L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT "Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain." (Emmanuel LEVINAS) Vous trouverez sur ce site plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique. Comment concilier
ÉVOLUTION DE LA FAMILLE
Les données réunies dans une étude réalisée par l’Agence « FIDES » sur l’évolution de la famille dans l’Union Européenne depuis 1980 montrent combien, en un quart de siècle, les comportements touchant la famille se sont considérablement modifiés !
Mentionnons seulement deux ou trois points : une famille sur deux seulement reste unie la vie durant (et ceci sans prendre en compte les unions libres, qui échappent aux statistiques).
Un enfant sur deux seulement vit avec ses deux vrais parents.
Il apparaît clairement que la prédominance est accordée à l’individu plus qu’à la cellule familiale dans son ensemble.
Au plan juridique, on constate généralement que la loi suit les comportements majoritaires, mais cela entraîne chez beaucoup la confusion entre ce qui est permis par la loi, et ce qui est juste au plan éthique.
On commence pourtant à sentir le besoin de faire retrouver aux parents le sens de leur responsabilité envers leurs enfants, qui ont besoin d’un milieu stable et uni pour se structurer psychologiquement et affectivement.
L’impact sur les Jeunes.
Les témoignages venus du monde médical mettent en lumière la gravité des conséquences des carences affectives depuis la première enfance.
On constate que les premières années forgent chez l’enfant une histoire qui va conditionner la suite de son existence.
L’enfant a besoin de cohérence pour se repérer : en particulier, il a besoin que le couple procréateur soit aussi le couple éducateur.
Les adolescents ont besoin dans leur milieu familial d’une autorité structurante, faute de quoi il leur est difficile d’accepter une quelconque autorité à l’école ou dans la société. De même ils ont besoin d’être aimés, et s’ils ne trouvent pas cet amour chez leurs parents, ils vont le chercher ailleurs, dans une quête tous azimuts qui les fragilise.
Pour en revenir à l’essentiel :
L’équilibre est atteint dans une famille si les conditions suivantes sont réunies :
- un solide enracinement spirituel,
- une fidélité mutuelle indéfectible des parents associée à un amour profond pour l’accueil de la vie à naître et à faire grandir,
- une ouverture de la famille sur la solidarité humaine y compris envers les anciens qui sont témoins d’une sagesse à transmettre.
Face aux caractéristiques bien connues de la société moderne (individualisme, matérialisme, hédonisme, qui engendrent la solitude, l’ennui, l’insatisfaction), les qualités qui sous-tendent une famille équilibrée sont le don de soi (service, entraide), la sobriété de vie (moins d’avoir) qui fait goûter les joies simples (plus d’Être), plus d’imprévus, plus d’émotions, qui ne laissent pas de place à l’ennui !
On peut se demander si les structures de la famille, telles qu’elles sont encore vécues pourront résister à la pression de la mondialisation qui va dans le sens d’un profond remaniement socio-économique (urbanisation rapide, travail de la femme à l’extérieur, accès par Internet à l’information sur les autres cultures du monde, matérialisme ambiant).
Puisqu’aujourd’hui on est à même de mesurer l’impact négatif de ces évolutions issues du siècle des Lumières et de la Révolution industrielle, n’est-il pas temps de chercher une autre voie qui, s’appuyant sur les racines spirituelles, permette un développement plus respectueux de la personne humaine et du monde qu’elle habite ?