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L’AUTORITÉ DANS L’ENTREPRISE

L’AUTORITÉ DANS L’ENTREPRISE

 






Un manager qui exercerait son autorité à son propre profit serait un piètre chef.


Pour la bonne raison que les deux critères qui doivent le guider n’ont rien à voir avec lui, mais avec le souci du bien commun de l’entreprise et du bien particulier des personnes qui sont sous ses ordres.


Tant dans la société, à l’école, dans la famille, que dans l’entreprise, la question de l’autorité est essentielle.


Le relativisme ambiant et les idées « modernes » développées graduellement depuis de nombreuses années nous conduisent aujourd’hui à une situation paradoxale où :


.  les gens sont de plus en plus exigeants vis-à-vis de leurs supérieurs ou de ceux qui exercent une autorité,


.  et en même temps, nous assistons à une contestation du principe même de l’autorité, des pouvoirs légitimes.


De multiples exemples nous le démontrent chaque jour :


1) des parents ont des difficultés à se faire obéir de leurs enfants ;


2) des enseignants vivent des problèmes avec leurs élèves ;


3) des hommes en uniformes (militaires, pompiers, forces de l’ordre, ...) reçoivent parfois des insultes ou n’arrivent pas à faire respecter l’ordre ;


Mais, par ailleurs, dans le monde de l’entreprise, nous constatons que là où une plus grande attention est portée aux hommes, elle fait la preuve de son importance en terme d’efficacité économique, de concurrence, de meilleurs résultats obtenus.


Dans ce contexte, l’encadrement ou les personnes exerçant un rôle d’autorité sont très importants.


Par définition


Le petit Robert donne la définition suivante de l’autorité :


.  le droit de commander, le pouvoir reconnu ou non d’imposer l’obéissance.


.  les organes du pouvoir.


.  la force obligatoire, exécutoire d’un acte de l’autorité publique.


L’autorité personnelle ne se décrète pas.


Elle est innée, c’est avant tout une qualité qui ne s’improvise pas, qui émane plutôt de dispositions naturelles présentes chez une personne.


L’autorité naturelle est ce qui caractérise un chef.


Elle se reconnaît, elle se cultive, et chaque personne qui en est pourvue se doit pour progresser de la développer.


L’autorité est une qualité d’ordre personnel, attachée à une personne, cette qualité se manifeste par la capacité à valoriser les autres, à les faire grandir, à leur permettre de faire ce qu’ils ne feraient pas sans cet apport.


C’est pourquoi le choix des managers appelés à diriger tout ou partie d’une entreprise doit se fonder sur des qualités personnelles plus que sur des critères techniques et administratifs


L’homme d’autorité est auteur, cause, producteur.


Dans autorité, il y a l’idée de cause, de capacité d’accroître, c’est-à-dire d’augmenter ("augmenter" a la même origine que "auteur" et "autorité", du latin : augere, auctor, auctoritas).


Faire autorité est le fait de gens compétents.


L’homme d’autorité, au sein d’une entreprise, est celui qui, par ses propres facultés, est capable de faire fonctionner une organisation, un groupe de personnes, de développer, d’aider.


L’autorité est donc un service qui a pour finalité de faire progresser les personnes dont on est responsable.


Avec ou sans chef ?


Elle est une nécessité pour toute communauté de personnes (entreprise, association, famille...).


"Toute communauté humaine a besoin d’une autorité qui la régisse. Celle-ci trouve son fondement dans la nature humaine. Elle est nécessaire à l’unité de la Cité. Son rôle consiste à assurer autant que possible le bien commun de la société"
 .


On ne peut pas rêver d’une communauté chimérique où il n’y aurait pas d’autorité.


Cette société ne pourrait pas vivre.


Une entreprise sans tête est ingouvernable.


L’autorité de l’entreprise constituée par son chef, aidé éventuellement par un comité de direction, est indispensable.


Comme son nom l’indique, la direction de l’entreprise a pour vocation de donner la direction à suivre, de fixer les règles du jeu du fonctionnement de "la maison" ou de l’entreprise.


L’organisation, les décisions prises au sein de l’entreprise, sont ensuite non seulement subordonnées mais surtout ordonnées en fonction des décisions arrêtées au plus haut niveau.


Une entreprise sans chef est une utopie, c’est l’anarchie. Chacun tire à hue et à dia.


Il est vain de pouvoir penser qu’on peut se passer de l’autorité, elle est nécessaire.


Il n’y a aucune chance d’avoir un groupe qui atteigne un objectif s’il n’y pas un chef, s’il n’y a pas une autorité.


"A toute association, à tout groupe d’hommes, il faut des chefs, c’est une nécessité impérieuse, à peine, pour chaque société, de se dissoudre et de manquer le but en vue duquel elle a été formée"
.


C’est une réalité. Il faut voir ensuite quelles sont les conditions de son utilité.


L’autorité se doit de promouvoir et de préserver le bien commun de la société dont elle a la responsabilité.


De même qu’une entreprise sans chef ne peut pas fonctionner, une entreprise avec une direction bicéphale, ou dirigée par plusieurs personnes, rencontre de sérieux dysfonctionnements (dans ce contexte, les intérêts personnels des dirigeants prennent souvent le pas sur le bien commun de l’entreprise).


Au quotidien, dans une entreprise, pour permettre à un manager qui a reçu des objectifs d’y parvenir, on lui délègue des pouvoirs dans la limite desquels il va exercer une autorité.


On voit ici que la personne en charge de l’autorité doit nécessairement être auteur et responsable.


Il doit faire preuve de ses qualités personnelles pour diriger les personnes, ses subordonnés, et mettre en œuvre tous les moyens à sa disposition : budget, technologie, équipes de personnes.


C’est vrai aussi des autres autorités, par exemple des parents mais aussi du capitaine d’une équipe sportive, dont l’apport sera reconnu, si elles sont capables d’unir l’ensemble de l’équipe vers un but commun.


Une autorité, 3 fonctions


Il y a trois fonctions impératives, trois rôles de l’autorité :


.  Commander : quand un ordre est bien donné, même si la tâche est difficile, il pourra être exécuté d’autant plus facilement qu’il est compris et que l’on donne les moyens nécessaires.


.  Gouverner : avoir la volonté d’entraîner les différentes volontés vers le bien commun. On ne fait pas preuve d’autorité quand, par exemple, on divise son équipe. Au contraire, on va utiliser et réunir tous les talents de l’équipe pour un même but.


.  Eduquer : faire progresser chacun des membres d’une équipe pour qu’il soit apte à rendre le service qui lui est demandé.


Du chef autoritaire...


Nous rencontrons dans la vie courante des gens qui ont le pouvoir et dont on se demande s’ils exercent bien leur autorité ou si, au contraire ils ne sont pas autoritaires, s’il ne font pas preuve d’autoritarisme.


"L’intuition de chacun dans l’entreprise ou dans d’autres circonstances, c’est que quand je donne un ordre, si cet ordre ne tire son argument que de mon caprice, je vais être jugé comme autoritaire. Si j’impose "faites çà parce que je vous le dis", il est très clair que je vais peut-être être obéi mais je serai considéré comme autoritaire.


Si par contre je dis "faites çà parce que nous avons un but commun, que je sais mettre en évidence le but poursuivi par notre équipe, notre organisation et que pour arriver à ce but il faut faire telles choses", j’ai plus de chance de convaincre et de faire valoir effectivement quel est l’intérêt commun de l’équipe.


Quand on reçoit un ordre, on doit ressentir qu’il est donné dans un but que l’on comprend, ou que l’on peut comprendre et auquel on adhère. Ensuite, pour y arriver, différentes options possibles ou voies pour y arriver s’imposent, c’est la décision du responsable.


Mais le but, l’endroit où l’on va, doit être connu de ceux qui sont dirigés sinon l’abus s’installe :


- Soit la personne utilise son pouvoir pour elle-même.


- Soit elle méconnaît les personnes et non pas les choses.


Il n’y a pas légitimité à donner un ordre à une personne si c’est pour se servir de la personne qui perdrait à ce moment là sa réalité d’être une personne et donc un sujet pour être ramenée à un objet et être traitée comme une chose"
 .


L’autorité n’a donc pas à être centrée sur la personne qui l’exerce mais à être dirigée vers autrui.


Le rôle du manager, c’est avant tout d’aider ceux qui sont sous sa propre responsabilité à développer leurs propres talents, à donner le meilleur d’eux-mêmes, à suivre la direction donnée, à être au service du bien commun de l’entreprise.


L’autorité d’un homme se mesure à sa capacité de commandement, c’est-à-dire à la confiance qu’il inspire à son prochain et qui incline celui-ci à lui obéir sans discuter .


On sent, devant celui qui la possède, qu’en obéissant à ses ordres, nul ne sera ni trompé, ni brimé, ni exploité, mais qu’il se réalisera, épanouira sa propre personnalité à travers la discipline imposée.


En d’autres termes, il sentira que le chef ne commande pas pour son propre compte, mais qu’il obéit à une loi supérieure qui est celle du bien commun dont il est le représentant et l’agent.


Dans ce sens, le chef est le serviteur de tous.


... au bon chef


Etre un bon chef, ce n’est pas en savoir plus ; ce n’est pas être le plus compétent...


C’est avoir un bon comportement... de chef.


Un chef doit d’abord commander des hommes et non d’abord gérer des choses.


Le choix doit d’abord se faire sur un critère d’autorité (capacité à commander) et, autant que faire se peut, être une juste adéquation entre le pouvoir donné et l’autorité de la personne choisie.


Les qualités de chef sont orientées vers les hommes et, secondairement, vers la gestion ou la technique.


Faire adhérer aux objectifs, aux finalités, est le premier rôle du chef.


Un bon chef est celui qui sait accroître la valeur des personnes, créer la cohésion d’une communauté et être au service du bien commun.


La connaissance de l’ordre des choses, de la relation entre les buts et les moyens apparaît comme une des sources habituelles de l’autorité.


Elle protège contre l’arbitraire.


Exercice de l’autorité : les devoirs du chef


Trois devoirs sont principalement à observer par une autorité :


.  Rendre manifeste une juste hiérarchie des valeurs.


De manière simple, nous pouvons dire qu’observer une hiérarchie des valeurs consiste à les prendre dans le bon ordre c’est-à-dire à privilégier les biens supérieurs, dont l’aspect humain et les finalités les plus hautes.


Sur le plan très concret par exemple de la vie de l’entreprise, il est constamment fait référence à des hiérarchies de valeurs, implicitement ou explicitement : ce sont des priorités, des degrés d’urgence ou des degrés d’importance, des critères d’appréciation des situations, des résultats ou encore du personnel, des objectifs proches ou lointains, etc...


Il s’agit de ne pas inverser les buts et les moyens : avoir une hiérarchie de valeurs qui "subordonne l’ordre des choses à l’ordre des personnes" et ordonner les choses qui doivent être de l’ordre des moyens à de justes fins, en fonction du bien commun et de la fin dernière de l’homme.


C’est-à-dire mettre en œuvre des moyens adaptés et proportionnés au but recherché.


Choisir les bons moyens suppose d’avoir une juste hiérarchie des valeurs enracinée dans le réel.


Si on respecte cet ordre, on obtient la juste hiérarchie des valeurs.


.  Assurer la justice distributive en tenant compte des besoins.


La justice distributive règle les rapports de la société vis-à-vis des particuliers, de chacun d’entre nous.


Elle consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû en fonction de la place qu’il occupe dans la société. Ici, on ne retrouve pas l’idée d’égalité, mais de proportionnalité.


La justice distributive prend en compte ce que sont les personnes, d’après leurs talents et leurs mérites


Les situations d’injustice sont souvent très vite remarquées et amènent des réactions de la part de ceux qui les vivent : on assiste à la remise en cause de l’autorité.


Au sein de l’entreprise, la question des salaires est un bon exemple de mise en œuvre de la justice distributive : "Le juste salaire est le fruit légitime du travail. Le refuser ou le retenir peut constituer une grave injustice. Pour apprécier la rémunération équitable, il faut tenir compte des contributions de chacun" .


D’ailleurs, il est révélateur que lorsqu’on demande à un groupe de collaborateurs de lister les qualités morales qu’ils attendent de leurs chefs, la notion de justice est souvent évoquée en premier.


.  Ne pas induire en tentation en opposant intérêt et devoir.


Le rôle des autorités est de servir le bien commun.


Gouverner les hommes, c’est les placer dans les conditions où il leur sera plus facile de remplir leur devoir, c’est éviter de les mettre en situation d’être tentés de mal faire.

Ainsi se réalise la convergence entre les biens particuliers (facilité, avantages) et le bien commun (bien faire ce qu’on dit).


L’orientation qui vise à placer chaque personne dans la situation où elle a intérêt à bien faire est un fil directeur, une politique positive.


En conclusion


Toute personne chargée de gouverner les hommes (parents, officiers, managers, gouvernants...) doit se comporter comme un "intendant" par rapport à l’autorité reçue.


A travers le principe de subsidiarité, le rôle d’un manager dans l’exercice de l’autorité est avant tout d’être au service d’autrui, du bien.

 
A chacun de faire un bon usage de l’autorité reçue.

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L
Bonsoir a tous<br /> <br /> Je suis ici pour faire témoignage a un grand Mr grâce a qui ma vie a repris son sens . J'avais des problèmes de couple avec mon mari car je n'arrivais pas a faire d'enfants après 16 ans de vie commune avec mon homme et il m'a laissé et a demandé le divorce .Un soir sur le net j'ai vu les coordonnées de ce Mr que je vais vous présenté par la suite qui m'a rapidement faire revenir mon homme et avec ces médicament traditionnels j'ai maintenant 2 merveilleuses filles et un garçon avec mon homme .<br /> Cet homme grâce auquel ma vie a repris son sens s'appel Maître Gbedekpogbe Médium, Voyant, Marabout sérieux, il vous aide à résoudre tous les problèmes auxquels vous ne trouvez pas de solution. Remarquable spécialiste du retour de l’être aimé, il vous fait revenir définitivement l’élu de votre cœur . Domaine de L'amour Sentimental : Le Retour Affectif - Le Retour D'Affection <br /> Amour Perdu , Récupérer son Ex - l’Être Aimé - l’Âme Sœur , Se faire Aimé d'une Personne , Attirer une Personne (Homme/Femme) par un Sortilège d'amour ou Sort , L'Envoûtement Amoureux/L'entente Sexuel sur une Personne , Blocages Sentiments Amoureux Perdu , Sauvez/Protéger Son Couple , Annulé une Rupture/Séparation , Éloignement Rivalité/Jalousie ; Fidélité.<br /> <br /> Je vous laisse son contact<br /> <br /> <br /> <br /> E-mail : maitregbedekpogbe@live.fr <br /> <br /> Site Web : https://maitre-marabout-medium-voyant-gbedekpogbe-58.webself.net/accueil<br /> <br /> Site Web : https://maitre-marabout-medium-voyant-gbedekpogbe-58.webself.net/accueil<br /> <br /> <br /> <br /> Téléphone 24h/24 : +229 96 141 415 ou Whatsapp : +229 96 141 415 <br /> <br /> <br /> de ne pas laissé vous abattre par les problèmes contacté le pour une vie parfaite .<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Merci
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D
<br /> Monsieur Romain,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En tant qu'étudiant en Management, j'effectue en ce moment des recherches pour un exposé portant sur le domaine des relations de pouvoir et d'autorité en entreprise. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Après avoir lu plusieurs de vos articles sur ce blog, je peux dire que je partage votre vision des choses. <br /> <br /> <br /> De manière à pouvoir vous citer en référence, avez-vous publié des articles officiels ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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