16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 02:00
DÉCIDER DANS L'URGENCE







La vie de l’entreprise est faite d’un quotidien de décisions, parfois très simples et sans conséquence, parfois très lourdes.


Toutes se prennent dans un contexte incertain, car l’information ne peut être complète et les contextes changent de façon permanente. Elles sont bien souvent des paris où l’on tente de compenser l’incertitude par l’expérience.

Mais elles ont aussi le point commun d’impliquer des conséquences pour les hommes et les femmes qui constituent l’entreprise ou pour ceux qui forment ses partenaires extérieurs : clients, fournisseurs.

Incertaines par nature, fortement influencées par l’expérience, elles ont un caractère aléatoire et se trouvent en permanence au carrefour des valeurs que veut vivre le décideur et des contraintes de la réalité.

Cet arbitrage valeurs/réalisme est souvent effectué dans des situations courantes.

C’est du quotidien de la relation à l’autre que se forge la prise en compte de l’autre dans la difficulté. Et c’est dans le quotidien que s’oublie le plus facilement la référence à ses valeurs.

Exigence du toujours plus, du toujours plus vite, une société hypermoderne émerge sous nos yeux.

Sous l’influence de la mondialisation et des nouvelles technologies de l’information, notre culture temporelle est en train de changer radicalement.

L’homme est de plus en plus dépourvu de repères tant les changements sont rapides.

L’incertitude et l’urgence envahissent toutes les sphères de l’existence collective et individuelle.

Il nous faut bien souvent réagir « dans l’instant » sans plus avoir le temps de différencier l’essentiel de l’accessoire.

Mais ce présentéisme plonge t-il pour autant l’individu dans le seul temps de l’urgence et de l’instantanéité ? Les préoccupations relatives à l’avenir (avenir planétaire par exemple) et les questions de sens ont-elles pour autant déserté la conscience du présent ?

Autant de bouleversements et de questionnements qui invitent à examiner d’un peu plus prés l’évolution du temps social qui gouverne l’époque.

Comprendre ce qui se passe, posséder des repères sur les métamorphoses rapides de notre rapport au temps, en mesurer les enjeux, les risques, les potentialités, identifier les alternatives possibles ; autant de conditions nécessaires pour mieux se situer en tant qu’acteur social au sein de cette « culture temporelle » de l’hypermodernité.

L'urgence bouscule l'éthique si par éthique on entend un certain nombre de règles toutes faites, déterminées d'avance et qui s'appliqueraient obligatoirement quelles que soient les circonstances car ces règles ne conviennent pas toujours à toutes situations auxquelles on est affronté.

Elle bouscule encore l'éthique même si par éthique on entend les valeurs, les convictions, les références morales qui nous paraissent devoir être respectées en toutes circonstances, car il est des situations où il n'est pas possible de les respecter toutes à la fois.

Il faut parfois en sacrifier pour sauvegarder l'essentiel.

Et dans l'urgence il est souvent difficile de distinguer l'essentiel ou d'être sûr que notre décision va vraiment sauvegarder ce qui nous paraît essentiel. Une décision est toujours un pari dont on ne peut prévoir toutes les conséquences. Elle n'est jamais totalement satisfaisante, totalement sûre, totalement indiscutable.

Et pourtant il faut décider.

L'enseignement en matière sociale a su rappeler l'idéal, le souhaitable mais s'est rarement affronté au problème de la décision en situation d'urgence. Ce sont plutôt les moralistes qui ont étudié ces "cas de conscience", ces situations très concrètes qui mettent la conscience au tourment. Elle se trouve devant un conflit de devoirs ou de valeurs et elle doit choisir "en conscience" ce qu'elle croit le meilleur sans pour autant être sûre d'avoir fait le bon choix.

Comment peut-on décider en conscience dans l'urgence ?

La logique de performance et la pression sur les objectifs sont de plus en plus fortes dans le monde économique actuel et rien ne permet de penser à une évolution différente dans le futur.

De plus en plus, le temps est la ressource la plus rare car les événements se bousculent, les donneurs d’ordre ou interlocuteurs (clients, hiérarchiques ..) sont de plus en plus présents et la plupart du temps, exigent des réponses rapides sans suffisamment tenir compte des contraintes existantes ou de la complexité du problème posé.

La solidité et la réelle appropriation des valeurs qui nous guident est essentielle (qu’elles soient personnelles ou encore mieux promues et développées par l’entreprise) mais entrent aussi en jeu des éléments qui touchent à la personnalité et à l’intelligence émotionnelle de chacun (tolérance au stress, confiance en soi...), donnant ainsi des réponses et des espaces de liberté très différents selon les comportements mis en œuvre.

Plusieurs pistes seront à regarder qui peuvent être pour le décideur autant de " devoirs " à considérer dans ces cas de « conflit de devoir » :

- Se préparer techniquement et personnellement pour anticiper les situations critiques qui peuvent surgir.
- Promouvoir et vivre authentiquement les valeurs partagées dans l’entreprise.
- Ne pas être seul et si possible partager les éléments de la décision à prendre avec ses équipes.
- Avoir des lieux et/ou des personnes permettant la prise de recul.
- S’interroger en permanence sur sa propre manière d’agir en tant que responsable.
- Se former sans cesse dans le domaine des sciences humaines.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 02:00
LEADERSHIP D’INFLUENCE










Quand on mène des projets, les personnes dont on a besoin pour réussir n'obéissent pas toujours.


Qui n'a pas rêvé de donner des ordres, comme au bon vieux temps, histoire de faire avancer les choses ?

Décidément, ce fameux "leadership d'influence - le "must" du management moderne - est bien irritant. Car il oblige chaque manager à transformer son rapport aux autres.

Au lieu de mener, il s'agit d'expliquer, convaincre, ré-expliquer cent fois, faire adhérer. L'exercice prend du temps s'avère délicat et souvent besogneux. Pire : on y découvre qu'influencer, c'est principalement écouter. La prise de conscience n'est pas mince.

Elle s'adresse à nous tous, la cohorte des malentendants.

Effectivement, écouter c'est accepter d'être surpris, donc ne pas tout savoir, se laisser volontiers entraîner sur des terrains imprévus, non "bordés".

Celui qui n'a pas suffisamment confiance en lui préfère dominer.

Il développe les idées qu'il maîtrise, assène ses convictions et n'en démord pas.

Cette façon de contrôler permet de maintenir l'imprévu à distance : c'est plus confortable et ô combien sécurisant !

Mais comment convaincre si l'on ne sait pas ce que ses interlocuteurs ont dans la tête ?

Ecouter, c'est également accepter d'entendre : un point de vue différent du sien, des faits qui dérangent ou perturbent, des remarques qui ne font pas plaisir.

Pour celui qui accepte ce désagrément, le bénéfice est immense : son interlocuteur se sent respecté.

Une grande étape est alors franchie vers la confiance mutuelle, ce liant indispensable qui permet d'avancer ensemble.

Plus le projet a de l'envergure, plus le climat de confiance est nécessaire.

Seule la qualité d'écoute du responsable lui permet de l'instaurer.

Terrible responsabilité, certes, mais quoi de plus normal. Mettons-nous à la place d'un participant. Le manager du projet lui dit que son apport est essentiel mais il ne l'écoute pas ou mal (le syndrome du malentendant). C'est énervant. Très vite, on se désinvestit. Le responsable, exaspéré, en conclut que "les personnes ne sont vraiment pas motivées sur ce projet".

Cherchez l'erreur.

Ecouter, c'est non seulement accepter d'entendre l'autre mais encore vouloir le comprendre.

Que ressent l'interlocuteur face à la question qu'on lui pose, que se passe-t-il dans sa tête pour qu'il réagisse ainsi ?

L'exercice idéal consiste à s'imaginer à sa place, dans sa position, avec ses sentiments et sa lecture des événements. Comment nous perçoit-il ? Que pense-t-il de notre projet, nos idées, notre comportement ? Comme se sent-il traité, considéré ? Est-il valorisé ? Autant de réponses précieuses pour tout pilote de projet.

On saisit mieux pourquoi l'influence est un art : comprendre quelqu'un en profondeur, c'est pouvoir être lui.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 02:00
LES CAPACITÉS DE DEMAIN










Les responsables d’entreprise évoquent souvent chez leurs collaborateurs un manque de créativité et d’innovation, un manque de compréhension globale, d’esprit d’équipe, de réceptivité aux besoins des clients, de synthèse face aux multiples priorités.


Devant la profusion technologique et les turbulences du monde moderne, les personnes auront besoin de prendre du recul, de sentir les choses, de mieux comprendre, de nuancer leurs opinions selon le contexte, de choisir intelligemment, de trouver du sens.

 Les aptitudes qui permettront d’être à l’aise demain et d’agir avec efficacité seront la vision globale, l’empathie, la compréhension des dynamiques cachées derrière les événements, la conceptualisation de solutions inédites.

Ces capacités font appel à l’imaginaire et à l’émotion autant qu’à l’aptitude à synthétiser, à dégager du sens et à transmettre un message éclairant.

Sensibilité, empathie, intuition, synthèse..

Ce n’est plus la pensée cartésienne qui permettra les grands bons en avant. 

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 02:00
   
MONDE TOURMENTÉ


    

 

 

 

 

 

Monde tourmenté que ce monde où des hommes et des femmes se privent jusqu'à l’excès ou consomment jusqu'à l’excès.

Où les pouvoirs publics ont à mettre en œuvre des politiques, non pour satisfaire les besoins élémentaires des citoyens - comme sous d’autre cieux -, mais pour soigner leur mal-être.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 02:00
LE RESPECT DE L’HOMME











« L’homme n’a pas un prix mais une dignité consistant dans le fait qu’il est sans prix. » Kant (Fondements de la métaphysique)


Le respect de l’homme ne relève pas d’une affaire d’intérêt, mais de conscience.

Il y a, dans le fait que l’homme existe, un fait proprement extraordinaire. Si l’on n’a pas compris cela, on n’a rien compris.

Le respect de l’homme prend sa source dans la conscience de l’extraordinaire qui traverse la présence de l’homme dans l’univers.

Malgré le mal qui est présent dans chaque homme.

Quel paradoxe !

Le siècle révolu nous met en face de cette évidence qui oblige les philosophes des Lumières à réviser leur conception : « Il n’est pas vrai que l’homme soit bon ». Comment expliquer autrement les génocides, les massacres ?

Reconnaître cette présence du mal relève de l’évidence : il y a du mal dans le monde.

C’est une énigme à laquelle il faut pourtant apporter une réponse, lorsque l’on réfléchit au mystère du mal, de la souffrance et de la mort.

Et pourtant, voilà la vérité :

« Nous savons que chez les hommes les plus mauvais, les plus méchants, les plus durs, se cache une pépite d’or inestimable. »

Devinez qui écrit cela ?

Nietzsche dans « La Volonté de puissance ». Un comble ! 

Cette pépite - ce trésor -, malgré tout, mérite le respect.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 02:00
L’INACCEPTABLE








Il y a des réalités inacceptables.

Il ne faut pas avoir peur que le souvenir de leurs images viennent hanter nos mémoires en nous donnant envie de crier. Il ne faut pas avoir peur de  se révolter à leur contact.



VARSOVIE 1943

L’armée allemande vient de s’emparer du ghetto juif. Celui-ci est tombé après une résistance héroïque au milieu de la famine, des épidémies, du cauchemar. Il fait nuit. C’est la cohue. Des SS séparent les familles. Ils trient les hommes, les femmes, les vieillards, les enfants, afin de les envoyer dans les camps où la mort les attend.

Un petit garçon a les bras levés en l’air. Il est vêtu d’un pantalon court, d’un paletot de laine et d’une grande casquette. Un soldat allemand le tient en respect au bout de son fusil mitrailleur. Il est caparaçonné dans un lourd manteau bardé de ceintures et de sacoches. Le soldat n’a pas de regard. Il est sans visage derrière son casque d’acier.

Le petit garçon a un regard grave où se lit toute l’incompréhension du monde devant le déchaînement de la barbarie.

NORD VIETNAM 1972

Des civils nord-vietnamiens fuient sur une route leur village en flammes. Il pleut. Ils ont peur. Ils ont tout perdu. Au milieu des camions, des voitures, des charrettes et des bicyclettes, une petite fille pleure. Elle est nue. Son visage ruisselle de pluie et de larmes. Son maigre petit corps grelotte de froid, de terreur et de honte.

Elle n’est pas nue. Elle est plus que nue.

ALGERIE 1997

Une mère de famille vient d’apprendre que ses trois enfants ont été égorgés par un groupe islamique qui terrorise la région. Son voile qui s’est défait laisse apparaître un visage d’une grande beauté, que le crie d’horreur qui déchire ses entrailles a transformé en icône de la douleur.

On est dans l’indicible.

En cet instant, toutes les mères du monde sont dans cette mère terrassée par le chagrin, qui est devenue toutes les mères du monde.

VILLEJUIF 24 DECEMBRE 2004

Une équipe de télévision est venue filmer le Noël des petits leucémiques. Dans une chambre, sur son lit, un petit garçon très pâle et tout chauve rit en battant des mains.

Devant lui, un clown frisé avec un gros nez rouge joue de la trompette. Ce soir on va chanter dans les églises. Il y aura des familles joyeuses et des enfants poussant des cris en ouvrant leurs cadeaux sous le sapin.

Ce soir peut-être, à moins que ce ne soit que demain, ce petit garçon va mourir.

SRI LANKA 26 DECEMBRE 2004

Le tsunami a dévasté les côtes de Ceylan. Dans les décombres de ce qui fut sa maison, une petite fille cherche ses parents en pleurant.

On ne lui a pas dit qu’elle ne les reverra jamais plus. Ou si on lui a dit, elle ne l’a pas compris. Qui viendra sécher ses larmes ?

Qu’est-ce qui pourra combler le gouffre creusé par ce raz de marée qui s’est abattu sur sa vie si frêle ?

 

 

ET L'INACCEPTABLE SE POURSUIT : SYRIE, CENTRAFRIQUE...

 

Les hommes s'entretuent, les cadavres jonchent les rues... Les images se bouscoulent. Le rythme s'accélère.

 

Varsovie, le Nord Vietnam, l’Algérie, l’hôpital de Villejuif, le Sri Lanka, la Syrie, la Centrafrique... : après ces photos, quelle vision avons-nous de l’Homme ?

 

Et malgré cela....

« Qu’est-ce que l’Homme pour que Tu penses à lui,
Un fils d’Homme, que Tu en prennes souci ? » crie le Psalmiste.
(Ps 8)

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 02:00
CONNAITRE LA VÉRITÉ









Il est primordial de s’interroger sur le thème de la crise de la culture et de l'identité, à laquelle nous assistons dans notre société, de façon dramatique, et de répondre dans ces nouveaux contextes à la question éternelle sur le sens de notre existence.



Notre société semble donner le primat à une intelligence artificielle qui est toujours davantage sous l'emprise de la technique expérimentale et oublie ainsi que toute science doit toujours sauvegarder l'homme et engager sa tension vers le bien authentique.


Surévaluer le « faire », le « paraître » et l’« avoir » en dissimulant l'« être » n'aide pas à trouver l'équilibre fondamental dont chacun a besoin pour donner à sa propre existence un solide fondement et une finalité valable.

Tout homme, en effet, est appelé à donner un sens à son action surtout lorsque celle-ci se place dans une perspective qui invalide l'essence même de sa vie personnelle.

Se laisser entraîner par la mode de la modernité sans sauvegarder les critères qui viennent d'une vision plus profonde ferait facilement verser dans le drame dont parlait le mythe antique : le jeune Icare, pris par le goût du vol vers la liberté absolue et inattentif aux avertissements de son vieux père Dédale, s'approche toujours davantage du soleil, en oubliant que les ailes avec lesquelles il s'est élevé vers le ciel sont de cire. La terrible chute et la mort sont le tribut qu'il paie à cette illusion.

La fable antique contient une leçon d'une valeur éternelle.

Dans la vie actuelle, il y a de nombreuses illusions aux quelles on ne peut se fier, sans risquer des conséquences désastreuses pour sa propre existence.

Placer au centre de notre réflexion  la recherche de la vérité n'est pas un acte purement spéculatif, réservé à un petit cercle de penseurs ; au contraire, c'est une question vitale pour donner une profonde identité à sa vie personnelle afin d’assumer au mieux sa responsabilité dans les relations sociales. 

En effet, si l'on abandonne la question sur la vérité et la possibilité concrète pour toute personne de pouvoir y parvenir, la vie finit par se réduire à un éventail d'hypothèses aléatoires, privées de références sûres et solides.

Comme le disait le célèbre humaniste Erasme : « Les opinions sont des sources de bonheur à bon compte ! Apprendre la vraie nature des choses, même s'il s'agit de chose de moindre importance, coûte beaucoup d'efforts » (Eloge de la folie).

C'est cet effort que l’on doit s'engager à accomplir ; cela passe à travers l'étude et la recherche, dans un esprit de patiente persévérance.

Cet effort rend capable de pénétrer progressivement au cœur des questions fondamentales de la vie et ouvre à la recherche de la vérité et à la joie de l'avoir trouvée.

L'espace du silence est le décor indispensable sur lequel planter les interrogations que suscite l'esprit afin d’en mesurer l'importance, l'efficacité et les conséquences pour la vie personnelle et sociale.

Afin de connaître la pleine Vérité, grâce à laquelle on trouve la liberté.

« Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous libérera »

A nous de la trouver.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 02:00
DÉFICIT DU COTÉ DE L'ESPÉRANCE









La société est fracturée, l’avenir est incertain, les relations humaines sont perturbées.


Où est l’espérance ?

Exprimer l’espérance, c’est faire confiance, ne pas faire comme si on pouvait, à soi seul, faire face à l’immensité de la tâche.

L'espérance c'est ce qui nous pousse vers l'avenir.


Ce qui donne aux hommes à espérer, c’est d’être respectés et apprendre à respecter.

Aujourd’hui, c’est le sentiment de n’être pas reconnus, de n’être comptés pour rien qui fait désespérer beaucoup de gens.

Si c’est vrai, cela dit en creux ce que sont les chemins de l’espérance.

Paroles d’espérance, paroles pour l’Espérance.

L’Espérance est, elle même parole qui offre sens pour la route à prendre, parole qui invite au courage de la route à faire, parole qui désigne les sources où se renouvellent les forces pour la route.

L’importance pour l’homme c’est de découvrir jour après jour la véritable Espérance, celle qui fait progresser et respecter la dignité inaliénable de chaque personne humaine.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 02:00

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 02:00
FRATERNITÉ ET CONFIANCE







Un déficit de fraternité


La fraternité fait partie, avec la liberté et l’égalité, des valeurs fondatrices de la République.

Mais n’assistons-nous pas aujourd’hui à un déficit de fraternité ?

Dans une société où une économie de consommation exacerbe les besoins de l’individu, nous risquons de ne voir s’exprimer que la défense des intérêts individuels, voire catégoriels.

On défendra plus ses droits qu’on n’obéira à ses devoirs.

La perspective du bien commun, avec les sacrifices et les ajustements qu’il exige, court le risque d’être oubliée.

Contre le fatalisme et la peur, la confiance

Notre vie démocratique risque d’être marquée, non seulement par un déficit de fraternité, mais aussi par un déficit de confiance.

Plusieurs observateurs et sociologues ont pu parler de notre société comme d’une société de défiance.

Tout d’abord, nous constatons souvent une défiance vis-à-vis de l’avenir. La notion de risque a pris le pas sur celle de progrès, le principe de précaution sur celui de transformation.

La conviction qu’on pouvait faire des prévisions économiques à moyen ou à long terme décline.

Certains sont aussi tentés par une défiance concernant le politique. Ils doutent du désintéressement des hommes politiques, du sérieux des promesses électorales souvent démenties dans les faits, de la marge de transformation possible de notre société par nos gouvernants.

Désintérêt, fort taux d’abstention de vote, réduction des enjeux politiques à une « politique spectacle », réactions populistes risquent de marquer, chez nous, comme d’ailleurs dans d’autres pays d’Europe, notre vie démocratique.


Pourquoi s’engager si on est marqué par le fatalisme, si on croit que rien ne changera vraiment, si on pense que le divorce, le chômage, la pauvreté sont des réalités contre lesquelles il est inutile de lutter ?

Le fatalisme peut parfois s’accompagner d’un sentiment de peur. Certes, il y a bien des raisons de s’inquiéter devant la violence dans certaines banlieues, le terrorisme international, l’utilisation du religieux par des forces extrémistes, la destruction de notre environnement, les difficultés de transmission de notre savoir et de nos valeurs aux générations qui montent.

Mais il est dangereux de passer de l’inquiétude à la peur.

L’homme qui a peur n’a plus de distance intérieure face aux événements.

Sa raison et ses choix politiques risquent d’être soumis au diktat de ses émotions, de son angoisse ou de son agressivité. Il est prêt alors à toutes les aventures.

La confiance intérieure permet au contraire de prendre du recul, d’analyser les situations plus rationnellement, de rester ouvert à cette dynamique du souci de l’autre si importante pour notre société.

Face au fatalisme, la confiance fait naître l’espérance. Elle sait qu’il y a un avenir pour l’homme et que l’engagement de tous dans la préparation de cet avenir est aussi souhaitable qu’indispensable.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article

Recherche

Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

English

Principal Auteur Cité

AUTRES AUTEURS CITÉS

ALBERT CAMUS : BONHEUR
ALBERT CAMUS : DIGNITÉ DE VIVRE ET DE MOURIR
ALBERT CAMUS : HAINE ET MÉPRIS
ALBERT CAMUS : JUGEMENT
ALBERT CAMUS : LE DROIT ET LA FORCE
ALBERT ROUET : CHEMIN VERS SOI
ALBERT ROUET : COMPLEXITÉ DES RELATIONS A L’AUTRE
ALBERT ROUET : L’AUTRE
ALBERT ROUET : RIGIDITÉ
ALBERT ROUET : TRAVAIL, LIEU DES CONTRADICTIONS D’UNE SOCIÉTÉ
ALBERT SCHWEITZER : CIVILISATION ET ÉTHIQUE
ANDRÉ COMTE-SPONVILLE : BONHEUR
ANDRE COMTE-SPONVILLE : MORALE ET CAPITALISME
ANDRÉ COMTE-SPONVILLE : MORALE ET ÉTHIQUE
ANDRÉ COMTE-SPONVILLE : PETIT TRAITE DES GRANDES VERTUS
ARISTOTE : BONHEUR
ARISTOTE : HEUREUX
ARISTOTE : PRUDENCE
AUGUSTIN : BONHEUR
AUGUSTIN : COMPRENDRE
AUGUSTIN : DOMINATION
AUGUSTIN : ETRE GRAND
AUGUSTIN : VOIR, SUPPORTER, ACCEPTER
AXEL KAHN : ALTÉRITÉ
AXEL KAHN : DÉFINITION DU BIEN
AXEL KAHN : SPLENDEUR DE L’HUMANITÉ
BADEN POWEL : POUR UN MONDE MEILLEUR
BERNANOS : INFIRMITÉ
BERNANOS : LE SECRET DU BONHEUR
BERNANOS : OBLIGATIONS
BERNANOS : PATIENCE
BERNANOS : RECONCILIÉ AVEC SOI MEME
CAMUS : ASPIRATIONS ESSENTIELLES DE L’HOMME
CAMUS : DIRECTION DES HOMMES
CAMUS : MONDE INSUPPORTABLE
CAMUS : NE RIEN ENVIER
CHARLES DE FOUCAULD : PARFAITE OBÉISSANCE
CHARLES DE FOUCAULD : RENAÎTRE
CHARLES JOURNET : LE MAL
CHARLES PEGUY : LE MAL
CHRISIAN DE CHERGÉ : COEUR
CHRISIAN DE CHERGÉ : L’AUTRE
CHRISTIAN DE CHERGÉ : COURAGE !
CHRISTIAN DE CHERGÉ : DE RICHES VERTUS
CHRISTIAN DE CHERGÉ : ENGAGEMENT
CHRISTIAN DE CHERGÉ : LA VIE
CHRISTIAN DE CHERGÉ : MERCI
CHRISTIAN DE CHERGÉ : SIMPLICITÉ
CHRISTIAN DE CHERGÉ : SIMPLICITÉ
CLAUDE LÉVI STRAUSS
CLAUDE RAULT : DESERT 
CLAUDE RAULT : DESERT 
CLAUDE RAULT : HUMILITÉ
CLAUDE RAULT : MESSAGE DU SAHARA 
CLAUDE RAULT : REFROIDISSEMENT 
DESCARTES : CE QU’EST L’HOMME
DESCARTES : LE BON SENS
DESCARTES : LES QUATRES PRÉCEPTES
DOSTOIEVSKI : RICHESSE
EDGAR MORIN : LUMIÈRE
EDGAR MORIN : LUMIÈRE
EDITH STEIN : ETRE
EDITH STEIN : INTÉRIORITÉ ET ALTÉRITÉ
EDITH STEIN : QU'IL EST BEAU ET BON DE VIVRE 
EDITH STEIN : RESPONSABILITÉ
EDITH STEIN : SA PERSONNALITÉ
EDITH STEIN : SA VIE
EDITH STEIN : SERVICE
EDITH STEIN : TOUT SUR SA VIE
EDITH STEIN ET L’EMPATHIE
EDITH STEIN ET L’EMPATHIE
EDITH STEIN ET L’INDIVIDUALISME
EDITH STEIN ET LA RESPONSABILITÉ
ELIE WIESEL : BIEN OU MAL
ELIE WIESEL : IDÉE DE L’HOMME
EMMANUEL LEVINAS ET SARTRE : LIBERTÉ
ÉRASME : HOMME DEBOUT
ERIK ORSENNA : VALEUR TRAVAIL
ERNEST HEMINGWAY : HUMILITÉ
ETTY HILLESUM : BONHEUR
ETTY HILLESUM : ÊTRE
ETTY HILLESUM : FONDS COMMUN
ETTY HILLESUM : LA VIE EST BELLE
ETTY HILLESUM : PAROLE
ETTY HILLESUM : S’AGUERRIR
ETTY HILLESUM : UN SENS A LA VIE
ETTY HILLESUM : UN SENS DE LA VIE
ETTY HILLESUM : UNE VIE BOULEVERSÉE
FRANCOIS VARILLON : DÉSESPOIR
FRANCOIS VARILLON : JOYEUX
GANDHI : CUPIDITÉ
GRÉGOIRE DE NYSSE : CELUI QUI MONTE
HANNAH ARENDT
HANNAH ARENDT : ACTIVITÉS HUMAINES
HANNAH ARENDT : AUTORITÉ
HANNAH ARENDT : BONTÉ
HANNAH ARENDT : CHAQUE HOMME EST UNIQUE
HANNAH ARENDT : COMMENCEMENT
HANNAH ARENDT : COMMENCEMENT
HANNAH ARENDT : ÉCONOMIE DE GASPILLAGE
HANNAH ARENDT : ÉDUCATION
HANNAH ARENDT : LE MIRACLE QUI SAUVE LE MONDE
HANNAH ARENDT : LIBERTÉ
HANNAH ARENDT : PARDON
HANNAH ARENDT : PAROLE
HANNAH ARENDT : PENSER LE TOTALITARISME
HANNAH ARENDT : POUVOIR
HANS JONAS : ÉTHIQUE DE LA RESPONSABILITÉ
HANS JONAS : RESPONSABILITÉ
HANS JONAS : RESPONSABILITÉ ET ESPÉRANCE
HANS KÜNG : GRANDEUR ET MISÈRE DE L’HOMME
HANS URS VON BALTHASAR : STRUCTURE DE L’HOMME
HANS URS VON BALTHASAR : VÉRITÉ
HEIDEGGER : ÊTRE ET ÉTANT
HEIDEGGER : HUMANISME
HEIDEGGER : HUMANISME
HEIDEGGER : LE MÉTIER DE LA PENSÉE
HEIDEGGER : LE MIRACLE DES MIRACLES
HEIDEGGER : PENSÉE
HENRI de LUBAC : IGNORANCE
HENRI de LUBAC : MÉPRIS
HENRI de LUBAC : PARADOXES
HENRI de LUBAC : PATIENCE
HENRI DE LUBAC : SOLEIL
HENRI de LUBAC : SOUFFRANCE
HENRI QUINSON : NOUVELLE SOCIÉTÉ
HENRI TEISSIER : UN MODÈLE A SUIVRE
HUSSERL : SENS DE CETTE EXISTENCE HUMAINE
JACQUES MARITAIN : ÉLOGE DU DON
JACQUES MARITAIN : ESSENTIEL
JACQUES MARITAIN : PAROLE DE SAGE
JAURES : DIRIGER
JEAN CHRYSOSTOME : BONHEUR INFINI
JEAN CHRYSOSTOME : HUMILITÉ
JEAN GIONO : CARACTÈRE INOUBLIABLE
JEAN GUITTON : DANS LE VENT
JEAN GUITTON : LA MORT
JEAN GUITTON : OBÉISSANCE
JEAN GUITTON : ORGUEIL
JEAN LUC MARION : LE PROPRE DE L’HOMME
KANT : ACTION ÉTHIQUE
KANT : ACTIONS BONNES OU MAUVAISES
KANT : CONTRAINTE
KANT : EXIGENCES DE LA PENSÉE
KANT ET LE MANAGEMENT
KARL BARTH : L’ESSENCE DU MAL
KARL JASPERS : ANONYMAT
KARL JASPERS : AUTORITÉ ET RAISON
KARL JASPERS : CONDUITE SENSÉE
KARL JASPERS : LIBERTÉ
KARL JASPERS : RACINES
KARL JASPERS : VÉRITÉ ET COMMUNICATION
KARL RAHNER : L'ÉTANT FINI
KHALIL GIBRAN : ÉLOGE DU TRAVAIL
KIERKEGAARD : ANGOISSE
KIERKEGAARD : COMPRENDRE
KIERKEGAARD : INCOMPRÉHENSIBLE
KIERKEGAARD : POUR UNE VIE NOUVELLE
KIERKEGAARD : SOUFFRANCE
KIERKEGAARD : SUR LE CHEMIN DE LA VIE
KIM EN JOONG
LA BRUYERE : MODESTIE
LACAN : LUMIÈRE
LACAN ET L’INCOMPLÉTUDE
LOUIS MARIE BILLÉ : UN MODÈLE POUR NOUS
MALRAUX : JUGER
MARCEL GAUCHET : EXTRAORDINAIRE BOULEVERSEMENT
MARCEL MAUSS : ESSAI SUR LE DON
MAURICE BELLET : LE LIEU DU COMBAT
MAURICE BLONDEL : ÉLOGE DE L’ACTION
MAURICE BLONDEL : EXIGENCE
MAURICE ZUNDEL : CONQUÊTE DE SOI
MAURICE ZUNDEL : CROYEZ-VOUS EN L’HOMME ?
MAURICE ZUNDEL : DIGNITÉ HUMAINE
MAURICE ZUNDEL : ÉCOUTE ET SILENCE
MAURICE ZUNDEL : HUMAIN
MAURICE ZUNDEL : LIBERTÉ
MAURICE ZUNDEL : RENCONTRE VÉRITABLE
MAURICE ZUNDEL : SENS DE L’EXISTENCE
MAURICE ZUNDEL : SENS DE LA DESTINÉE
MAURICE ZUNDEL : SILENCE 
MAURICE ZUNDEL : TRAVAIL
MAURICE ZUNDEL : VIE INACCOMPLIE
MAURICE ZUNDEL : VOCATION DE L’HOMME
MAX WEBER : ÉTHIQUE
MICHEL ALBERT : BONNE SANTÉ
MICHEL-MARIE ZANOTTI-SORKINE : DÉMOCRATIE ET LIBERTÉ
MICHEL-MARIE ZANOTTI-SORKINE : ÉTERNITÉ
MONTESQUIEU : MÉPRIS
MONTESQUIEU : POUVOIR
NEWMAN : CONDITION HUMAINE
NEWMAN : ÉVOLUTION DE L’HOMME
NEWMAN : NÉANT DE CE MONDE
NEWMAN : VRAI GENTLEMAN
NIETZSCHE : APPRÉCIATION
NIETZSCHE : AVENIR
NIETZSCHE : CERTITUDE
NIETZSCHE : CRUAUTÉ
NIETZSCHE : ÉLOGE DU SILENCE
NIETZSCHE : FINITUDE DE L’HOMME
NIETZSCHE : MÉPRIS DE SOI
NIETZSCHE : MONDE DÉSTRUCTURÉ
NIETZSCHE : TRISTE SOCIÉTÉ
NIETZSCHE : VÉRITÉ
NIETZSCHE ET TEILHARD DE CHARDIN
NORBERT SEGARD
NORBERT SEGARD : BONHEUR
NORBERT SEGARD : UN MODÈLE
PASCAL : DIVERTISSEMENT
PASCAL : MOI
PASCAL : MORT
PASCAL : PARAÎTRE
PASCAL : PUISSANCE
PASCAL : QU’EST-CE QUE L’HOMME ?
PAUL CLAUDEL : VRAI ET RIEN
PAUL RICOEUR : ACTION
PAUL RICOEUR : ÉTHIQUE
PAUL RICOEUR : L’AUTRE
PAUL RICOEUR : MAL ET BONTÉ
PAUL RICOEUR : PARDON
PAUL RICOEUR : VALEUR DE L’HOMME
PAUL TILLICH : ANGOISSE
PAUL VALADIER : HOMME, ANIMAL MALADE
PÉGUY, BERNANOS, CLAUDEL : ARGENT 
PIERRE CLAVERIE
PIERRE CLAVERIE : L’AUTRE
PIERRE, PAUL ET JEAN
PLATON : AUTORITÉ
RABELAIS : DÉSESPOIR
RENÉ GIRARD : DÉSIR MIMÉTIQUE
RENÉ GIRARD : HOMME MAÎTRE DU MONDE
RENÉ GIRARD : OPTIMISME
RENÉ GIRARD : ORIGINE DES CONFLITS
RENÉ GIRARD : RIVALITÉ MIMÉTIQUE
RENÉ GIRARD : TERRORISME
RENÉ GIRARD : URGENCE
ROMAIN ROLLAND : BATAILLE DE L’HOMME
ROUSSEAU ET AUGUSTIN
SAINT EXUPERY : SILENCE
SAINT-EXUPERY : BUT COMMUN
SAINT-EXUPERY : CATHÉDRALE
SAINT-EXUPERY : CITATIONS POUR MANAGER
SAINT-EXUPERY : DÉSERT
SAINT-EXUPERY : HAINE
SAINT-EXUPERY : HUMILITÉ
SAINT-EXUPERY : HUMILITÉ
SAINT-EXUPERY : JUSTICE
SAINT-EXUPERY : L’ART DES PETITS PAS
SAINT-EXUPERY : L’ESSENTIEL OUBLIÉ
SAINT-EXUPERY : LE PETIT PRINCE
SAINT-EXUPERY : LE TEMPS
SAINT-EXUPÉRY : MOZART ASSASSINÉ
SAINT-EXUPERY : PAROLE DE SAGE POUR UN MANAGER
SAINT-EXUPERY : QUALITÉ DE LA CIVILISATION
SAINT-EXUPERY : RACINES
SAINT-EXUPERY : RESPONSABLE
SAINT-EXUPERY : STABILITÉ
SAINT-EXUPERY : TOURNÉ VERS SOI
SAINT-EXUPERY : VANITÉ DE L’HOMME
SAINT-EXUPERY : VOYAGE
SARTRE : QU’EST-CE QUE L’HOMME ?
SERGE DASSAULT : GESTION PARTICIPATIVE
SPINOZA : JUSTICE
TEILHARD DE CHARDIN : APPARITION DE L’HOMME
TEILHARD DE CHARDIN : AVENIR
TEILHARD DE CHARDIN : DÉFI A LA PENSÉE
TEILHARD DE CHARDIN : DÉSORDRE
TEILHARD DE CHARDIN : EFFORT
TEILHARD DE CHARDIN : LE MONDE SE CONSTRUIT
TEILHARD DE CHARDIN : MANTEAU D’HUMANITÉ
TEILHARD DE CHARDIN : MONDE STUPIDE
TEILHARD DE CHARDIN : OEUVRE
TEILHARD DE CHARDIN : PAIX
TEILHARD DE CHARDIN : PRENDRE DE LA HAUTEUR
TEILHARD DE CHARDIN : RÉFLEXIONS SUR LA CRISE
TEILHARD DE CHARDIN : RÉUSSITE
TEILHARD DE CHARDIN : SOUFFRANCE
TEILHARD DE CHARDIN : VALEUR ABSOLUE
TEILHARD DE CHARDIN : VIE FONTALE
TEILHARD DE CHARDIN : VISION DU MONDE
TEILHARD DE CHARDIN : VIVE LA VIE !
TEILHARD DE CHARDIN : VOLONTÉ DE VIVRE
THEODORE MONOD
THÉODORE MONOD : LE PROPRE DE L’HUMAIN
THEODORT MONOD : DÉSERT 
THOMAS D’AQUIN
THOMAS D’AQUIN : ÉQUITÉ
THOMAS HOBBES : RIRE
THOMAS JEFFERSON : UN VISIONNAIRE !
THOMAS MANN : BONHEUR
TOCQUEVILLE : RELATIVISME
TOLSTOÏ : FORMER SA RAISON
VOLTAIRE : CUPIDITÉ ET ORGUEIL
YVES CONGAR : ESPRIT POSSESSIF