L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier

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UN MONDE PLUS HUMAIN

UN MONDE PLUS HUMAIN








La déroute de la planète financière met en lumière une pollution de notre espace humain et social à laquelle peu de personnes prêtaient attention.
On est aujourd’hui en présence d’un désordre économique de grande dimension, fruit de dérapages multiples et qui menace gravement les peuples. Indépendamment des problèmes techniques que pose la situation actuelle, nous ne devons pas laisser échapper quelques questions de fond qui se posent à tout homme de bonne volonté.

 

La recherche d’un profit économique maximum devient un scandale quand elle aggrave la situation des plus faibles et place le gain au-dessus de toutes les autres valeurs.


Les comportements des financiers manifestent que l’impact des décisions économiques sur la vie des gens n’entrent pas en compte dans leurs stratégies et ne laissent donc pas bien augurer du sens éthique et de la conscience qu’ont les acteurs de l’économie de leur responsabilité morale par rapport au reste de l’humanité.


Ce que les incertitudes de l’heure rendent clair, c’est le déséquilibre profond qui demeure à la base de la vie en société, à quelque niveau que ce soit.


Le fait qu’au nom de dogmatismes économiques on accepte de considérer l’appauvrissement de certains comme une donnée de l’être ensemble des hommes d’aujourd’hui est inacceptable, révoltant, humiliant, déshumanisant.


Une société qui tolère de tels déséquilibres n’est pas promise à un grand avenir.

 

Des mesures efficaces qui affrontent et modifient les attitudes et les pratiques doivent être prises.


Il ne faut pas admettre que ceux qui ont contribué directement à la crise dans laquelle nous sommes ou en ont tiré profit soient récompensés ou fuient leur responsabilité pour le mal qu’ils ont fait.


Face à une crise de cette ampleur, ce qui est en jeu, c’est que le bien de chaque homme puisse être assuré.


Ceci demande la prise de conscience que tous les besoins humains ne sont pas satisfaits sur le marché financier.


Peut-être avons-nous un impérieux devoir de redéfinir les besoins essentiels de l’homme, prenant nos distances par rapport à cette mécanique infernale de l’économie de marché qui génère de la consommation laquelle à son tour requiert de nouveaux moyens financiers.


Seuls le contrôle et la rectification de tir au sein même des institutions financières peuvent éviter les dérèglements de la circulation monétaire qui pénalise surtout les moins nantis, sans oublier le correctif moral apportés par les principes de justice, de solidarité et de recherche du bien commun, expression de la priorité du bien de tous sur l’enrichissement de quelques uns.


Ce qui serait gravissime dans ces moments où la panique menace, ce serait que les intérêts particuliers prennent le pas sur le principe de solidarité et que nous ne recherchions que nos avantages personnels au lieu de promouvoir le bien commun.


Notre société ne doit pas nécessairement être opposée au marché, mais il est pertinent que ce marché soit régulé par des instances objectives et qui garantissent que les besoins fondamentaux de chacun dans la société soient satisfaits.


Le monde que nous avons à faire, c’est un monde plus humain, « où chacun puisse donner et recevoir, et où le progrès des uns ne soient pas un obstacle au développement des autres.»

 

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