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ETRE UN BON MANAGER (2)

ETRE UN BON MANAGER (2)

 






Voilà quelques années que la figure du manager s'est installée et a acquis ses lettres de noblesse en entreprise.


Que les écoles, d'ailleurs, ne sont plus seulement perçues comme "de commerce", mais "de management".


Qu'il n'y a pas un projet, une division, un service qui n'ait son manager.


Autrefois on disait un "chef".

 

Mais le manager, c'est un chef qui n'est pas tout à fait qu'un chef.


Quelqu'un qui se démène (devrait se démener) en a-ni-mant. Une équipe, s'entend.


Des sondages tombent régulièrement pour nous éclairer sur les compétences attendues des managers.

 

Robert Half, cabinet de conseil international en recrutement, a réalisé une enquête auprès de 5 000 directeurs des ressources humaines et directeurs financiers de dix-sept pays de laquelle il ressort que plusieurs caractéristiques demandées au bon manager "font l'unanimité".


Parmi celles-ci, figurent en tête : la faculté de communiquer, pour 58 % des personnes interrogées. Avec des pointes significatives pour certains pays : 72 % en Australie, 70 % en Suisse et au Canada, 67 % en Irlande, 64 % aux Pays-Bas.


L'individualisme contemporain, qui traverse tous les segments de la société et donc l'entreprise, appelle de ceux qui managent un savoir-faire en matière de lien.


Les compétences souhaitées en communication devancent d'ailleurs largement les besoins exprimés en matière... d'honnêteté et d'intégrité (36 %), voire de capacité de gestion et d'encadrement (36 %).


En France, une bonne faculté d'écoute est même plus requise de la part d'un manager que la seule faculté de communiquer (pour 45 % des sondés, contre 41 %).


D'autres sondages indiquent que les "managés" eux-mêmes expriment de fortes attentes sur le terrain : la capacité de "donner un retour".


En entreprise, donc, rien de plus terrible, de nos jours, qu'un chef qui se contente de commander et ne renvoie rien.


Le sociologue Michel Maffesoli fait état de cette modification, pour ainsi dire géométrique, de l'autorité.


De vertical, pour ainsi dire paternel, le pouvoir ne semble s'accepter aujourd'hui - notamment des jeunes générations - que s'il gagne en horizontalité. "Il y a (chez celles-ci), écrit le sociologue, la recherche d'une vraie autorité. Celle qui, au plus près de son étymologie (auctoritas), fait croître, augmente les potentialités possédées par tout un chacun.


Le pouvoir est vertical.


L'autorité est horizontale.


Le manager, c’est celui qui accompagne et qui fait donc ressortir ou essaie de faire ressortir "le potentiel".

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