L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier

DE L’EFFERVESCENCE A L’ESSENTIEL
C’est plus fort que nous, chaque année, quand la grisaille des jours vacille à nouveau sous les étoiles de Noël et que les rues se retrouvent brodées de lumières, que les lumières et les décorations s’emparent des rues et des magasins, nous sommes rattrapés par l’ambivalence qui nous habite à l’approche des fêtes.
On dirait que tout se met en fête.
Pour qualifier ces journées de fête, on parle souvent de fête de famille, de fête des enfants. Comment ne pas s’en réjouir ?
Quel plus grand bonheur que de retrouver ses enfants et ses petits enfants ?
Bien évidemment, il n’échappe à personne que c’est aussi le moment le plus dur de l’année pour ceux et celles qui, marginalisés, isolés, en difficulté, ressentent plus encore leur épreuve ou leur solitude.
Soyons attentifs à ceux qui, autour de nous, ont besoin d’un signe d’amitié bien humaine, de partage, de solidarité.
Des initiatives sont prises en leur faveur. Il n’y en aura jamais assez.
Pour beaucoup d’entre nous, compte – encore ou à nouveau – la dimension traditionnelle de la fête en famille, des enfants, ou simplement de la générosité.
Des attentions spécifiques se font jour, en liaison avec les urgences de notre temps : exclus, immigrés, personnes handicapées, âgées ou seules.
Nous avons intégré la nécessité de faire quelque chose pour eux en ce temps favorable.
Le sens de Noël n’est pas étranger à ces préoccupations.
En observant nos grands magasins, la fête de la pauvreté et du don gratuit a été transformée en la fête de l’achat compulsif.
Ne laissons pas le mystère de Noël étouffé sous les tonnes de caviar, les wagons de dindes, les cadeaux enrubannés, les boîtes de foie gras ou les chapelets de boudins blancs.
Trouver le juste équilibre !
Mais n’hésitons pas à vivre cette période dans la convivialité d'un bon repas, et dans la gentillesse de cadeaux réciproques.
En nous, il y a tout à la fois du rêve et de l’indignation, de l’excitation et de l’appréhension, mais surtout le désir de traverser ce temps d’effervescence forcée, en gardant le cap sur l’essentiel.
L’essentiel ?
Le plus simple...et le plus difficile à vivre !
C’est ce qui voit le jour non dans le papier-cadeau des apparences, mais dans la paille de notre humanité en devenir.
C’est la vie qui survient à même l’épreuve de vivre, dans la rudesse d’un quotidien mal habitué au spirituel.
C’est un feu d’espérance qui embrase le cœur des petits, nous tous, à un titre ou à un autre !
Et qui enrichit d’abord ceux qui le donnent.
A nous de le découvrir !