L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier
MALAISE
Dans le siècle écoulé, nos modes de vie ont plus évolué que pendant le millénaire précédent, aussi bien pour ce qui concerne les moyens de vivre que pour une plus large diffusion d’un certain bien-être.
Certes, il y a encore des pauvretés dans notre société, mais même pour ceux qui sont dans la précarité, les conditions de vie n’ont plus rien à voir avec celles des temps anciens, ni pour la nourriture, ni pour les soins.
Ainsi, il semble que les promesses d’un avenir meilleur se soient au moins partiellement réalisées.
Et pourtant, jamais le sentiment de malaise ou de « mal-être » n’a été aussi répandu qu’il l’est aujourd’hui chez nous.
Nous battons tous les records de consommation d’anxiolytiques.
Comment pouvons-nous interpréter cette contradiction évidente ?
Où est l’erreur ?
Comment comprendre que notre prospérité soit accompagnée de la tristesse et, parfois, du désespoir ?
On ne peut pas faire des points-retraite un projet mobilisateur pour une société et sa jeunesse.
Une hypothèse doit, au moins, être examinée : il y a erreur sur la conception du bonheur.
La prospérité économique et la sécurité ne suffisent pas à combler le cœur de l’homme
Peut-on même faut-il envisager qu’elles accroissent son sentiment de frustration.
Alors qu’il semble comblé, il éprouve plus fortement le manque de ce qu’il ne possède pas encore.
Le combat pour surmonter les méfaits de la misère et la terreur des guerres nous a incontestablement fait progresser.
Il a aussi nourri l’illusion que l’humanité pouvait satisfaire à tous les besoins des hommes.
Aujourd’hui, ce modèle de vie est contesté par deux réalités :
- Il n’engendre pas la satisfaction de tous les besoins humains et n’élimine pas les requêtes plus fondamentales qu’éveille l’espérance du bonheur.
- Il n’est pas extensible à l’humanité entière, alors que les moyens de communication modernes nous rapprochent de toutes les populations de la terre et de leurs misères.
Mais notre malaise n’est pas seulement dû à la menace que pèse sur notre consommation et notre niveau de vie. Il est inscrit au cœur de ces questions :
Quelle est l’organisation de notre vie ?
A quoi donne-t-on la première place ?
Qu’est ce qui remplit pour nous le rôle d’un impératif absolu ?
Quel est le sens de la vie ?