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HEROINE

HEROINE

 






Un rapport de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) pointe des
« tendances alarmantes » dans la consommation d’héroïne en France.


Celle-ci connaît une augmentation continue et touche de nouveaux publics.


Qui consomme de l’héroïne ?

Si le niveau d’expérimentation (usage au moins une fois dans la vie) de l’héroïne dans l’ensemble de la population française est faible et reste stable depuis les années 1990, sa consommation parmi les utilisateurs de drogues est en augmentation.


« Parmi les usagers rencontrés dans le cadre d’une prise en charge sociosani­taire, l’usage déclaré d’héroïne au cours de la semaine précédente passe de 12,6 % en 2004 à 16,6 % en 2006 »
, relève le rapport de l’OFDT.


L’usage d’héroïne concerne essentiellement des hommes de plus de 30 ans, le plus souvent bénéficiaires d’un traitement de substitution.

D’autres groupes consomment également régulièrement cet opiacé : les jeunes « errants » en situation de grande précarité sociale, « évoluant aux frontières de l’espace urbain et de l’espace fes­tif » ; des immigrés de fraîche date, principalement issus d’Europe centrale et orientale, eux aussi en grande précarité sociale…


Mais, constate le rapport, cet usage s’est étendu à des popula­tions intégrées et de plus en plus jeunes.


Comment expliquer cette augmentation de la consommation ?

Les observateurs qui participent à la réalisation du rapport de l’OFDT constatent une augmentation de la disponibilité de l’héroïne.
 

 Il semblerait également que l’opiacé ait une image plus positive.


Les usagers la voient davantage comme un produit facile à gérer qui n’entraîne pas de descente ou de dépression.


Le produit fascine même les plus jeunes, grâce notamment au développement de modes d’administration alternatifs (sniff et inhalation).


Ils paraissent perdre la conscience des dangers du produit.


Or, l’héroïne induit une très forte dépendance physique et psychique, avec un état de manque, ainsi que des risques de surdose.


Cela
« pourrait avoir des conséquences graves sur la santé des usagers » dont une augmentation du nombre de décès, notamment par surdose, avertissent les autorités sanitaires, en évoquant le risque supplémentaire lié à l’héroïne très concentrée.

 

 

 

 

 

 

 

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