L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier

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VÉRITÉ

VÉRITÉ

 

 





Un des sens de la vie se trouve dans la soif de connaissance qui est propre à l'homme.

 

Il veut savoir ce qu'est tout ce qui l'entoure.

 

Il veut la vérité.

 

La vérité est avant tout un élément en relation avec le fait de voir, de comprendre, avec la theoría, comme l'appelle la tradition grecque.

 

Mais la vérité n'est jamais seulement théorique.

 

Augustin a affirmé une réciprocité entre « scientia » et « tristitia »: le simple savoir, dit-il, rend triste.

 

Et de fait - celui qui voit et qui apprend seulement tout ce qui a lieu dans le monde, finit par devenir triste.

 

Mais la vérité signifie davantage que le savoir : la connaissance de la vérité a pour objectif la connaissance du bien.

 

Tel est également le sens de l'interrogation socratique : quel est le bien qui nous rend vrais ?

 

La vérité rend l’homme bon, et la bonté est vraie : tel est l'optimisme de base.


Au Moyen Age, il y eut un débat approfondi sur le rapport entre théorie et pratique, sur la juste relation entre connaître et agir.

 

Inévitablement apparaît la question de la relation entre pratique et théorie, entre connaissance et action.


Mais alors, la question devient inévitable : qu'est-ce que la vérité ?

 

Et comment la reconnaît-on ?

 

Si pour cela on renvoie à la « raison publique », comme le fait Rawls, il s'ensuit nécessairement aussi la question : qu'est-ce qui est raisonnable ?

 

Comment démontre-t-on qu'une raison est une raison vraie ?

 

Nous trouverons la réponse dans la philosophie et la théologie, auxquelles étaient confiée la recherche sur l'existence humaine dans sa totalité et avec celle-ci le devoir de conserver vive la sensibilité pour la vérité.

 

On pourrait même dire que cela est le sens permanent et véritable de ces deux sciences : être des gardiens de la sensibilité pour la vérité, ne pas permettre que l'homme se détache de la recherche de la vérité.


A l'époque moderne, se sont ouvertes de nouvelles dimensions du savoir, qui sont mises en valeur en particulier dans deux grands domaines : tout d'abord dans les sciences naturelles, qui se sont développées sur la base de la connexion entre l'expérimentation et une rationalité présupposée de la matière ; en second lieu, dans les sciences historiques et humanistes, où l'homme, en scrutant le miroir de son histoire et en éclaircissant les dimensions de sa nature, tente de mieux se comprendre lui-même.


Dans ce développement s'est ouverte à l'humanité non seulement une mesure immense de savoir et de pouvoir, mais la connaissance et la reconnaissance des droits et de la dignité de l'homme ont également grandi, et nous pouvons être reconnaissants de cela.

 

Toutefois, le chemin de l'homme ne peut jamais se dire complètement achevé et le danger de la chute dans le manque d'humanité n'est jamais tout simplement conjuré : nous le voyons bien dans le panorama de l'histoire actuelle !

 

Le danger pour le monde occidental - pour ne parler que de celui-ci - est aujourd'hui que l'homme, justement en considération de la grandeur de son savoir et de son pouvoir, baisse les bras face à la question de la vérité.

 

Et cela signifie que dans le même temps la raison, en fin de compte, se plie face à la pression des intérêts et à l'attraction de l'utilité, contrainte de la reconnaître comme critère ultime.

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