20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 01:00
DIFFICILE EST LE CHEMIN







Comment écouter si nous sommes pleins de nous-mêmes, de nos prétentions et de notre suffisance pour pouvoir entendre, accueillir. Il ne faudrait pas que nous soyons perpétuellement préoccupés de nous défendre.

Qu’avons nous à défendre ? Notre influence ? Notre réputation ?

Tout cela est bien dérisoire.

Plutôt que de nous protéger, nous devrions défendre ce que nous jugeons essentiel à la vie, à la croissance, à la dignité et à l’avenir de l’homme.

Renoncer à soi-même, ce n’est pas renoncer au bonheur ou à la vie, mais renoncer à se faire le centre du monde et à vouloir bâtir son bonheur en ramenant tout à soi. Le bonheur se trouve quand on le donne. La vie se trouve quand on la donne.

Refuser de vouloir faire de soi-même le centre du monde, de tout ramener à soi.

Sans cesse se purifier du désir de dominer l’autre.

Développer l’émergence de l’autre, la reconnaissance de l’autre, l’ajustement à l’autre.

Arriver à concevoir que l’autre a le droit d’exister, qu’il porte une vérité et qu’il est pour cela respectable.

Sans cesse se rappeler : je ne possède pas la vérité, j’ai besoin de la vérité des autres.

Renoncer logiquement à se prétendre meilleur ou supérieur. C’est aussi tendre vers une forme d’authenticité personnelle sans laquelle nous ne saurions prétendre à la vérité.

Le respect de l’autre est le fondement de toute vie en société.

Aller vers l’autre, je ne peux m’en passer, il faut de la gratuité.

Ouvrir le chemin étroit de la confiance.

Nous ne valons que par la qualité de notre être.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 01:00

                       RÉFLEXIONS SUR LE TRAVAIL






LES PARADOXES DU TRAVAIL

La valeur « travail » semble se perdre.

 

La priorité pour de nombreux contemporains est devenue le « temps libre ».

 

Cette situation nouvelle est préoccupante pour l’avenir de notre Société.

 

Peut-on construire un avenir sans travailler ?

 

La mise en œuvre des 35 heures semble être une véritable catastrophe sur le plan économique et sur le plan sociétal.

Quel sens sonner au travail ?

 

Le travail est une réalité pleine d’interrogations et de paradoxes.

 

Pourquoi travailler ?

 

D’ou vient le travail ?

 

Etait-il prévu et programmé dès l’origine ? et, si oui, pourquoi est-il marqué par la difficulté ?

 

Que serait une vie sans travail et qu’est notre vie avec tout ce travail ?

 

Autant de questions qui interpellent la sensibilité, l’intelligence, l’individu et la Société et qui attendent une réponse de la raison et du cœur.

 

Les paradoxes s’entrechoquent à propos du travail.

 

Cette réalité la plus commune est aussi la moins bien partagée.

 

Cette activité la plus courante engendre les plus grandes disparités.

En observant les gens qui m’entourent,- des intellectuels et des manuels, des communicatifs et des silencieux, des impulsifs et des calmes, - l’homme est toujours intéressé par le travail mais il aspire souvent à en sortir. Il peut aussi bien s’y perdre que s’y épanouir.

 

Dans les équipes, il divise autant qu’il rassemble. Il libère et il contraint.

 

Rend fier et malheureux.

 

Fatigue et épanouit.

 

Provoque l’envie et suscite l’ennui.

 

Quand il est absent, on le revendique ; et quand il est présent, on le rejette.

 

Stimulant et fatiguant, agréable et fastidieux, il abat et il exalte.

Pour rien au monde on ne voudrait en manquer ; au moindre prétexte, on se plaint d’en avoir trop.

 

Autant de paradoxes, qui nous interpellent, font du travail une des réalités de la vie qu’on ne se lasse jamais de vivre et d’observer.

UNE JUSTE PLACE POUR LE TRAVAIL

Le travail de l’homme est marqué par la peine et la difficulté. Il est une exigence quotidienne. Il entraîne parfois fatigue et lassitude, et peut-être aussi rivalités et affrontements.

 

Attrayant et contraignant à la fois, gratuit et intéressé en même temps, appelant une participation nécessaire et un salaire obligé, dans une incessante dialectique du travail demandé et de rémunération versée.

 

L'entreprise pour laquelle nous travaillons doit générer du bénéfice, sinon elle disparaît.

 

C'est son objectif principal.

 

Cela doit être notre objectif prioritaire.

 

Ne pas travailler reste un drame et une faute.

 

Le juste équilibre ne sera jamais facile à trouver et à vivre.

 

Le travail nous coûte et nous contraint ; mais il nous libère et nous épanouit. Il nous rend libre.

 

Il y a donc pour l’homme à la fois le travail « contrainte » et le travail « libération ».

 

Le travail, qui est un bien, doit rester un moyen.

 

Il ne saurait jamais être une fin ; le but du travail est de gagner sa vie et non pas d’accumuler des avoirs.

 

Le travail doit trouver sa place.

 

Toute sa place.

LA DIGNITE DU TRAVAIL

Le travail constitue une dimension fondamentale de l’existence humaine.

 

Le premier fondement de la valeur du travail et son but doivent être l’homme lui-même : le travail est avant tout pour l’homme, et non l’homme pour le travail.

Quelles sont les réalités qui confèrent au travail humain sa dignité ?

· La dimension personnelle. C’est par le travail que l’homme se construit, se forme et devient « plus homme ».

· La dimension familiale : le travail est le fondement sur lequel s’édifie la vie familiale.

· La dimension sociale : la société humaine est le fruit du travail de toutes les générations. Nous devons en être reconnaissant.

 

Pour être digne, le travail doit avoir une raison d’utilité et de service, il doit permettre à ses acteurs de vivre avec décence et dignité, il ne doit pas porter atteinte à la santé et à l’intégrité de la personne, il doit comporter les dimensions d’autonomie, de créativité, d’initiative, il doit permettre, enfin, un compagnonnage qui unit plutôt qu’il ne sépare.

 

Le travail est un chemin de croissance lorsqu’il relie à soi-même et aux autres.

 

Il est moins dans ce qu’il nous permet de gagner mais dans ce qu’il nous permet de devenir en humanité.

TOUJOURS GARDER LE RESPECT DE L’HOMME

La reconnaissance sur le lieu de son travail est souvent une question posée.

 

On juge chacun au travail qu’il fait.

 

La grande difficulté de l’homme est de prendre du recul par rapport au regard des autres.

 

Il a toujours tendance à estimer ses actions en fonction du fait qu’il a été reconnu ou non.

 

Qui peut nous aider à prendre du recul et avoir un regard objectif sur son action ?

 

Se situer en liberté ?

 

Le travail est un sujet de fierté, de reconnaissance par les autres, mais il est aussi la prise de conscience de ses limites.

 

Il faut les accepter et sans cesse se former.

 

Sous la pression des uns et des autres, du temps, il ne faut pas perdre le respect de l’homme au profit de la tâche à accomplir.

 

La tentation la plus grande est le manque de patience, vouloir faire tout en vitesse, et si cela ne réussit pas, le faire brusquement et brutalement.

 

Voir cela chez d’autres attriste, le déceler en soi-même blesse profondément.

 

Le travail s’avère aussi une école d’humilité : le monde peut tourner sans soi.

 

S’en rendre compte aide à donner, dans sa vie, toute sa place au travail, mais rien que sa place.

Apprendre également l’humilité du service ; service du client sans qui l’entreprise n’existe pas, service de ses collaborateurs, sans qui la tâche est impossible ; mais service qui fait grandir et qui apporte le vrai bonheur.

Développer le goût du travail bien fait dans l’intérêt du bien commun, qui apaise et réconforte.

LE TEMPS LIBRE

Nos contemporains ont souhaité voir développer leur temps libre.

 

Quel bilan en tirer ?

 

Tout naturellement se pose une question : qu’est ce que l’homme en dehors ou après son travail ?

Depuis des millénaires, on envisage l’homme principalement sous l’angle du travail.

 

Que sert à l’homme de gagner sa vie par le temps imparti au travail, s’il vient à la perdre par un temps de loisirs qui serait aliénant !

 

Le temps passé devant la télévision laisse songeur (quatre heures en moyenne par jour).

 

Ce spectacle permanent d’images forment maintenant la pensée.

 

Les termes de « grille » et de « chaînes » en disent long sur la relation entre le téléspectateur et son petit écran.

Le temps libre, temps de liberté, devrait favoriser la créativité et la rencontre des autres et de soi-même.

 

Oui, temps privilégié pour se trouver soi-même, en prenant de la distance par rapport au temps, pour se reposer la question du sens de son existence et d’être disponible aux autres.

Trouver le temps nécessaire pour une vie productive mais aussi paisible et équilibrée.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 01:00

            RÉFLEXIONS SUR LA MORT

 

. Face à la mort, la raison n’apporte aucune explication satisfaisante. Le monde peut perfectionner ses techniques thérapeutiques en différents domaines, il demeure finalement impuissant à délivrer l’homme de la mort.

L’homme paraît seul devant l’absurdité de la mort, qui reste déconcertante, révoltante, incompréhensible. Devant le mystère de la mort, l’homme est impuissant.

· Qui que nous soyons, nous subissons la mort. Quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas l’éviter. Elle marque le terme inéluctable de toutes nos existences.

· L’homme, par définition, est un mortel en sursis. Quelle qu‘en soit la cause , nous sommes tous destinés à mourir et nous n’avons, en face de cet impératif, aussi catégorique qu’universel, d’autre liberté que de nous y soumettre et de le subir.

· La mort est le signe ultime de notre condition.

· La mort est au terme et au carrefour de toutes nos routes.

· Si familière et proche qu’elle soit, la mort demeure une inconnue. Comment comprendre, expliquer, légitimer une telle chute ? Nous sommes tous habités par le même « pourquoi ? ».

· La mort est la plus grande énigme de la condition humaine.

· Avec la mort d’une mère, c’est une lourde page de l’histoire d’une vie qui se tourne. Une absence qui provoque un vide immense. Surtout si elle a été merveilleuse d’attention, de délicatesse, de discrétion et de courage.

 · L’angoisse face à la mort apparaît lorsque l’homme découvre le non-sens du monde, son néant, son rien.

· La mort est une absurdité, un non-sens. Cela revient à dire que, au premier abord, la question « pourquoi mourir ? » n’a pas de réponse ; il n’y a pas de sens à la mort, il n’y a pas de « pourquoi ? ».

· La mort en tant que telle n’est pas acceptable. Scandale de la mort. Inacceptable réalité de la mort qui toujours, pour nos contemporains, semble surgir de nulle part, pour ravir, dérober, enlever. Oui, scandale de la mort. Lorsqu’il surgit dans notre entourage, c’est le problème le plus angoissant pour la conscience humaine, toujours remis en chantier dans l’histoire de la philosophie.

· La perte des Parents est douloureuse et laisse des traces profondes au cœur. · Nous avons, bien souvent le sentiment de solitude devant la douleur et ceci fait partie de notre condition.

· La première réaction humaine face à la mort est de ne pas l’accepter. Surtout lorsqu’il s’agit d’un enfant, d’un jeune.

· Y a-t-il une plus grande douleur que la perte de l’un de ses enfants ?

· Le problème de la mort est sans nulle doute celui qui questionne au plus profond le cœur de l’homme. Alors, on s’interroge : ce contresens a-t-il un sens ? Le problème de la mort a au moins le mérite de poser au plus profond les vraies questions sur l’homme et le monde. Sur le sens de la vie, l’au-delà de notre route.

. Avec Job et le psalmiste, on n’a pas fini de s’interroger à l’envi : Pourquoi et quand ?

· La mort demeure une souffrance.

· Face à la mort, tout homme reste plongé dans une solitude absolue. · Elle représente pourtant le lot de tous. Rien au monde ne nous est si commun et si particulier à la fois.

· Nous ne serons jamais trop humbles, trop discrets, trop compatissants, trop silencieux devant la mort.

· La mort est l’épreuve la plus redoutable posée à la modernité. L’homme, libéré de toute transcendance se découvre seul devant la mort. Cette épreuve de l’absurde et de la solitude, épreuve du néant, est l’«inespoir de la modernité ».

· Face à la mort, l’épreuve résulte de l ‘absence de toute transcendance. · Grâce à la transcendance, il n’y a qu’une chose à savoir, la mort n’aura pas le dernier mot. Elle n’est pas un mur au fond d’une impasse.

· Si forte que soit la souffrance, si vraies que soient cette séparation, cette disparition, cette fin.., la mort n’est pas le néant.

 

. Contrairement à ce que dit ce poème demandé par beaucoup, non, la mort n'est pas rien !

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 01:00

                      LA CONFIANCE MALGRE TOUT


 





Notre monde, tenaillé par la peur du lendemain, l’obsession du manque à gagner, la quête fébrile de tout ce qui peut se saisir jusqu’au consumérisme érigé en système, courant sans cesse après des assurances en tous domaines, est, finalement, par trop désemparé. Ne souffre t-il pas d’un manque de confiance ? Il est bien clair que, sans un minimum de confiance mutuelle, notre vie, en quelque domaine que ce soit, serait comme vouée à l’échec. Est-il rien de plus triste que de perdre la confiance de quelqu’un qui vous estimait, ou de perdre confiance en l’un de vos proches ? On ne peut être sûr de soi même ni d’aucun homme, car nous sommes tous fragiles, versatiles.. Dans un monde souvent marqué par l’absurdité, on se demande parfois comment la confiance peut encore surgir avec une telle discrétion obstinée.

LA CONFIANCE QU’IL FAUT AVOIR A L’EGARD DE SOI MEME

La confiance à faire aux autres a pour préalable la confiance à vivre en soi-même. Il ne saurait bien sûr s’agir ici de présomption dangereuse ou d’assurance orgueilleuse dont on peut mesure chaque jour les ravages. « Il rabaisse les superbes et relève les humbles. » L’humilité est dans la vérité.

 Une des plus grandes tentations de l’homme, c’est la défiance de soi. Il est frappant de voir combien, souvent à côté de fausses assurances, l’homme manque de confiance en lui-même. Or il est nécessaire pour notre paix intérieure et pour parvenir, à notre tour, à faire confiance à ceux et celles qui nous entourent, de vivre déjà cette confiance au dedans de soi. La confiance constitue un des noyaux de base de l’estime de soi.

L’estime de soi, c’est cette petite flamme qui fait briller le regard lorsqu’on est fier de soi, mais peut vite s’éteindre au moindre sarcasme et critique de l’autre. L’estime de soi est liée à la capacité de reconnaître sa valeur personnelle et de s’aimer comme on est. La confiance n’est ni naïveté ni prétention mais certitude.

LA CONFIANCE QU’ON DOIT ACCORDER AUX AUTRES

La confiance ne nous est donnée que pour être transmise et échangée. La confiance est un sentiment de sécurité éprouvé par celui qui se fie à quelqu’un. Elle n’est pas innée, elle se construit jour après jour. La méfiance suscite la distance. La confiance provoque le rapprochement. Il est certes engageant, parfois risqué, de faire confiance. Il est vrai qu’elle peut être parfois quelque peu déçue. Mais c’est aussi en la donnant qu’on la gagne. C’est en la renouvelant qu’on la consolide et qu’on l’édifie. Soyons vrais : le manque de confiance en l’autre suppose une double erreur de regard, et sur l’autre et sur soi-même. Sur l’autre, qui est ainsi mésestimé ; et sur soi-même qui est alors surestimé. C’est en ce sens que Pascal a pu si bien dire que « le moi est haïssable. Il est injuste en soi en ce qu’il se fait le centre de tout. Il est incommode aux autres, en ce qu’il veut les asservir. » Inversement la confiance en l’autre fait grandir dans l’humanité.

Alors la vie devient possible. L’atmosphère respirable. Les rapports humains deviennent apaisants. Nulle réussite professionnelle ne tient sans confiance échangée entre hiérarchie et collaborateurs.

LES LIMITES DE LA CONFIANCE

Il est clair que la confiance a des ennemis et non moins évident qu’elle a aussi ses limites. La naïveté imprudente, par exemple, ou l’assurance présomptueuse. La confiance se donne ; mais elle se mérite aussi. Il y aussi le pharisaïsme de l’autosatisfaction qui a la fragilité de tout ce qui s’appuie sur la seule confiance en ses propres actions. L’autoritarisme étroit qui enferme. On serait alors sans vraie confiance, coupé des autres et rivé sur soi. On n’est plus loin de l’intolérance qui rejette au dehors et de la prison qui boucle au dedans. On verse dans cela quand on veut tout encadrer dans des « devoirs » et des « droits ». La vie sociale est établie sur des compromis.

VIVRE LA CONFIANCE

Il ne saurait, cependant se décourager. Nous avons la force de l’espérance. A vrai dire, il n’y a de confiance possible que dans l’espérance, puisqu’elle est toujours, par définition, un pari sur l’avenir. La confiance n’a pas à obscurcir la clarté du discernement ni à s’affaiblir en crédulité. La confiance se nourrit de patience. Partout où elle s’infiltre, la confiance harmonise les relations. L’un des termes grecs pour exprimer la confiance implique non seulement l’idée d’assurance, mais aussi celle de courage (tharos).

Face à l’épuisement, la tristesse, le vide, la mort même, la confiance ressemble ainsi à des yeux qui s’ouvrent grandement à un regard d’espérance et de vie. La langue allemande connaît cette curiosité d’employer un seul mot pour exprimer deux verbes « faire confiance » et « oser ». C’est que la confiance implique un bon bout de courage ! ! La confiance ne se calcule pas, ne compte pas, elle se lance et se risque. Ne s’agit-il pas d’un pari sur l’autre et sur l’avenir ? Mais, comme il est bon et beau de faire confiance à l’autre.

 Quelle vraie confiance nous pouvons semer et partager en ce monde qui en est tant assoiffé ! !

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 01:00
BIENS MATERIELS





   

« Si tu veux être parfait, donne tes biens aux pauvres ; alors tu auras un trésor ; puis viens et suis moi »

N’ayant pas le courage de tout laisser en plan, je ne serai donc jamais parfait.

Car on ne m’enlèvera pas de la tête qu’on ne réussit sa vie qu’en renonçant au monde.
   

Que la vérité est dans la pauvreté.
   

Que l’attachement aux biens terrestres est une faute. Je la commets matin, midi et soir, avec le sentiment de n’être pas à la hauteur. Cette conviction qu’on n’accède au bonheur qu’en descendant les marches des apparences.

A côté de tous ceux qui ont vécu la pauvreté par choix et que je rencontre, je me sens tout petit.

Tous se sont grandis en se rapetissant.

Leur modestie m’écrase.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 01:00
L'AUTORITÉ









Le constat semble impitoyable : l’autorité s’effondre partout, et notamment dans notre monde développé. Crise profonde qui éclate au grand jour dans les institutions politiques, l’école, la justice.. Elle vient même se nicher jusque dans la famille, dont le modèle hérité a connu ces dernières décennies de nombreux chambardements. A vrai dire, partout où les hommes vivent ensemble, la rupture est là, manifeste.

1. Mais qu’est-ce que l’autorité ?

L’autorité n’est pas à confondre avec le pouvoir ou avec la contrainte, elle n’est pas « tout ce qui fait obéir les gens ».

L’autorité n’ordonne pas, elle conseille, elle guide, elle oriente. Il ne faut pas la confondre avec l’ordre : l’ordre peut régner sans autorité, la coercition lui suffit. L’éloge de la toute puissance de la volonté et de la liberté de l’individu, le règne moderne de la subjectivité s’accommodent mal des figures d’autorité. L’autorité est le pouvoir d’obtenir, sans recours à la contrainte, un certain comportement de la part de ceux qui lui sont soumis.

L’autorité c’est la capacité d’obtenir l’obéissance sans recourir à la force. L’exercice de l’autorité suppose un consentement de celui sur qui elle s’exerce, donc, de sa part, une reconnaissance de la personne dont émane l’autorité. L’autorité implique donc une relation librement consentie. Elle rejette la contrainte, la pression, l’intimidation ou la menace. Tout se passe comme s’il y avait, dans l’autorité, un caractère naturel, une forme d’évidence.

L’autorité, du latin auctoritas, se rattache par sa racine au même groupe qu’augere (augmenter). L’autorité est donc le moyen de « tirer vers le haut », de « tirer le meilleur de chacun ». Cela suppose la confiance. Une confiance qui ne peut naître que d’une certaine crédibilité.

En conclusion, celui qui exerce l’autorité doit non seulement avoir la compétence technique, mais détenir l’épaisseur morale, l’intériorité nécessaires à cet exercice.

L’autorité ne se confond pas avec le pouvoir. Une autorité qui n’est pas reconnue n’est pas une autorité. L’autorité n’est pas réductible à une technique, elle se construit chaque jour. L’autorité est indispensable à la vie en société et doit jouer son rôle de lien, notamment entre les générations.

2. Mais comment a évolué l’autorité ?

La crise de l’autorité est venue de 2 renversements :

L’homme de la tradition recevait le sens. Avec le siècle des Lumières, naît un individu libre de penser seul - ce qui est un bien - mais aussi libre de contester la coutume, les anciens, les croyances collectives. Ce qui faisait le lien social s’étiole, en même temps qu’est brisée l’idée d’une continuité. C’est à l’avenir, et non plus au passé, à la tradition qu’il faut se référer. Ce premier renversement n’a pas été sans trouble. Ce premier renversement est accentué avec la crise mai 1968. La société française s’engage dans la « seconde révolution française » : individualisme, égalité des sexes, remise en question des institutions : Etat, famille.., contestation des instances qui donnaient le sens, libéralisation des moeurs... La conscience moderne aspire, plus que jamais, à la liberté de penser, à l’autonomie de l’agir ; elle a le goût de la concertation et de la co-rresponsabilité. La croyance dans le progrès s’est installée, et a fait son œuvre pendant quelques temps. La crise de l’autorité est venue avec l’élévation du niveau de connaissance de la population. Les gens sont désireux de mieux connaître les règles qui vont s’imposer à eux. Cette plus grande maturité est un phénomène positif. Il y a parallèlement, et c’est plus inquiétant, l’érosion de la solidarité nationale, une crispation des différents groupes sociaux sur leurs petits avantages acquis.

On ne peut qu’être préoccupé par cet égoïsme, ce scepticisme, cette pensée désabusée, refusant les réformes et ne retrouvant aujourd’hui un semblant d’unité que pour descendre dans la rue.

Deuxième renversement avec la crise récente et à la panne du désir d’avenir. Les gens désormais ne croient plus aux bienfaits de la modernité. Avec la mondialisation, la crise profonde des systèmes d’éducation, le sida, la pollution, le sang contaminé, la vache folle, les catastrophes climatiques.... se dissipe l’illusion que les progrès scientifiques parviendraient pour l’essentiel à améliorer la condition humaine. Le scientisme du 19ème siècle s’effondre. La crise des idéologies (chute du mur de Berlin), la crise des raisons de vivre créent l’homme de la relativité et de l’incertitude.

Alors, sur quoi fonder l’autorité, quand ont disparu à la fois la nécessité de la continuité et la confiance dans l’avenir ?

La crise centrale de l’autorité aujourd’hui n’est pas tant l’absence de l’autorité elle-même que la multiplication des autorités rivales. La confusion guette et l’autorité revient sous une forme dévoyée : l’autoritarisme.

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 01:00
    de_laidet_9-1.jpgDEVENIR UN BON CHEF


 


   

Avoir un « bon chef », est une condition pour être heureux au travail. Mais, au fait, qu’est-ce qu’un bon chef ?

A un chef incombe la responsabilité d’organiser, de commander, de diriger un certain nombre d’hommes et de femmes dans un certain nombre de circonstances et pour un certain nombre d’actes donnés. Il n’est pas un « maître » au sens où il n’est pas propriétaire de quoi que ce soit, mais plutôt le dépositaire d’une autorité à mettre au service du projet qu’il entreprend, qu’il veut créer et faire avancer.

Au quotidien, dans ce cadre, quel est donc le rôle du chef ?

Il me semble que l’on attend de lui trois choses :

. Qu’il définisse une stratégie.

Cette stratégie s’appuie sur une certaine grille de lecture sociale, économique... Cette vision nécessite un certain nombre de valeurs personnelles, de convictions de références.

Un bon chef est celui que l’on suit.

 .Qu’il mette en place une organisation.

Cette mise en place nécessite du courage pour prendre un certain nombre de décisions.

· Qu’il s’assure que les hommes et les femmes de son équipe s’épanouissent dans leur travail.

Cette tentative de conciliation de l’épanouissement personnel et des objectifs de l’entreprise nécessite de l’écoute et du dialogue pour expliquer à chacun ce que l’on attend de lui. Les valeurs personnelles aident à établir cette grille de lecture qui préside à l’établissement d’une stratégie, et à faire la différence entre les choses qui ne sont pas forcément nécessaires et celles qui font avancer la société et le bien commun.

Quatre vertus sont à mettre en pratique :

· Le respect.

Toujours considérer l’homme comme une fin et non comme un moyen. Ne jamais oublier l’illusion de la connaissance de l’autre ; l’autre ne peut être réduit à ce que l’on croit savoir de lui. Sans le soucis éthique et le respect des autres, l’ambiance devient catastrophique.

· L’écoute.

Elle témoigne du respect de l’autre. Réussir dans une entreprise, c’est savoir écouter l’autre dans ce qu’il est. L’homme vaut par ce qu’il est et non par ce qu’il a.

· La confiance.

Savoir créer entre les membres de l’équipe une vraie relation de confiance où les égoïsmes individuels s’effacent devant l’intérêt de l’équipe est pour le chef une véritable mission. C’est cette confiance en eux et entre eux que se fondent les succès et l’atteinte des objectifs, bien plus que sur la somme des talents individuels. Eteindre la vie, c’est laisser se développer la contrainte, l’irrespect, la non-reconnaissance, la méfiance.

· Le courage.

Le non-dit et l’hypocrisie sont les principaux freins à la réalisation d’un projet. L’un des principaux rôles d’un chef est l’appréciation juste de la performance de ses collaborateurs. On accorde souvent une attention excessive à l’intelligence, un peu moins au jugement, encore moins au caractère et parfois aucune au comportement avec les autres. Il faudrait rétablir l’ordre inverse !

 Un bon chef doit donner un sens à la valeur du travail et à la valeur de l’homme à l’intérieur du travail.

Humaniser, n’est-ce pas là le devoir du chef ?

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 01:00
UN SENS A LA VIE






La télévision absorbe trois heures de notre temps, en moyenne par jour. Ce qui veut dire que sur une vie entière, on passe plus de temps à regarder la télévision qu’à travailler ! Dans cette masse d’images reçues, quels critères sont proposés pour permettre de discerner ce qui tient et ce qui ne tient pas ? Entre ce qui, sous tous les changements, demeure ?

 

Comment raison garder et comment aussi, peu à peu, se former une personnalité, avoir une structure, un fondement, alors que nous subissons une hiérarchie déterminée par autrui ? Cela retentit sur toute notre personnalité, qui est ainsi conditionnée et nous donne de notre société une image floue, évanescente, fluctuante, sans repères moraux. Nous sont proposées des sources d’idolâtrie, où l’avoir prime sur l’être.

Les termes de « grille » et de « chaîne » en disent longs sur la relation entre le téléspectateur et son petit écran.

Le zapping est devenu un tic qui s’applique à tous les moments de la vie.

 L’homme du XXIème siècle va de plus en plus vite, parce qu’il est pathologiquement impatient de consommer autre chose. On ouvre la télévision : nous sommes dans un monde de bruit perpétuel, où le silence est considéré comme pauvre, vide et triste.

Ce système ne repose que sur la convoitise, sur l’exposition de besoins artificiels, sur l’envie de biens matériels qui ne servent à rien. Il exploite le désir et exhibe la richesse de plus en plus obscène au nez des pauvres.

Ce système supprime toutes les valeurs. Il ne reste plus que la consommation : naissez, consommez et mourez ! La consommation signifie « consumation » de soi-même. D’où cette violence, cette solitude.

Notre mode de vie confine au suicide doré. Il y a dans ce système une absence de finalité, un monde qui va imploser par absence de sens.

Faut-il s’étonner de rencontrer de plus en plus de personnes angoissées, en détresse, en mal de reconnaissance et qui n’ont plus confiance en eux-mêmes et dans les autres ?

Dans quel monde, sommes nous entraînés ? Sur quelle planète dévastée, dénuée de sens ?

Où trouver une paix, une profondeur, tout ce que n’a pas cette société dans laquelle nous vivons ?

Il y a des gens, bien plus intelligents que moi, Bernanos, Péguy, Claudel et tant d’autres, qui face à l’absurdité ont trouvé un sens à tout cela, pour nous apprendre à vivre, pour que nous soyons des hommes debout, pour nous expliquer que la mort n’a pas le dernier mot, pour nous aider à comprendre que la vraie liberté, c’est de parvenir à renoncer à soi-même pour l’Autre.

 L’Autre qui est « le chemin, la lumière et la vie ».

Il y a des hommes qui sont l’incarnation du sens, qui disent le positif, qui se consacrent à l’expérience de la profondeur, qui expriment véritablement le mystère de la vie plus forte que la mort.

Pour nous dire le pourquoi, et cela change tout.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 01:00
DIX PROPOSITIONS POUR ETRE HEUREUX EN ENTREPRISE





   

· Nous accepter nous mêmes, tels que nous sommes.

· Considérer que nous avons reçu plus que ce qui nous manque ; remercier plutôt que se plaindre.

· Accepter les autres tels qu’ils sont (nos collègues de travail).

· Dire du bien des autres et le dire à haute voix.

· Ne jamais nous comparer aux autres car une telle comparaison ne conduira qu’à l’orgueil ou à la désespérance. Comparaison égale poison.

· Vivre dans la vérité, sans craindre d’appeler « bien » ce qui est bien, « mal » ce qui est mal.

· Résoudre les conflits par le dialogue, non par la force. Garder en nous nos rancoeurs ne peut que nous enfermer dans la tristesse. Parler de l’autre en son absence conduit à « casser du sucre sur son dos » ou à se plaindre inutilement.

· Dans le dialogue, commencer avec ce qui rassemble et n’aborder qu’ensuite ce qui divise.

. Faire le premier pas avant le soir. « Que le soleil ne se couche pas sur votre ressentiment. »

· Etre persuadé qu’écouter passe avant d‘avoir raison.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 01:00
HUMILITÉ, SECRET DU BONHEUR !


 




L’humilité est le signe de la véritable puissance. La toute puissance, la force qui s’incline librement devant ce qui est le plus petit, le plus faible.

L’humilité entraîne à « laisser être » ceux avec qui l’on vit, à se dépouiller de soi-même à leur profit.

La vraie humilité ne se préoccupe pas d’elle-même et se moque du qu’en dira-t-on.

Rétablissons l’humilité au cœur des relations, des rencontres et aussitôt renaîtront la joie et la paix.

L’humilité conduit au juste amour de soi. La jalousie, toujours plus ou moins ombrageuse, nous attriste et nous obscurcit. L’envie nous freine et nous perturbe. Le vaniteux n’est jamais satisfait. L’orgueilleux n’est jamais heureux. Non content de mésestimer les autres, il en vient à se défier même de lui.

L’humilité tout au contraire nous réconcilie avec nous-mêmes et nous unifie. L’humilité n’est pas le mets du festin mais le condiment qui assaisonne tous les mets.

On nous recommande de ne pas dire à un autre qu’il est bête. Or il y a des gens qui le disent sans parole. Leur manière d’être humilie.

L’humilité, à sa naissance, est le respect des valeurs qui s’imposent à la conscience. Elles ont une « autorité ». Respecter cette autorité est déjà humilité.

L’homme actuel vit dans le devenir, il passe son temps à désirer ou à rêver ce qu’il n’a pas. Les riches ne le sont que provisoirement, les génies meurent comme les sots. Rien ne résiste. Tout ce qui est humain est marqué de finitude.

L’orgueil c’est se croire quelque chose.

Pour être humble, il faut d’abord savoir qu’on est rien. La vraie humilité consiste ne jamais se troubler de ses chutes. L’homme le plus fort est celui qui sait rester tranquille au milieu des difficultés extérieures et intérieures.

L’humilité assainit les blessures, ouvre à l’espérance, s’épanouit avec la joie.

L’humilité, c’est avoir un juste respect de soi-même, c’est le nom de l’estime de soi. C’est une libération de la rivalité, du besoin de se mesurer sans cesse aux autres.

L’humilité nous donne une ambition à la mesure de ce que nous pouvons faire et nous libère de l’imagination de ce dont nous sommes incapable.

L’humilité est la vertu qui redonne du courage, avec l’appréciation réaliste de qui nous sommes et de ce que nous pouvons être.

L’humilité nous libère du besoin impérieux d’avoir le premier rôle ; elle nous fait accepter de jouer un rôle dans l’histoire que nous partageons avec d ’autres , mais pas nécessairement le plus important.

L’humilité, c’est être content parfois de jouer un rôle secondaire, un tout petit rôle. Comme c’est bien souvent le cas, la vertu consiste à vivre dans le réel, et nous n’y sommes pas toujours la star.

L’humilité, c’est l’invitation à ne plus se centrer sur soi-même. L’humilité, c’est passer du « Je pense donc je suis » (Descartes), « J’achète donc je suis » (notre société actuelle) au «Je suis parce que nous sommes ».

L’humilité, c’est apprendre à dire « nous ». N’est-ce pas un scandale dans un monde devenu marchand, où tout s’achète et tout se vend, de pouvoir trouver ce trésor gratuitement, qui est la source du bonheur ?

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Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

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