HEIDEGGER : ÊTRE ET ÉTANT
Voici l’homme des temps modernes : homme de la subjectivité, autrement dit l’être se représentant lui-même comme l’étant qui s’impose à tout ce qui est sa norme et sa mesure, vise à tout
dominer par la puissance de ses calculs.
Etre devenu ‘’sujet’’, centre de référence exclusif, fait de tout ce qui est, de l’étant et de l’univers, un ‘’objet’’ estimé d’avance comme un stock totalement disponible, à sa merci.
A l’ère des étalons de mesure du nihilisme, tout peut alors être perçu, décidé, taxé en termes de ‘’coût’’.
L’homme lui-même est rabaissé au rang de coût.
La dimension du sens de l’être est complètement oblitérée.
« Et cet être est comme un rien. » (Martin Heidegger)
Nota : Le mot ‘’étant’’ désigne l’ensemble de ce qui est. L’‘’être’’, lui, invisible, n’est rien d’étant : vu à partir de l’étant, il apparaît même comme un rien.
L’être a besoin de l’étant pour se manifester mais l’« l’être est sans cesse menacé par l’étant ».
PS : Martin Heidegger, le plus grand des philosophes du XXe siècle. Hélas !
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry