous les griffes de personne ! »

 

 

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Published by ROMAIN BERNARD - dans bernard-romain
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commentaires

Claire 07/02/2013 20:54


Bonsoir,


Je viens de terminer cet ouvrage que l'on m'a prêté en me le recommandant chaleureusement. Il s'agit probablement d'un des témoignages les plus précis et éprouvants qu'il m'ait été donné de
connaître, avec "Shoah" de Claude Lanzmann, et d'un ouvrage comportant de grandes qualités littéraires.

J'avoue cependant être très déconcertée suite à cette lecture.
Cette jeune femme a dans ses propos à peu près tout pour me parler, pour me toucher. Une existence difficile, aux limites de beaucoup de choses, assumée, vécue. Une grande foi. Une confiance
incroyable aux confins de l'horreur. Une auto-dérision peu évidente. Une capacité d'analyse poussée. Cependant, LA question que j'ai attendue tout au long de cette lecture, sans doute parce
que cela fait longtemps que je me la pose en tant qu'être humain qui vit "après la Shoah", je ne l'ai pas vue formulée dans ce livre, pas vraiment, pas clairement. Etty Hillesum accepte le destin
qui est imposé aux juifs de son temps, elle ne veut pas se détourner de ce destin "de masse" (je cite ses mots), elle offre ses forces, son temps, son aide, son oreille à ses compatriotes, à
ses proches d' "enfer". Soit. Est-ce que beaucoup pourraient/auraient pu en faire autant? Je ne sais pas, moi la première, et c'est une attitude admirable. Mais elle ne s'interroge
pas sur les raisons de ce destin, dans un sens plus profond que celui de l'humain, même si à notre niveau d'humains beaucoup de choses nous échappent. Elle l'accepte tel quel, elle le répète,
pour ne pas dire le "martèle".


Ma question reste par conséquent entière: "Pourquoi?"  Pourquoi ce sort fait aux juifs, bien au-delà des aspects politiques, 'raciaux' (je prends le soin de laisser ce terme délicat
entre guillemets), religieux, humains? Spirituellement, je n'en mesure pas les causes, et je n'ose même pas en imaginer les conséquences.

clovis simard 31/01/2013 21:20


L'AMOUR INFINI DANS L'ÉTAU DE LA FINITUDE HUMAINE(fermaton.over-blog.com)

Carl 30/05/2012 13:31


Etty hillesum va de l'interieur à l'exterieur, pour revenir de l'exterieur à l'interieur. Et ce procesus toujours recommençant entre grande interiorité, detachement sprituel et comprehension
universelle  fait la touche unique et universelle d'Etty Hillesum. A la source et à sa propre source.vous n'aurez plus jamais soif...à la lire. Carl Larmonier.

Claude 01/10/2010 10:48



Bonjour,
On dit qu'il n'y a pas de hasard. Je lis en ce moment le Journal d'Etty Illesum et, au cours d'une insomnie, surfant à son sujet sur le net, je suis tombée sur votre blog. Il est étrange de
constater que la lecture de ce journal m'est devenue comme une sorte de besoin de prière quotidienne. Etty y fait un chemin tellement humain qu'il en devient par là même universel. En
réfléchissant à ses propres faiblesses, elle nous fait mieux accepter les nôtres, non pas pour y trouver des excuses, mais pour y trouver matière à progresser. Cette lecture survient pour moi en
période de deuil. Mon mari est mort cet hiver. Nous étions séparés, mais ce deuil est très lourd cependant. Jeter à la poubelle des monceaux de documents et de photos d'une vie consacrée à la
réussite de ce que l'on appelle l'entreprise m'a fait réfléchir à ce que je croyais être la vacuité du pouvoir, la dérision de toute hiérarchie sociale. Or, -même s'il y a sacrifié notre couple,
une partie de l'éducation de nos enfants - mon mari a oeuvré avec sincérité et une incroyable énergie à l'établissement d'un management à visage humain. Peut-être y a-t-il épuisé ses forces ?
Peut-être son parcours a-t-il dérivé lorsqu'il s'est consacré au conseil dans des sociétés internationales qui étaient loin de partager la morale personnelle qu'il s'efforçait d'avoir ? Peut-être
son goût - pour ne pas dire sa névrose- de l'argent et du pouvoir l'a-t-il poussé à surestimer son rôle et à ne plus pouvoir s'en passer lorsque le temps est venu, pour lui, de se retirer. Il est
mort, fou, d'un cancer du foie dont les miasmes obscurcissaient sa raison. Il n'acceptait pas la mort comme une composante de vie. Il n'acceptait pas de disparaître après avoir existé, après
avoir oeuvré, humblement, à ce qu'il pensait être le bien collectif. J'ai eu beau l'accompagner jusqu'au bout, malgré nos différents, il n'est pas parti serein, heureux des choses a ccomplies,
mais agité, amer, tourmenté et surtout incroyablement seul, lui qui avait constitué et animé avec tant d'ardeur tant d'équipes, suscité tant d'admiration, généré tant d'activité économique. Je
l'avais quitté pour tenter de retrouver les vraies valeurs qui nous avaient unis autrefois, au lieu de me laisser emporter par le tourbillon de sa fuite en avant, de sa course à l'argent, à la
reconnaissance sociale et au pouvoir. À présent, je pense de plus en plus profondément que le système qui permettra aux êtres humains de vivre dans une autre alternative que celle du
collectivisme ou du libéralisme sauvage n'est pas encore inventé, qu'il reste à inventer, qu'il est urgent de l'inventer et qu'il n'existera pas tant que l'éthique ne sera pas au centre d'une
nouvelle réflexion économique et politique. je suis heureuse d'avoir croisé votre blog sur mon sentier virtuel, comme j'ai été heureuse, l'an passé, de croiser plus concrètement, dans un IUFM
catholique de Clermont-Ferrant, où j'intervenais moi-même en tant qu'auteur, une religieuse en jeans et à casquette de gavroche, qui oeuvrait pour réintroduire cette notion de valeurs morales
auprès de chefs d'entreprise. J'ai oublié son nom et je le regrette. On peut le retrouver sur mon propre blog de ma page myspace.com/claudeclement. je lui avais consacré un article, tant sa
démarche me paraît essentielle.
Voilà. MERCI pour vos propres articles, pour ces citations qui nous ramènent à une réflexion fondamentale sur ce qui compose l'activité et jusqu'à la présence de l'être humain sur notre terre.



anne 07/05/2009 18:50

merci pour ce partage; je ne connaissais pas; j'ai tapé par hasard "vie non conventionnelle" dans le moteur de recherche; je cherchais une forme de message à transmettre à ma fille qui ne vit pas avec moi pour qu'elle comprenne mes choix........je vais lui consacrer un blog et je vais mettre un lien vers votre page.et je vais lire le livre.

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"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

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