31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 01:00

 

TOLÉRANCE







    
Il manque un mot - en français au moins - pour exprimer une qualité managériale importante à laquelle le terme « tolérance » ne renvoie qu’approximativement.


Cette qualité est plus facile à saisir par son contraire, à savoir l’intolérance ou ses synonymes, le sectarisme et l’intransigeance.

L’opposé de l’intolérance, on voit à peu près ce dont il s’agit, mais il faut plusieurs substantifs et même parfois des périphrases pour en exprimer la substantifique moelle : on parlera alors d’ouverture d’esprit, de compréhension de l’autre, de respect, de refus de porter un jugement définitif sur les personnes ; c’est cette attitude-là que, faute de mieux, on peut ressaisir sous le terme générique de tolérance.

Mais on voit aussi les lectures négatives possibles du mot, qui a un relent d’indécision, de manque de courage, voir de faiblesse.

Chacun connaît la rebuffade lancée par Paul Claudel auquel on reprochait d’être peu tolérant :

« La tolérance, il y a des maisons pour cela ! »

La tolérance n’est pas le laisser-faire, le laxisme.

La tolérance n’est pas une faiblesse mais une qualité supérieure : elle accepte l’altérité de l’autre.

C’est dans ce dernier membre de phrase qu’elle trouve son fondement le plus authentique.

Respecter l’autre en tant qu’autre et ne pas le juger à ce que l’on est soi-même, ou de ce que l’on croit savoir.

Cela implique de ne pas juger autrui, car on ne peut connaître le tout de son caractère et de son histoire.

Les relations faites de respect et de vérité permettent de débloquer bien des situations conflictuelles.

Oui, encourageons la tolérance dans nos équipes !  

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 00:00
ÉLOGE DU TRAVAIL


Khalil Gibran (« Le Prophète »)




« Vous travaillez afin de marcher au rythme de la terre et de l'âme de la terre.


Car être oisif est devenir étranger aux saisons, et s'écarter de la procession de la vie, qui marche avec majesté et en une fière soumission vers l'infini.

Quand vous travaillez, vous êtes une flûte dont le cœur transforme en musique le chuchotement des heures. Qui parmi vous voudrait être un roseau muet et silencieux, alors que le monde entier chante à l'unisson ?

On vous a toujours dit que le travail est une malédiction et que le labeur est une malchance.
   
Mais je vous le dis, quand vous travaillez, vous accomplissez une part du rêve le plus ancien de la terre, qui vous fut assignée lorsque ce rêve naquit.

Et en vous gardant proche du travail, vous êtes dans le véritable amour de la vie.

Et aimer la vie par le labeur est devenir intime avec le plus profond secret de la vie.

Mais si dans votre souffrance, vous considérez la naissance comme une affliction, et le poids de la chair comme une malédiction inscrite sur votre front, alors je réponds que rien d'autre que la sueur de votre front peut laver ce qui y est inscrit.

On vous a dit aussi que la vie est obscurité, et dans votre lassitude vous répétez ce que disent les las.

- Et je vous dis que la vie est en effet obscure sauf là où il y a élan,

- Et tout élan est aveugle sauf là où il y a la connaissance,

- Et toute connaissance est vaine sauf là où il y a le travail,
   
- Et tout travail est futile sauf là où il y a l'amour ;

  
Et que veut dire travailler avec amour ?
   
C'est tisser une étoffe avec un fil tiré de votre cœur, comme si votre bien-aimé devait porter cette étoffe.
   
C'est bâtir une maison avec affection, comme si votre bien-aimé devait résider dans cette maison.
   
C'est semer le grain avec tendresse, et récolter la moisson dans la joie, comme si votre bien-aimé devait en manger le fruit.
   
C'est insuffler dans toutes les choses que vous fabriquez l'essence de votre esprit.
   
Et savoir que tous les morts vénérables se tiennent près de vous et regardent.

Le travail est l'amour rendu visible.
   
Et si vous ne pouvez travailler avec amour mais seulement avec dégoût, il vaut mieux quitter votre travail et vous asseoir à la porte du temple et recevoir l'aumône de ceux qui travaillent dans la joie.
   
Car si vous faites le pain avec indifférence, vous faites un pain amer qui n'apaise qu'à moitié la faim de l'homme.
   
Et si vous pressez le raisin de mauvaise grâce, votre rancune distille un poison dans le vin.
   
Et si vous chantez comme les anges, mais n'aimez pas le chant, vous voilez aux oreilles de l'homme les voix du jour et les voix de la nuit. »

Khalil Gibran
Texte cité par Francis MER, ancien Ministre de l'Economie et des Finances, au cours de l'émission "VIP" (Visages inattendus de personnalités)

   
Khalil Gibran est né en 1883, à Bsarri, village du Liban Nord.

 


On ne connaît pas d'autre exemple dans l'histoire de la littérature, d'un livre, le plus lu après la Bible, qui ait acquis une telle notoriété, qui soit devenu une petite bible pour d'innombrables lecteurs, et qui continue cependant à circuler sous le manteau, sous des dizaines de manteaux, faudrait-il dire, mais sous le manteau quand même.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 00:00
MANAGERS DE QUALITÉ







De quels managers l'entreprise a-t-elle besoin ?



DES MANAGERS COMPETENTS


Des compétences techniques (connaissant bien leur métier), de la rigueur, de l'imagination, le sens du possible.

« Dans la vie, il faut trouver dans un univers irrationnel, complexe et imprévisible des solutions pertinentes à des problèmes sans solution connue. » (RENAULT Douai)

DES MANAGERS QUI AIENT DE L'APPETIT POUR LES PROBLEMES HUMAINS

« Nous attendons des hommes et des femmes qui aient de l'appétit pour les problèmes humains », capables d'écouter, d'expliquer, de faire comprendre, capables d'entraîner, d'influencer collaborateurs, clients, fournisseurs. (3M FRANCE)

« Je n'ai pas besoin d'un manager qui n'influencerait personne. » (BONDUELLE)

DES MANAGERS CAPABLES DE SUSCITER LA CONFIANCE, AYANT DES CONVICTIONS ET CAPABLES DE COURAGE

« Qu'est ce qu'un manager ? Un ensemble de connaissances avec du caractère et du courage. » (CNISF)

  • DES MANAGERS QUI ONT DU JUGEMENT


Un manager doit être capable de lucidité, de clairvoyance, de discernement, de jugement. Il doit bien juger la situation, ce qui lui donne une bonne chance de décider d'une action appropriée.

Un manager note d'abord les faits.

Il critique les actions, pas les personnes.

Il sait se situer dans les projets : savoir qui est concerné ; ce qui est demandé,  comporte des liens, des conséquences, avec qui ?

Il réfléchit avant l'action : il fait le tour des questions avant d'agir.

  • DES MANAGERS QUI ONT LE SENS DE L'EQUIPE


Portant quelque chose pour les autres, le manager ne joue pas solitaire. Il ne s'approprie pas la chose. Il ne perd jamais de vue les autres, et il a donc le sens de la passe qui gagne.

  • DES MANAGERS QUI SAVENT FAIRE PREUVE DE COURAGE


Le courage, c'est être capable d'agir, même quand c'est difficile, physiquement et moralement.

Savoir résister au stress, absorber le stress, ne pas le rejeter sur les autres.

L'union de la lucidité et de la volonté s'appelle le courage. Etre lucide ne suffit pas. L'entreprise demande des gens courageux, des gens tenaces devant la difficulté, des gens habitués à gérer la peur.

Le manager entraîne sa volonté, prend l'habitude de faire face.

  • DES MANAGERS PREVISIBLES


Le manager se réfère à un système de valeurs stable. Ce qui suppose d'avoir pris le temps d'y réfléchir, de se constituer un système de valeurs par la confrontation à des témoins et une bonne culture générale.

Chacun choisit librement son système de valeurs.

Ici, nos lecteurs habituels connaissent le « système » que nous proposons et qui permet de découvrir Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 02:00
LES FAITS PAS LES OPINIONS






Lorsque nous sommes confrontés à un différend, privilégions toujours les faits.


Contrairement à l’affirmation de Nietzsche qui prétend que seules existent des interprétations, les faits existent bien, et ils peuvent être rapportés avec exactitude.

Ce qui donne tout son sens à cette recommandation bien connue :


"Les faits sont sacrés, le commentaire est libre."

À condition d’y voir une invitation à l’humilité, face à une réalité toujours équivoque et énigmatique.

À condition surtout de rappeler que les faits valent seulement par la signification qui leur est donnée, et qu’ils ne peuvent jamais être séparés de leurs interprétations aussi aisément qu’on le voudrait.

L’exigence, par conséquent, est double : non seulement les faits doivent dans un premier temps être rapportés avec autant d’exactitude que possible, mais ils doivent ensuite être analysés et interprétés avec une absolue sincérité.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 02:00

SAVOIR DIRE NON







On dit beaucoup, de nos jours, qu'on ne saurait plus dire non.


En famille ou en société.


En entreprise ou dans la vie privée.


C'est vrai qu'on lit beaucoup. Sur les techniques d'affirmation de soi : comment marquer sa différence, comment être sûr de soi ? Sur les techniques de management : comment opposer un refus à un subordonné ?


Sur cette apparente difficulté contemporaine à dire non, un travailleur social au Québec, spécialisé en santé mentale, Michel Delagrave, a affirmé que la crise d'adolescence est avant tout une crise des parents.

 

Explication : "Dans de nombreuses familles, il y a une coïncidence chronologique entre l'adolescence des enfants et la crise de la quarantaine des parents. Cela fait bien du monde dans la même maison qui se pose des questions !

Et c'est désarmant pour l'adolescent de se retrouver face à des adultes qui ne savent pas trop où ils en sont."


Tout - l'angoisse, surtout, des parents, des enfants - serait donc contenu dans l'absence de limites.

Dans le flou des repères, l'absence de règles de conduite qui font que personne ne saurait plus très bien où se situer.

Ni appréhender la distinction du bien et du mal, du permis et de l'interdit, du
"ce qui se fait" ou "ne se fait pas".


L'amour, l'affectif, y est d'ailleurs souvent pour beaucoup : perturbateur et brouilleur de messages, éternel effaceur de limites.


Les adultes d'aujourd'hui ne seraient finalement que de grands enfants, soumis à leur affectivité, dépendants, incapables d'autorité. Ou si peu.


Vivrions-nous cependant une ère où l'affectif et le besoin de se sentir aimé seraient plus prégnants qu'il y a quarante ans ?


Il est intéressant de noter que cette dilution des limites, ainsi solubles dans l'affectivité, va de pair avec la déterritorialisation du monde, petit village désormais globalisé.


Cela fait penser à cette "modernité liquide" chère au sociologue Zygmunt Bauman - ce concept qui traduit le passage aujourd'hui d'un monde stable, solide et prévisible en ses institutions (la famille, le travail, la nation, etc.), à un monde de liens fugaces, où les individus sont autant connectés que déconnectés.


Dans ce monde infiniment plus fluide que jadis, un non ferme, un refus, une opposition font figure d'étrangeté.


Rien n'est précisément clair.


Tout et tous se cherchent.


Individualistes et narcissiques : voilà l'origine du mal-être actuel.


"La crise de la planétarisation, c'est la crise de l'humanité qui n'arrive pas à se constituer en humanité, écrivait Edgar Morin (Pour entrer dans le XXIe siècle, Seuil, 1984), et du coup, la crise du monde encore incapable de devenir monde, la crise de l'homme encore impuissant à s'accomplir homme..."


Dans ce contexte, pour un manager, (ré)apprendre à dire non, c'est tenter de (re)prendre appui sur un continent ferme.


Car dire non est structurant, lorsque c'est dit sereinement, sans haine et sans crainte.

 

Un refus est en creux la marque d'une ouverture à d'autres possibles, dans la clarté.


Il y a, pour ainsi dire, des non positifs.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 02:00
AFFIRMATION DE SOI









On s'intéresse beaucoup à soi, dans les sociétés modernes.

Ou l'on nous conditionne beaucoup pour ne pas oublier de penser à soi, à notre épanouissement personnel, à notre affirmation. Quel souci de soi !


L'affaire ne date pas d'hier. En germe déjà depuis des décennies, l'idéologie individualiste s'est épanouie pleinement aux XVIIe et XVIIIe siècles, lorsqu'a soufflé fort le vent des Lumières et qu'ont éclos les droits de l'individu, dont celui de la propriété.

 "Ma terre", ancêtre en quelque sorte de "Mes documents".

C'est à un Anglais, John Locke, penseur de la philosophie politique, qu'on doit un peu tout cela.

Plus qu'un comportement venu de nulle part ou le fruit d'une volonté propre à l'homme moderne, l'individualisme contemporain a trouvé son ancrage dans les évolutions économiques, juridiques et sociales qui ont autorisé son développement.

Avec toute la volonté du monde pour s'affirmer, l'homme moderne ne serait rien sans les libertés acquises socialement : d'aller et venir à sa guise, de se marier librement, de choisir son métier. Comme quoi, finalement, on peut difficilement être soi sans l'accord des autres.

En prônant "une culture de l'authenticité" poussant chacun à trouver un sens dans son existence par l'affirmation de soi et de son autonomie, le philosophe canadien Charles Taylor jette toutefois quelques signaux d'alerte.

Notamment sur les dérives narcissiques ou égocentriques d'un individualisme qui prospérerait indépendamment de nos liens aux autres.

"L'existence humaine n'a effectivement pas de sens hors du lien qui unit le sujet à autrui, rappelle Charles Taylor.

Nous devenons des agents humains à part entière, capables de nous comprendre, et donc de définir une identité, par l'intermédiaire d'une relation à autrui."

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 02:00
ATTENTION A LA FRAGILITÉ









L’éducation dispensée dans les établissements d’enseignement supérieurs essaie de favoriser chez les étudiants des dispositions utiles aux futurs managers, plus proches de la force que de la fragilité : autorité, commandement, maîtrise de soi, organisation, compétence, performance...

Et cela est bon.


On concède parfois quelque temps à l’exigence éthique, aux qualités relationnelles et au respect des autres, valeurs indispensables à la santé des entreprises par le biais d’un bon management ; mais ces nécessités-là sont secondes dans la formation.

Un manager est d’abord quelqu’un qui sait s’imposer, un gagnant. Cela est aussi vrai.

De tels discours prennent cependant peu en compte la fragilité humaine.

Quelle découverte pour les manages lorsqu’ils vont commencer à exercer leur fonction !

La fragilité, pensent-ils, il faut la vaincre.

Et si l’on n’est pas capable de la vaincre, il faut l’occulter. Montrer ses failles, c’est se révéler vulnérable ; et celui qui est vulnérable n’est pas loin d’être vaincu.

Or, même dissimulée, la fragilité ne cesse d’exister.

Elle fait partie de la condition humaine.

Il faut donc apprendre à la prendre en compte.

Reconnaître et avouer ses limites, c’est se disposer à accepter celles des autres, et être ainsi plus humain.

Reconnaître ses erreurs - qui n’en fait pas ?- est le commencement de l’honnêteté et de la relation vraie.

Et cela vaut pour tout le monde : le manager comme l’employé de base.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 02:00
ROND POINT DES ÂNES








J’ai une certaine sympathie pour les ânes.


Aujourd’hui, l’âne est méprisé : on dit « bête comme un âne ».

Or, dans l’antiquité, l’âne était respecté : il transportait les rois (le cheval transportait les guerriers).

L’âne a beaucoup de qualités : il est sobre, marche lentement mais d’un pas très sûr ; il va par les chemins escarpés, donc loin des autoroutes où la vitesse nous empêche de voir monture et cavalier.

Ce qui manque aujourd’hui ce sont des ânes sur les petits sentiers, pour se rencontrer et bavarder.

Aujourd’hui on court trop, on se croise à peine, on ne se frotte même pas alors que la vie est faite pour se regarder, non pas égoïstement, mais pour apprendre de l’autre tout ce qu’il peut nous donner de bon.

Car chacun est une richesse, souvent d’ailleurs méconnue : on se croit toujours pire que l’on est.

Quand on se rencontre, il faut savoir qu’on a beaucoup de choses heureuses, bonnes, excitantes à partager et qui vous donnent encore plus le goût de vivre.

Ne l’oublions pas en rencontrant nos équipes.

Elles méritent toujours mieux que ce que nous pensons.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 02:00
ETTY HILLESUM : LA VIE EST BELLE








Juive décédée à Auschwitz le 30 novembre 1943 après avoir connu la vie des camps, Etty Hillesum confiait à son journal intime ses réflexions sur les humiliations que les nazis faisaient subir aux personnes qu’ils avaient internées :


« On a bien le droit d’être triste et abattu de temps en temps par ce qu’on nous fait subir ; c’est humain et compréhensible.

Et pourtant, la vraie spoliation c’est nous-mêmes qui nous l’infligeons. Je trouve que la vie est belle, et je me sens libre. »

Il est superbe que l’on puisse parler de vie belle alors qu’on est interné dans un camp de la mort.

Une foi qui donne cette liberté-là est une grande chose.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 02:00


TOUJOURS RESPECTER






Dans l’appréciation à porter sur des collaborateurs, il s’agit de procéder avec tact et diplomatie. Si on doit dire les choses clairement et avec fermeté, trois éléments paraissent décisifs : tout n’est pas bon à dire, choisir le bon moment pour le dire et trouver les bons mots pour le dire.

L’appréciation doit s’appuyer solidement sur des faits, être confirmée par l’expérience et il convient de veiller à la façon dont on la communiquera aux intéressés. Elle ne peut être faite dans n’importe quelles conditions. Il faut donc trouver le bon moment pour le dire, le moment propice où l’appréciation a le plus de chance d’être comprise par celui auquel elle est adressée.

Trouver les bons mots, surtout lorsqu’il s’agit d’une appréciation négative de l’activité, est la condition indispensable pour que la personne concernée ne se bloque pas, mais puisse comprendre et admettre le bien-fondé de la critique qui lui est adressée.

Lorsqu’il y a remontrance à faire, il faut la faire parce qu’on sait très bien que le problème va s’envenimer si on ne le dit pas.

Donc, ne pas avoir peur de dire les choses, les plus et les moins.

Mais il faut faire attention à ne pas blesser.

Il faut trouver la façon de le dire pour que la personne s’améliore.

Il faut toujours présenter un point négatif comme un point à améliorer.

L’importance en l’affaire est de dire les choses de telle façon que la personne ait envie de s’améliorer.

En fin de compte, l’essentiel est dans un état d’esprit constructif qui est au cœur de toute pédagogie.

Bref, toujours respecter la Personne.

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Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

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