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SCIENCE DE LA NATURE

SCIENCE DE LA NATURE

 

 

 



L’époque moderne masque l’émerveillement face à l’existence.

 

Dans cet émerveillement, on reconnaît la contingence du monde.

 

Cette expérience élémentaire s’exprime dans la question : pourquoi ?

 

Pourquoi y a-t-il quelque chose, pourquoi n’y a-t-il pas rien ?

 

La science de la nature ne donne pas de réponse à cette question.

 

Chaque théorie scientifique sur la nature présuppose déjà l’être-là du monde.

 

La reconstruction scientifique du développement de l’univers physique depuis un instant initial présumé (le big bang, la « grande explosion ») sollicite naturellement la question d’où vient ce dernier, ou le pourquoi de cet instant initial.

 

La question « pourquoi il y a un monde ? » n’est pas une question de la science de la nature et ne peut être traitée par celle-ci.

 

Mais l’être-là de l’univers physique est présupposé par la science.

 

Il réclame de l’homme une explication que la science de la nature ne peut pas donner.

 

La réalité du monde n’est pas nécessaire, mais contingente ; elle n’est pas évidente, mais problématique.

 

Ceci vaut également pour la régularité qu’on y observe ; c'est-à-dire pour le fait qu’il y a quelque chose comme des lois de la nature, voire un ordre dans la nature. (On pourrait citer, par exemple, la vitesse de la lumière ou la constante de Plank).

 

Aujourd’hui, la science reconnaît mieux que dans le passé qu’on ne peut pas attribuer une validité absolue aux lois de la nature. (On pourrait citer, par exemple, le principe d’incertitude d’Heisenberg en physique quantique).

 

La réalité matérielle résiste à tout effort pour – définitivement - la dominer scientifiquement et technologiquement.

 

Comme le disent les philosophes modernes Kant et Blondel : le but absolu du monde et de l’homme ne peut jamais être considéré comme déjà achevé.

 

En fin de compte, la science de la nature, en tant qu’entreprise humaine, s’encadre dans la quête humaine du sens.

 

Le sens humain de la science de la nature se trouve dans la quête de la vérité concernant la nature et la vie.

 

Mais cette vérité n’est pas exclusivement scientifique.

 

L’explication pleine de la nature demande une réflexion philosophique, voire métaphysique.


Voir également :

INCOMPLETUDE DES SCIENCES
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