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ESTIME DE SOI ET HUMILITÉ : QUEL PARADOXE !

ESTIME DE SOI ET HUMILITÉ : QUEL PARADOXE !

 

IMPARFAIT MAIS LIBRE ET HEUREUX

 

 

L’estime de soi, c’est le mélange du regard et du jugement que nous portons sur nous-mêmes.

 

Ce n’est pas de l’auto - admiration ni du narcissisme.

 

C’est le sentiment que nous éprouvons quand nous pensons à nous.

 

Une bonne estime de soi permet un rapport tranquille à soi-même.

 

L’estime de soi est une donnée fondamentale de notre bien-être quotidien et elle n’est pas acquise une fois pour toute. Elle doit être alimentée régulièrement.

 

Le sucés de nos actions et, surtout, le sentiment de reconnaissance nourrissent l’estime de soi.

 

Chaque fois que l’on nous accorde de l’attention, de la sympathie, que nous nous sentons estimés par les autres, nous allons mieux...

 

Les blessures, réelles ou imaginaires, de l’estime de soi nous sont procurées par la peur de l’échec et par celle du jugement social négatif.

 

Ne pas se dévaloriser globalement parce que l’on a échoué ponctuellement, c’est une des clés de l’estime de soi.

 

Avoir de l’estime de soi, ce n’est pas vouloir dominer les autres, mais prendre sa place au milieu d’eux.

 

Les sujets à basse estime de soi sont dans l’excès de doute, la dévalorisation, la vision négative d’eux-mêmes ; ils oublient leurs qualités et se focalisent sur leurs défauts, en pensant que ceux-ci leur interdisent d’agir librement, de se révéler, d’aller vers les autres... Ils se surveillent et se renseignent tout le temps, avec beaucoup d’évitements, d’interdictions.

 

Mais il y a ceux, également qui développent une trop haute estime de soi et compensent leurs doutes par le narcissisme et l’auto - promotion.

 

C’est une autre erreur, liée à la non - acceptation de ses limites et de ses fragilités. Ils sont à plaindre.

 

Quels dégâts autour d’eux !

 

Que de gens malheureux parmi leurs collaborateurs !

 

Quelle inefficacité !

 

L’estime de soi est un besoin fondamental, même si ce n’est pas le seul facteur qui explique nos difficultés.

 

Si nous avons de nous une image trop fragile, cela contamine toutes nos activités, aussi bien relationnelles que matérielles.

 

Il faut s’interroger lorsque l’on souffre de soi : si on est trop préoccupé, soucieux de l’image que l’on donne aux autres, au point d’en souffrir et de saboter sa vie, si l’on n’arrive pas à agir et parler spontanément, à oser dire non ou à demander quelque chose facilement, si l’on est allergique à l’échec, si on est souvent très abattu par des échecs, réels ou supposés, inquiet d’avoir dit une bêtise, si on pense souvent être ridicule, si on ressent fréquemment de grandes émotions de peur ou de honte, d’envie, de jalousie. ..

 

L’estime de soi est un travail continu, de toute une vie.

 

Elle n’est jamais acquise, mais c’est une démarche passionnante, avec des buts innombrables.

 

S’enrichir de son quotidien, au lieu de s’en inquiéter, est un plaisir.

 

Quand notre imperfection cesse de nous tourmenter, quand nous acceptons sincèrement nos limites sans renoncer à les faire évoluer, tout change alors !

 

Apprendre à ne pas vouloir tout maîtriser, faire confiance sans devenir naïf pour autant est un autre domaine où nous avons à travailler régulièrement.

 

La confiance n’exclut pas le contrôle.

 

Bien sûr, ce travail peut se faire dans la tranquillité et la durée.

 

L’estime de soi, ce n’est pas l’admiration de soi, mais de l’amitié à soi.

 

C’est une « auto - acceptation -» amicale.

 

Elle ne nous dispense pas des efforts d’amélioration, mais elle nous aide à les accomplir dans une ambiance de bienveillance.

 

Nous sommes dans une société très compétitive, plus mobile, plus violente.

 

Faire ce que l’on attend de nous ne suffit plus.

 

Il faut sans cesse prouver qu’on a de la valeur et nous sommes jugés sur notre réussite.

 

Les pressions sociales sont multiples, mais résident dans trois grands domaines :

 

·      apparence : obsession de la jeunesse...

·      performance : tout maîtriser dans tous les domaines

·      abondance : posséder les objets et signes de statut qui - nous le croyons - nous rendent estimables aux yeux des autres (la place de parking ! !).

 

Il faut apprendre à y résister ou à ne leur céder qu’un minimum. Il y a évidemment des concessions à faire sur notre apparence, un minimum d’objets à posséder.

 

En ce qui concerne la performance dans le travail, le goût du travail bien fait et l’obéissance doivent nous préserver de toute vanité.

 

Puis, il faut apprendre à se construire autrement, loin de cette fausse monnaie de l’estime de soi.

 

On ne peut être libre et heureux que si on s’accepte imparfait.

 

Tant qu’on est prisonnier de la tyrannie de la perfection, nous n’arrivons pas à avancer. Tout maîtriser nous pousse à ne pas agir, soit à agir sous une pression très importante et à reporter sur les autres nos insuffisances.

 

Accumuler les signes extérieurs de réussite nécessite souvent un immense effort. Qui s’avère vite vain ! !

 

Même si l’apparence de la réussite est là, c’est au prix d’une telle tension et de tels sacrifices à ce qui est essentiel que l’on voit rapidement des souffrances s’installer : anxiété, colères, dépression...

 

La bonne estime de soi passe toujours par l’humilité et l’oubli de soi.

 

Non pas par répression, mais par élévation : lorsque notre ego n’est plus source de souffrance, parce que nous avons pris soin de lui, alors nous pouvons nous intéresser à autre chose, nous tourner vers les autres, et agir sans être centré sur nous.

 

L’humilité est l’essence même d’une bonne estime de soi.

 

Elle permet de ne pas dépendre de son image et d’avancer à visage découvert. Elle facilite l’action, car elle ne pousse pas à vouloir briller et ne fait pas craindre d’échouer.

 

Saint-Exupéry l’avait bien compris :

 

« Je comprends le sens de l’humilité. Elle n’est pas le dénigrement de soi. Elle est le principe même de l’action. »

 

Voir également :

HUMILIATION
HUMILITÉ
HUMILITÉ 
HUMILITÉ 
HUMILITÉ
HUMILITÉ
HUMILITÉ
HUMILITÉ
HUMILITÉ : SECRET DU BONHEUR !
HUMILITÉ ET MEPRIS 
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