L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier

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DEVOIR D’HUMANISATION

DEVOIR D’HUMANISATION

 






La première éthique dans une entreprise est évidemment une éthique d’efficacité.

 

L’entreprise doit se battre de façon continue. Si elle ne se bat pas, ses salariés seront les premières victimes.

 

Mais l’entreprise ne doit pas être un monde où l’on ne s’entend pas, où l’on ne s’écoute pas, où l’on s’oublie et où l’on se nie ?

 

Le premier appel que doit entendre tout manager est celui à entendre les difficultés des autres et cette invitation à l’écoute est comme un refrain lancinant tellement elle est attendue.

 

Il ne s’agit pas simplement de dire : « Ma porte vous est ouverte. » Il s’agit d’aller vers les autres avec ouverture, avec curiosité.

 

Pour entendre, cela suppose qu’on accepte le dérangement dans nos préjugés, le dépassement de tranquillité, de confort parfois frileux, pour retrouver la réalité de ce qui est exprimé dans la douleur, l’émotion...

 

Ecouter, c’est prendre un risque.

 

C’est le risque d’entendre. C’est peut-être bien la position la plus exposée dans l’affaire. Celle d’entendre. Entendre vraiment. Etre touché par ce que l’on entend, c’est à dire un peu altéré.

 

Nous avons besoin pour écouter, de déposer ce qui nous encombre.

 

Nous avons besoin d’être délivrés de cette saturation mentale qui barre l’entrée de notre maison intérieure.

 

Notre devoir est l’humanisation de l’homme : donner des réponses humaines aux souffrances humaines, arriver à écouter les souffrances, vivre dans l’empathie pour mieux connaître la réalité de ce qui est exprimé, mettre de l’humanité dans tous nos rapports avec les autres.

 

Cela ne signifie pas être naïf, mais répondre avec clarté dans la vérité, même si la réponse est négative, doit être négative, ne peut qu’être négative.

 

Cela se fait par une attitude très humaine d’accueil, de compréhension, d’attention à chacun, d’intelligence des situations. Une telle attitude libère, pacifie, fait grandir, fait advenir du neuf chez l’autre.

 

Il faut pour cela du souffle. Du souffle pour tenir la distance, pour être fidèle à nous mêmes et aux autres. Du souffle pour corriger, adapter s’il le faut. Ce souffle s’entretient par la qualité de nos relations mais surtout de notre réflexion, de notre formation permanente.

 

Nous ne pouvons réussir que si éthique et efficacité convergent.

 

 

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