4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 01:00

PARADOXE DE L’OBÉISSANCE

 

 





L’obéissance a quelque chose d’étrange.

 

Rien n’est plus honni et rien n’est plus communément admis.

 

Allez parler d’obéissance dans l’entreprise.

 

Ce sera un tollé !

 

Officiellement, la chose n’existe pas.

 

On veut bien admettre des « devoirs » mais en réponse stricte à des « droits », des « acquis » et bien encadrés par des « lois ».

 

Il peut donc y avoir discipline, conformité au consensus, mais beaucoup plus dans un climat de contrainte et en matière de « compromis » qu’au nom de ce qu’on ne tient pas à appeler, du moins spontanément, l’obéissance.

 

Une fois dépassé le stade de l’élève et de l’enfant à qui on peut encore en parler vis-à-vis des maîtres et des parents, le propre de l’adulte est de s’en affranchir.

 

L’étonnement rebondit quand on voit combien, même si le terme n’est guère admis, du moins la réalité de ce qu’il faut bien se résoudre à appeler obéissance est universellement présente.

 

On obéit aux horaires, aux itinéraires, aux feux mis en place à tous les carrefours.

 

On obéit aux lois de la profession, de la concurrence, des marchés.

 

On obéit aux idées à la mode, à la mode tout long ou tout court, aux conventions sociales, à l’air du temps et au menu du jour.

 

On obéit aux programmes scolaires, universitaires, aux directives administratives, aux consignes de sécurité.

 

On se soumet au droit privé, au droit public, au droit du travail.

 

Le monde de l’anarchie lui-même se plie aux « lois du milieu » et ceux qui seraient encore au-dessus des lois, parce que les édictant ou les bafouant, obéissent aux lois d’une existence pour laquelle on n’a pas choisi de naître et au terme de laquelle on ne peut pas se dispenser de mourir.

 

Au moins ce jour-là, il faut bien obéir !

 

Quel surprenant paradoxe : l’homme ne veut obéir en rien et voilà qu’il obéit en tout !

 

Où est donc la vraie liberté ?

 

Où est la vérité ?

 

Pourquoi, d’un côté, cette réticence générale poussant au rejet ?

 

Et pourquoi cette soumission, au bout du compte si universellement acceptée et si facilement (si sottement même parfois) consentie ?

 

Un regard psychologique porté sur ce même phénomène peut-il aider à avancer ?

 

Nous voyons que obéir, qui vient de ob-audiere, suggère l’écoute de l’oreille tendue.

 

Or, l’oreille est le seul sens de l’homme à rester toujours ouvert.

 

On peut fermer la bouche, les yeux, les narines, les mains, en les empêchant de goûter, de voir, de respirer, de saisir.

 

Mais, d’elles-mêmes, les oreilles restent toujours ouvertes !

 

Elles sont incessamment en attente et comme en état d’alerte.

 

C’est comme si la situation d’écoute était inhérente à l’homme.

 

N’y aurait-il pas, dans cette attitude naturelle, comme l’arrière-fond, l’arrière plan de la vraie liberté ?

 

La vérité enfin, c’est que l’homme n’est pas seul.

 

Même s’il est individu, et mieux encore personne, il n’est pas seul.

 

Il n’existe pas dans le « je » qui s’affirme en s’opposant ou en écrasant, mais dans le « nous » qui se construit et s’édifie en s’unissant.

 

Sur un autre plan, on peut être amené à relever des risques réels de déviation par rapport à une attitude d’obéissance mal vécue ou de refus d’obéissance mal comprise.

 

On peut ainsi noter, par exemple, un instinct désordonné d’affirmation de soi.

 

Il y a en tout homme « une volonté de puissance ».

 

Celle-ci, au demeurant, est souvent fondée sur une angoisse d’être.

 

L’agressivité, la soif d’autonomie, le refus de toute écoute sont souvent signe d’inquiétude.

 

Cette fuite, finalement emprisonnante, dans l’indépendance peut alors amener à une opposition systématique à toute forme d’autorité.

 

Pourquoi courir après l’illusion de pauvres autonomies et de petites indépendances ?

 

Que serait donc à ce stade une obéissance paisible, libérée, confiante et qui pourrait corriger ce travers et briser cette résistance ?

 

On peut également relever un instinct excessif de peur et de défense conduisant finalement à un incessant repli sur soi par crainte de sortir de soi : l’homme vit en dedans. C’est le solipsisme et l’enfermement.

 

Pour se protéger, l’homme s’affaiblit.

 

Pour se préserver, il s’appauvrit.

 

En croyant se grandir par lui-même, il se rapetisse.

 

Inversement, il faut mettre en garde contre un instinct de soumission.

 

Il y a souvent en l’homme comme un recul viscéral en face des responsabilités ou des difficultés.

 

Il peut alors se réfugier dans une obéissance servile qui relève plus de l’apathie que de la docilité.

 

Quitte à prendre à son aise en contournant les obstacles, en évitant les heurts, il peut alors plonger dans l’amollissement d’une vie où l’on consent médiocrement à tout, mais sans vraiment obéir à personne ni à rien.

 

Comment obtenir une obéissance vraie, pleinement acceptée ?

 

Un manager doit tout à la fois allier fermeté et douceur, exhorter et corriger.

 

Il ne sera jamais facile de bien manier encouragements et reproches, de conduire tout un ensemble en se pliant aux tempéraments et aux caractères de chacun.

 

Mais une même discipline doit être appliquée à tous.

 

Le pire ennemi du bien commun n’est-il pas l’abdication ou la démagogie ?


Voir également :


Eloge de l'obéissance

éloge de l'obéissance
L’obéissance concerne la personne humaine, c’est à dire l’être doué de libre-arbitre. L’obéissance ne peut, si elle est humainement bien comprise et bien demandée, contredire le besoin vital de liberté. D’où vient qu’elle soit ressentie parfois comme humiliante alors…


Lire la suite 


Petite anthropologie de l'autorité et de l'obéissance

Petite anthropologie de l'autorite et de l'obeissance

... En indépendance, on se trouve confronté à des formes d’idolâtrie qui ne donnent pas davantage de liberté mais rendent esclaves. A tout cela s’ajoute la constatation que la façon de percevoir et…

Obéissance

Obeissance

« L’obéissance sans liberté est esclavage La liberté sans obéissance est arbitraire. Ce n’est que dans la liberté que l’on peut obéir. L’obéissance

 

Obéissance

Obéissance

La voie de l’obéissance, terme aujourd’hui piégé, n’est pas conformité à des ordres reçus d’une hiérarchie préétablie, elle est plutôt une…

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 01:00

PARADOXES DU SILENCE

 

 




Dans la société moderne, le silence est nécessaire, pour ne pas dire indispensable.

 

C’est dans le silence que la personnalité se forme et acquiert une pensée.

 

Qu’est-ce donc que le silence ?

 

Où prend-t-il sa source, où son cours nous conduit-il ?

 

Une analyse psychosociologique n’en finirait pas de nous montrer ses paradoxes.

 

D’un côté, il s’exprime devant la beauté contemplée : un magnifique paysage, une œuvre d’art… il traduit le meilleur de l’admiration.

 

D’un autre côté, il traduit les plus grandes douleurs, marque la peine ressentie à travers l’épreuve de la solitude et de l’absence. Il cache le trouble, la rancœur, la jalousie, l’amertume.

Il traduit l’indifférence et enveloppe le trouble.

 

Il peut être faux quand il est boudeur, renfrogné, taciturne ; ou encore raide, disciplinaire ou systématique ; ou tout simplement endormi ou amorphe.

 

Mais comme il est vrai quand il est ouvert, paisible, bienveillant !

 

Il peut alors réjouir, construire, dynamiser à toute une vie d’intériorité, mettre le cœur au calme et élever la pensée.

 

Comment ne pas aimer et rechercher ce silence-là, dont on entrevoit la richesse et la force ?

 

Où donc trouver le silence juste et vrai, le silence bel et bon ?

 

L’homme n’a-t-il pas, trop souvent, « des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre » ?

 

Il y a aujourd’hui, dans toute cette hypertrophie des paroles, de la musique, du bruit, de la télévision, une des causes majeures du mal-être moderne.

 

Le silence se construit aussi par la lutte contre les paroles vaines.

 

Dompter sa langue, c’est se maîtriser tout entier.

 

Il ne suffit pas de faire silence.

 

Il faut le vivre.

 

Non pas le subir, le supporter, ni même l’accepter, mais le vouloir, le rechercher, le sauvegarder.

 

On peut alors le vivre avec souplesse et même avec le sourire.

 

Le test de son authenticité est peut-être bien là.

 

Le silence des lèvres (évitant superficialité, légèreté, médisances) introduit au silence du cœur (au-delà des jugements, jalousies, envies).

 

Celui-ci conduit au silence de tout l’être, qui n’a rien de tendu ni de compassé, mais est tout ouverture.


Voir également :

Silence

Silence

On parle volontiers d’un « silence de mort », pourquoi pas d’un « silence de vie ? » La vie, dans ce qu’elle a de plus précieux, dans son bourgeonnement et sa naissance et jusqu’à son dernier souffle, s’accorde au silence. Toute parole vraie est…

éloge du silence

éloge du silence

Faire silence est difficile aujourd'hui, dans le monde dans lequel nous vivons, où nous sommes prisonniers de ce que Pascal avait appelé « le divertissement », c'est-à dire, dans notre langage, la dispersion. Il y a…

éloge du silence

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Faire silence est essentiel : se poser un moment et oser le silence intérieur. Prendre le risque de faire taire son brouhaha intérieur. Eviter de trop parler afin d’éviter la superficialité, la médisance, la légèreté. L’homme sage sait se taire jusqu’au bon moment. Dompter sa…

 

Silence

« Seul le silence, le silence des choses, le silence de la nature, le silence de la lumière, le silence du chant des oiseaux lui-même, ce silence seul peut faire contrepoids à la folie des hommes. Il est absolument…

Bruit et silence

Bruit et silence

Nous vivons de plus en plus dans un monde de bruit. Ce bruit nous dérange autant qu’il nous arrange. Jamais l’homme n’a autant disposé de moyens techniques…

Apprendre le silence

Apprendre le silence

Nous sommes dans un monde où le silence est pauvre, où le silence est vide, où le silence est triste. Alors les gens le remplissent par du bruit. Il y a le bruit…

Le silence

Le silence

Quel est ce silence que l’on peut considérer comme un aspect de la sagesse ? Il est d’abord le résultat de savoir se taire. « Le sot dit ce qu’il sait, le sage sait ce qu’il dit. »,…

Silence
Dans la dernière livraison de la revue Etudes, un texte ramène au silence et à ses vertus, dans un aspect hors d'âge, codifié il y a presque mille ans. Silence et solitude dans…

Silence

Silence
Une grande menace pèse aujourd’hui sur le silence. La tentation est grande de vivre avec le casque sur la tête, le téléphone à l’oreille. Faire silence,…

Habiter sa parole

Habiter sa parole

Certains silences pèsent, inquiètent, effraient. Silences oppressants. Silences de déréliction ou de mort. Silences lourds, épais,…
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 01:00

URGENCE ÉTHIQUE

 

 






Le développement n'est pas en soi mauvais, la mondialisation n'est pas en soi une catastrophe, la technique n'est pas en soi perverse – bien au contraire, il faut, mais il faut le plus vite possible, redonner la primauté à l'exigence éthique, à un projet qui mette l'homme au centre des préoccupations économiques.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 01:00

MUTATION DE SOCIÉTÉ

 








La sortie de crise ne peut se réduire aujourd’hui à la fin d’un cycle de crédit trop abondant ou à une fluctuation plus ou moins violente du mouvement des affaires.

 

La crise que nous traversons a des dimensions plus profondes ; elle relève de la mutation de société et touche le monde entier.

 

Elle interroge plus profondément les raisons d’agir de toutes les personnes responsables, citoyens et dirigeants.

 

La conscience peut progresser dans une situation où l’humanité, à travers ses sujets désireux de reconnaissance et aspirant à une vie meilleure, devient en elle-même la plus grande menace de son autodestruction, en même temps que sa seule espérance de survie.

 

Au cœur de cette humanité se trouvent les raisons et les passions, les désirs et les frustrations, les aspirations et les motivations, à travers lesquels se dessine l’avenir des générations futures.

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:00

HABITER SA PAROLE

 

 






La parole est le propre de l’homme.

 

De tous les êtres vivants, il est le seul à pouvoir parler.

 

Cette simple remarque, qui peut paraître banale, nous montre que la supériorité immense que l’homme a vis-à-vis du monde animal et, partant, sur l’ensemble du monde.

 

Pour toutes ces espèces vivantes, tout reste figé, statique, incapable de progrès.

 

Parce que la parole, et tout ce qu’elle suppose, ne leur est pas donnée.

 

L’homme, au contraire, du fait de la parole reçue en partage, dés son entrée dans l’histoire du monde, peut s’épanouir, entreprendre, communiquer, progresser…

 

Par la parole, il peut transmettre ses acquis, partager ses convictions, enseigner un savoir, traduire ses sentiments, défendre ou promouvoir des valeurs.

 

Grâce à la parole, il peut exprimer l’amour, dire le bien et le mal.

 

Sans la parole, il n’y aurait ni science, ni connaissance, ni progrès.

 

Ni littérature, ni art, ni histoire.

 

Tout serait plongé dans une sorte d’autisme statique et général.

 

La parole élève l’intelligence, épanouit le cœur.

 

Elle enrichit et embellit l’humanité toute entière.

 

L’homme est un être parlant.

 

Mais, que fait l’homme de sa parole ?

 

Il devrait tout d’abord prendre conscience de l’importance capitale de sa parole.

 

Les sages lui enseignent.

 

Les paroles peuvent devenir le pire ennemi ou le meilleur allié de l’homme.

 

S’il savait le bien qu’il peut faire avec des paroles justes et vraies, par l’usage de paroles bienveillantes et bien maîtrisées.

 

L’homme a bien sûr à sa disposition toute la panoplie des paroles intellectuelles, culturelles, sociales, économiques, politiques.

 

Mais il est de son devoir de parler en tous ces domaines, avec la compétence nécessaire, bien sûr, mais toujours et partout, le plus possible, avec justesse et mesure, sagesse et vérité, bienveillance et encouragement.

 

En refusant toute espèce de superficialité, de grossièreté.

 

Et plus encore murmures, médisances, mensonges, calomnies.

 

Il est finalement si réconfortant pour l’homme et si constructif pour le monde environnant de ne parler qu’avec des paroles de paix et de réconfort.

 

Ne serait-ce pas là, le début du bonheur ?

 

Voir également :

PAROLE

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 01:00

POIDS DES ACTIONNAIRES

 

 




Le poids des actionnaires est-il aujourd’hui trop grand ?

 

Il ne faut jamais oublier que l’actionnaire est celui qui prend le risque.

 

S’il n’y a pas d’actionnaire, il n’y a pas d’entreprise et il n’y a pas de développement économique.

 

En revanche, il est important pour ces actionnaires, comme pour tous les acteurs économiques, d’avoir une vision et une gestion de long terme plutôt que de court terme.

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 01:00

QUESTION SOCIALE

 

 




La question sociale est devenue radicalement une question anthropologique.

 

Ni l’homme ni la vie ne sont des valeurs marchandes.



Voir également : 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 01:00

UN TRAVAIL DÉCENT

 

 





Que veut dire le mot « décent » lorsqu’il est appliqué au travail ?

 

Il signifie un travail qui, dans chaque société, soit l’expression de la dignité essentielle de tout homme et de toute femme :

 

Un travail choisi librement, qui associe efficacement les travailleurs, hommes et femmes, au développement de leur communauté ; un travail qui, de cette manière, permette aux travailleurs d’être respectés sans aucune discrimination ;

 

Un travail qui donne les moyens de pourvoir aux nécessités de la famille et de scolariser les enfants, sans que ceux-ci ne soient eux-mêmes obligés de travailler ;

 

Un travail qui permette aux travailleurs de s’organiser librement et de faire entendre leur voix ;

 

Un travail qui laisse un temps suffisant pour retrouver ses propres racines au niveau personnel, familial… ;

 

Un travail qui assure aux travailleurs parvenus à l’âge de la retraite des conditions de vie dignes.

 


Voir également :

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 01:00

SUBSIDIARITÉ

 

 





Le principe de subsidiarité est l’expression de l’inaliénable liberté humaine.

 

La subsidiarité est avant tout une aide à la personne, à travers son autonomie.

 

Cette aide est proposée lorsque la personne ne réussit pas à faire par elle-même ce qui lui incombe et elle implique toujours que l’on ait une visée émancipatrice qui favorise la liberté et la participation en tant que responsabilisation.

 

La subsidiarité respecte la dignité de la personne en qui elle voit un sujet toujours capable de donner quelque chose aux autres.

 

En reconnaissant que la réciprocité fonde la constitution intime de l’homme, la subsidiarité est l’antidote le plus efficace contre toute forme d’assistance paternaliste.



Voir également : 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 01:00

SOLITUDE DE L’HOMME

 

 

 




Une des pauvretés les plus profondes que l’homme puisse expérimenter est la solitude.

 

Cette solitude a pour origine la fermeture tragique de l’homme en lui-même, qui pense se suffire à lui-même, ou bien considère n’être qu’un simple fait insignifiant et éphémère, un « étranger » dans un univers qui s’est constitué par hasard.

 

L’homme est aliéné quand il est seul ou quand il se détache de la réalité, quand il renonce à penser et à croire en un Fondement.

 

L’humanité tout entière est aliénée quand elle met sa confiance en des projets purement humains, en des idéologies et en de fausses utopies.

 

L’homme se réalise dans les relations interpersonnelles.

 

Plus il les vit de manière authentique, plus son identité personnelle mûrit également.

 

Ce n’est pas en s’isolant que l’homme se valorise lui-même, mais en se mettant en relation avec les autres.

 

L’importance de ces relations devient alors fondamentale.




Voir également : 

Solitude de l'homme

Solitude de l'homme

« Toujours seul, enfermé en moi en face de moi. Et je n’ai point d’espoir de sortir par moi de ma solitude. La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que...

 

Solitude

Solitude

Nous assistons à une métamorphose du travail humain qui n’a pas de précédent dans l’histoire de l’humanité : la substitution inéluctable des ressources de la pensée à celles de la force physique. Par rapport à la force physique, la dimension solitaire caractérise la...

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Recherche

Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

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Principal Auteur Cité

AUTRES AUTEURS CITÉS

ALBERT CAMUS : BONHEUR
ALBERT CAMUS : DIGNITÉ DE VIVRE ET DE MOURIR
ALBERT CAMUS : HAINE ET MÉPRIS
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ALBERT CAMUS : LE DROIT ET LA FORCE
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ALBERT ROUET : COMPLEXITÉ DES RELATIONS A L’AUTRE
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CHARLES JOURNET : LE MAL
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JACQUES MARITAIN : ESSENTIEL
JACQUES MARITAIN : PAROLE DE SAGE
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JEAN CHRYSOSTOME : HUMILITÉ
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JEAN GUITTON : LA MORT
JEAN GUITTON : OBÉISSANCE
JEAN GUITTON : ORGUEIL
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KANT : EXIGENCES DE LA PENSÉE
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KARL JASPERS : VÉRITÉ ET COMMUNICATION
KARL RAHNER : L'ÉTANT FINI
KHALIL GIBRAN : ÉLOGE DU TRAVAIL
KIERKEGAARD : ANGOISSE
KIERKEGAARD : COMPRENDRE
KIERKEGAARD : INCOMPRÉHENSIBLE
KIERKEGAARD : POUR UNE VIE NOUVELLE
KIERKEGAARD : SOUFFRANCE
KIERKEGAARD : SUR LE CHEMIN DE LA VIE
KIM EN JOONG
LA BRUYERE : MODESTIE
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MAURICE BELLET : LE LIEU DU COMBAT
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MAURICE BLONDEL : EXIGENCE
MAURICE ZUNDEL : CONQUÊTE DE SOI
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MAURICE ZUNDEL : HUMAIN
MAURICE ZUNDEL : LIBERTÉ
MAURICE ZUNDEL : RENCONTRE VÉRITABLE
MAURICE ZUNDEL : SENS DE L’EXISTENCE
MAURICE ZUNDEL : SENS DE LA DESTINÉE
MAURICE ZUNDEL : SILENCE 
MAURICE ZUNDEL : TRAVAIL
MAURICE ZUNDEL : VIE INACCOMPLIE
MAURICE ZUNDEL : VOCATION DE L’HOMME
MAX WEBER : ÉTHIQUE
MICHEL ALBERT : BONNE SANTÉ
MICHEL-MARIE ZANOTTI-SORKINE : DÉMOCRATIE ET LIBERTÉ
MICHEL-MARIE ZANOTTI-SORKINE : ÉTERNITÉ
MONTESQUIEU : MÉPRIS
MONTESQUIEU : POUVOIR
NEWMAN : CONDITION HUMAINE
NEWMAN : ÉVOLUTION DE L’HOMME
NEWMAN : NÉANT DE CE MONDE
NEWMAN : VRAI GENTLEMAN
NIETZSCHE : APPRÉCIATION
NIETZSCHE : AVENIR
NIETZSCHE : CERTITUDE
NIETZSCHE : CRUAUTÉ
NIETZSCHE : ÉLOGE DU SILENCE
NIETZSCHE : FINITUDE DE L’HOMME
NIETZSCHE : MÉPRIS DE SOI
NIETZSCHE : MONDE DÉSTRUCTURÉ
NIETZSCHE : TRISTE SOCIÉTÉ
NIETZSCHE : VÉRITÉ
NIETZSCHE ET TEILHARD DE CHARDIN
NORBERT SEGARD
NORBERT SEGARD : BONHEUR
NORBERT SEGARD : UN MODÈLE
PASCAL : DIVERTISSEMENT
PASCAL : MOI
PASCAL : MORT
PASCAL : PARAÎTRE
PASCAL : PUISSANCE
PASCAL : QU’EST-CE QUE L’HOMME ?
PAUL CLAUDEL : VRAI ET RIEN
PAUL RICOEUR : ACTION
PAUL RICOEUR : ÉTHIQUE
PAUL RICOEUR : L’AUTRE
PAUL RICOEUR : MAL ET BONTÉ
PAUL RICOEUR : PARDON
PAUL RICOEUR : VALEUR DE L’HOMME
PAUL TILLICH : ANGOISSE
PAUL VALADIER : HOMME, ANIMAL MALADE
PÉGUY, BERNANOS, CLAUDEL : ARGENT 
PIERRE CLAVERIE
PIERRE CLAVERIE : L’AUTRE
PIERRE, PAUL ET JEAN
PLATON : AUTORITÉ
RABELAIS : DÉSESPOIR
RENÉ GIRARD : DÉSIR MIMÉTIQUE
RENÉ GIRARD : HOMME MAÎTRE DU MONDE
RENÉ GIRARD : OPTIMISME
RENÉ GIRARD : ORIGINE DES CONFLITS
RENÉ GIRARD : RIVALITÉ MIMÉTIQUE
RENÉ GIRARD : TERRORISME
RENÉ GIRARD : URGENCE
ROMAIN ROLLAND : BATAILLE DE L’HOMME
ROUSSEAU ET AUGUSTIN
SAINT EXUPERY : SILENCE
SAINT-EXUPERY : BUT COMMUN
SAINT-EXUPERY : CATHÉDRALE
SAINT-EXUPERY : CITATIONS POUR MANAGER
SAINT-EXUPERY : DÉSERT
SAINT-EXUPERY : HAINE
SAINT-EXUPERY : HUMILITÉ
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SAINT-EXUPERY : JUSTICE
SAINT-EXUPERY : L’ART DES PETITS PAS
SAINT-EXUPERY : L’ESSENTIEL OUBLIÉ
SAINT-EXUPERY : LE PETIT PRINCE
SAINT-EXUPERY : LE TEMPS
SAINT-EXUPÉRY : MOZART ASSASSINÉ
SAINT-EXUPERY : PAROLE DE SAGE POUR UN MANAGER
SAINT-EXUPERY : QUALITÉ DE LA CIVILISATION
SAINT-EXUPERY : RACINES
SAINT-EXUPERY : RESPONSABLE
SAINT-EXUPERY : STABILITÉ
SAINT-EXUPERY : TOURNÉ VERS SOI
SAINT-EXUPERY : VANITÉ DE L’HOMME
SAINT-EXUPERY : VOYAGE
SARTRE : QU’EST-CE QUE L’HOMME ?
SERGE DASSAULT : GESTION PARTICIPATIVE
SPINOZA : JUSTICE
TEILHARD DE CHARDIN : APPARITION DE L’HOMME
TEILHARD DE CHARDIN : AVENIR
TEILHARD DE CHARDIN : DÉFI A LA PENSÉE
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TEILHARD DE CHARDIN : LE MONDE SE CONSTRUIT
TEILHARD DE CHARDIN : MANTEAU D’HUMANITÉ
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THEODORE MONOD
THÉODORE MONOD : LE PROPRE DE L’HUMAIN
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THOMAS D’AQUIN
THOMAS D’AQUIN : ÉQUITÉ
THOMAS HOBBES : RIRE
THOMAS JEFFERSON : UN VISIONNAIRE !
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TOCQUEVILLE : RELATIVISME
TOLSTOÏ : FORMER SA RAISON
VOLTAIRE : CUPIDITÉ ET ORGUEIL
YVES CONGAR : ESPRIT POSSESSIF