L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier
ULTIME POUVOIR
Notre monde ultra technique et scientifique va devoir réviser ses conceptions du pouvoir s’il veut des managers capables d’animer et de motiver des hommes. Car il ne s’agit plus de maîtriser des choses, ni même d’être chef, mais de « savoir être ».
Le leader moderne devra posséder un petit nombre de qualités précieuses et bien orchestrées.
La capacité d’écoute.
Le leader moderne est intéressé par le point de vue des autres. Il les pousse à s’exprimer, les écoute pour mieux comprendre leur avis (surtout si celui-ci est différent du sien).
Il aime découvrir de nouveaux angles de vue.
Il pose des questions, approfondit le sujet, s’enquiert du travail de l’autre, de ses satisfactions et de ses difficultés.
Effectivement dans un échange, on adopte bien souvent deux attitudes caractéristiques : argumenter pour défendre son point de vue, ou écouter et questionner pour mieux explorer la perspective de l’autre.
Les deux sont utiles, mais le leader moderne pratique davantage la deuxième que la première.
De ce fait, il impose rarement : il obtient l’adhésion.
La simplicité.
Chez lui, pas d’arrogance ni de besoin de se vanter.
Dans un groupe, il ne cherche pas à se mettre en avant, à avoir raison, à surpasser les autres.
Remarquons la nuance : on peut être impressionné par un caractère dominateur, brillant ou complexe mais on sera rarement attiré.
Pour être attiré, il faut se sentir en confiance.
La simplicité met à l’aise et rassure, car elle met tout le monde sur un pied d’égalité.
La confiance.
Le leader moderne fait confiance facilement. Il respecte chacun et n’a pas d’a priori.
Non qu’il soit naïf, mais il a su se libérer des trois boulets qui minent la communication : les jugements hâtifs, les étiquettes mises sur les individus et les mauvaises intentions prêtées aux uns et aux autres.
Il ne tombe pas dans les imbroglios relationnels où chacun critique son voisin sans avoir vérifié les faits à la source.
Quand il a quelque chose à dire à quelqu’un, il le fait en face, avec honnêteté et droiture tout en prenant garde de ne pas blesser.
Dans l’action, il va de soi que le leader moderne est fiable.
Il respecte ses engagements, les petits comme les grands, depuis arriver à l’heure à ses rendez-vous et aux réunions, jusqu'à tenir la confidentialité ou fournir dans les délais un travail promis.
Mais revenons à la notion de pouvoir :
Le leader moderne partage son pouvoir avec ses collaborateurs.
En déléguant le pouvoir opérationnel, il conserve un pouvoir d’influence ou de référence.
Pour ce leader, le pouvoir est une ressource illimitée, donc le jeu n’est pas de se battre pour en avoir la plus grosse part.
Au contraire, plus il donne de pouvoir autour de lui, plus il en a à disposition. Pourquoi ?
Parce que la logique de possession et de quantité ne s’applique qu’au pouvoir extérieur, celui des titres et des galons.
Or, il existe un pouvoir plus puissant que le précédent.
C’est le pouvoir intérieur.
Il est fait de confiance en soi, de respect de l’autre, de conscience qu’on ne peut pas tout contrôler mais que les événements vont certainement nous enseigner ce que l’on doit apprendre pour progresser.
Enfin la forme ultime du pouvoir, la plus élaborée et la plus efficace, c’est le service.
Savoir mettre ses talents et son influence au service d’une cause qui apporte aux autres, voilà le vrai pouvoir.
Osera-t-on le comprendre ?
Commencera-t-on à l’exercer ?
Notre monde en a terriblement besoin.