L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier
L'AUTORITÉ DANS L’ENTREPRISE
Le socle de l’autorité dans l’entreprise, c’est d’abord la compétence professionnelle.
Le responsable d’une équipe doit bien connaître le métier de ceux qu’il dirige.
Ne pas perdre de vue que, dans l’entreprise, ce qui fait autorité est la capacité à développer l’efficacité, la productivité, la qualité et à résoudre quotidiennement les problèmes pratiques et les multiples aléas de l’activité.
Cela implique aussi des qualités d’encadrement qu’on ne peut réduire à des compétences étroitement professionnelles.
Il existe une éthique qui repose sur le principe de cohérence entre les paroles et les actes.
Il y a une valeur d’exemplarité.
Il faut également avoir le courage de décider, c’est à dire de faire des choix et de commander en donnant des ordres clairs.
Rien de pire que de laisser flotter des situations équivoques.
Cela nécessite une capacité d’analyse et d’écoute avant de prendre la décision, mais il y a un moment où il faut trancher.
Une fois la décision prise, il s’agit de l’assumer, en ne se défaussant pas sur ses collaborateurs en cas d’échec.
Il faut du bon sens, du réalisme par rapport aux circonstances, de l’écoute, du partenariat.
Etre authentique.
Un test sur environ 2000 cadres, en leur posant la question suivante : « Selon votre position hiérarchique, quelle qualité attendez vous de votre N+1 ou de votre N-1 ? »: 80% des réponses portent sur des attentes de type « morale » et le reste sur des qualités techniques.
Etre proche de ses collaborateurs, ferme dans la décision, audacieux dans l’exercice de la responsabilité.
Si les moyens d’information se sont développés, la communication, elle, ne suit pas la même évolution.
Communiquer, c’est être proche ; c’est le visage et la parole.
Se purifier de toutes les vanités extérieures et de toutes les ambitions mondaines.
La première valeur, c’est l’humilité.
Ne pas penser qu’on va, seul, faire gagner l’équipe.
Le mépris de l’autre conduit toujours à la défaite.
Ensuite, il y a la solidarité.
Etre en tête, c’est être utile, c’est servir, c’est considérer l’autre.
C’est développer le respect des personnes pour les aider à atteindre la performance.
Humilité et solidarité : ce sont de belles valeurs !
Si vous êtes responsable, vous avez à évaluer le travail de vos collaborateurs.
Il faut avoir le courage de leur dire les choses avec franchise, mais aussi avec tact et diplomatie, en valorisant le positif qui existe toujours, même s’il peut paraître minime.
C’est la condition pour les aider à progresser.
Cela suppose de trouver la bonne distance qui n’est ni autoritarisme hautain ni rapport de « copinage ».
Ne pas nier l’écart dirigeants - dirigés, tout en humanisant les rapports de travail, tout en développant les rapports de coopération et d’entraide, tel paraît être un des aspects de ce que l’on peut appeler un management humaniste.