28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 02:00

SAVOIR DIRE NON







On dit beaucoup, de nos jours, qu'on ne saurait plus dire non.


En famille ou en société.


En entreprise ou dans la vie privée.


C'est vrai qu'on lit beaucoup. Sur les techniques d'affirmation de soi : comment marquer sa différence, comment être sûr de soi ? Sur les techniques de management : comment opposer un refus à un subordonné ?


Sur cette apparente difficulté contemporaine à dire non, un travailleur social au Québec, spécialisé en santé mentale, Michel Delagrave, a affirmé que la crise d'adolescence est avant tout une crise des parents.

 

Explication : "Dans de nombreuses familles, il y a une coïncidence chronologique entre l'adolescence des enfants et la crise de la quarantaine des parents. Cela fait bien du monde dans la même maison qui se pose des questions !

Et c'est désarmant pour l'adolescent de se retrouver face à des adultes qui ne savent pas trop où ils en sont."


Tout - l'angoisse, surtout, des parents, des enfants - serait donc contenu dans l'absence de limites.

Dans le flou des repères, l'absence de règles de conduite qui font que personne ne saurait plus très bien où se situer.

Ni appréhender la distinction du bien et du mal, du permis et de l'interdit, du
"ce qui se fait" ou "ne se fait pas".


L'amour, l'affectif, y est d'ailleurs souvent pour beaucoup : perturbateur et brouilleur de messages, éternel effaceur de limites.


Les adultes d'aujourd'hui ne seraient finalement que de grands enfants, soumis à leur affectivité, dépendants, incapables d'autorité. Ou si peu.


Vivrions-nous cependant une ère où l'affectif et le besoin de se sentir aimé seraient plus prégnants qu'il y a quarante ans ?


Il est intéressant de noter que cette dilution des limites, ainsi solubles dans l'affectivité, va de pair avec la déterritorialisation du monde, petit village désormais globalisé.


Cela fait penser à cette "modernité liquide" chère au sociologue Zygmunt Bauman - ce concept qui traduit le passage aujourd'hui d'un monde stable, solide et prévisible en ses institutions (la famille, le travail, la nation, etc.), à un monde de liens fugaces, où les individus sont autant connectés que déconnectés.


Dans ce monde infiniment plus fluide que jadis, un non ferme, un refus, une opposition font figure d'étrangeté.


Rien n'est précisément clair.


Tout et tous se cherchent.


Individualistes et narcissiques : voilà l'origine du mal-être actuel.


"La crise de la planétarisation, c'est la crise de l'humanité qui n'arrive pas à se constituer en humanité, écrivait Edgar Morin (Pour entrer dans le XXIe siècle, Seuil, 1984), et du coup, la crise du monde encore incapable de devenir monde, la crise de l'homme encore impuissant à s'accomplir homme..."


Dans ce contexte, pour un manager, (ré)apprendre à dire non, c'est tenter de (re)prendre appui sur un continent ferme.


Car dire non est structurant, lorsque c'est dit sereinement, sans haine et sans crainte.

 

Un refus est en creux la marque d'une ouverture à d'autres possibles, dans la clarté.


Il y a, pour ainsi dire, des non positifs.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 02:00
AFFIRMATION DE SOI









On s'intéresse beaucoup à soi, dans les sociétés modernes.

Ou l'on nous conditionne beaucoup pour ne pas oublier de penser à soi, à notre épanouissement personnel, à notre affirmation. Quel souci de soi !


L'affaire ne date pas d'hier. En germe déjà depuis des décennies, l'idéologie individualiste s'est épanouie pleinement aux XVIIe et XVIIIe siècles, lorsqu'a soufflé fort le vent des Lumières et qu'ont éclos les droits de l'individu, dont celui de la propriété.

 "Ma terre", ancêtre en quelque sorte de "Mes documents".

C'est à un Anglais, John Locke, penseur de la philosophie politique, qu'on doit un peu tout cela.

Plus qu'un comportement venu de nulle part ou le fruit d'une volonté propre à l'homme moderne, l'individualisme contemporain a trouvé son ancrage dans les évolutions économiques, juridiques et sociales qui ont autorisé son développement.

Avec toute la volonté du monde pour s'affirmer, l'homme moderne ne serait rien sans les libertés acquises socialement : d'aller et venir à sa guise, de se marier librement, de choisir son métier. Comme quoi, finalement, on peut difficilement être soi sans l'accord des autres.

En prônant "une culture de l'authenticité" poussant chacun à trouver un sens dans son existence par l'affirmation de soi et de son autonomie, le philosophe canadien Charles Taylor jette toutefois quelques signaux d'alerte.

Notamment sur les dérives narcissiques ou égocentriques d'un individualisme qui prospérerait indépendamment de nos liens aux autres.

"L'existence humaine n'a effectivement pas de sens hors du lien qui unit le sujet à autrui, rappelle Charles Taylor.

Nous devenons des agents humains à part entière, capables de nous comprendre, et donc de définir une identité, par l'intermédiaire d'une relation à autrui."

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 02:00
ATTENTION A LA FRAGILITÉ









L’éducation dispensée dans les établissements d’enseignement supérieurs essaie de favoriser chez les étudiants des dispositions utiles aux futurs managers, plus proches de la force que de la fragilité : autorité, commandement, maîtrise de soi, organisation, compétence, performance...

Et cela est bon.


On concède parfois quelque temps à l’exigence éthique, aux qualités relationnelles et au respect des autres, valeurs indispensables à la santé des entreprises par le biais d’un bon management ; mais ces nécessités-là sont secondes dans la formation.

Un manager est d’abord quelqu’un qui sait s’imposer, un gagnant. Cela est aussi vrai.

De tels discours prennent cependant peu en compte la fragilité humaine.

Quelle découverte pour les manages lorsqu’ils vont commencer à exercer leur fonction !

La fragilité, pensent-ils, il faut la vaincre.

Et si l’on n’est pas capable de la vaincre, il faut l’occulter. Montrer ses failles, c’est se révéler vulnérable ; et celui qui est vulnérable n’est pas loin d’être vaincu.

Or, même dissimulée, la fragilité ne cesse d’exister.

Elle fait partie de la condition humaine.

Il faut donc apprendre à la prendre en compte.

Reconnaître et avouer ses limites, c’est se disposer à accepter celles des autres, et être ainsi plus humain.

Reconnaître ses erreurs - qui n’en fait pas ?- est le commencement de l’honnêteté et de la relation vraie.

Et cela vaut pour tout le monde : le manager comme l’employé de base.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 02:00
ROND POINT DES ÂNES








J’ai une certaine sympathie pour les ânes.


Aujourd’hui, l’âne est méprisé : on dit « bête comme un âne ».

Or, dans l’antiquité, l’âne était respecté : il transportait les rois (le cheval transportait les guerriers).

L’âne a beaucoup de qualités : il est sobre, marche lentement mais d’un pas très sûr ; il va par les chemins escarpés, donc loin des autoroutes où la vitesse nous empêche de voir monture et cavalier.

Ce qui manque aujourd’hui ce sont des ânes sur les petits sentiers, pour se rencontrer et bavarder.

Aujourd’hui on court trop, on se croise à peine, on ne se frotte même pas alors que la vie est faite pour se regarder, non pas égoïstement, mais pour apprendre de l’autre tout ce qu’il peut nous donner de bon.

Car chacun est une richesse, souvent d’ailleurs méconnue : on se croit toujours pire que l’on est.

Quand on se rencontre, il faut savoir qu’on a beaucoup de choses heureuses, bonnes, excitantes à partager et qui vous donnent encore plus le goût de vivre.

Ne l’oublions pas en rencontrant nos équipes.

Elles méritent toujours mieux que ce que nous pensons.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 02:00
ETTY HILLESUM : LA VIE EST BELLE








Juive décédée à Auschwitz le 30 novembre 1943 après avoir connu la vie des camps, Etty Hillesum confiait à son journal intime ses réflexions sur les humiliations que les nazis faisaient subir aux personnes qu’ils avaient internées :


« On a bien le droit d’être triste et abattu de temps en temps par ce qu’on nous fait subir ; c’est humain et compréhensible.

Et pourtant, la vraie spoliation c’est nous-mêmes qui nous l’infligeons. Je trouve que la vie est belle, et je me sens libre. »

Il est superbe que l’on puisse parler de vie belle alors qu’on est interné dans un camp de la mort.

Une foi qui donne cette liberté-là est une grande chose.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 02:00


TOUJOURS RESPECTER






Dans l’appréciation à porter sur des collaborateurs, il s’agit de procéder avec tact et diplomatie. Si on doit dire les choses clairement et avec fermeté, trois éléments paraissent décisifs : tout n’est pas bon à dire, choisir le bon moment pour le dire et trouver les bons mots pour le dire.

L’appréciation doit s’appuyer solidement sur des faits, être confirmée par l’expérience et il convient de veiller à la façon dont on la communiquera aux intéressés. Elle ne peut être faite dans n’importe quelles conditions. Il faut donc trouver le bon moment pour le dire, le moment propice où l’appréciation a le plus de chance d’être comprise par celui auquel elle est adressée.

Trouver les bons mots, surtout lorsqu’il s’agit d’une appréciation négative de l’activité, est la condition indispensable pour que la personne concernée ne se bloque pas, mais puisse comprendre et admettre le bien-fondé de la critique qui lui est adressée.

Lorsqu’il y a remontrance à faire, il faut la faire parce qu’on sait très bien que le problème va s’envenimer si on ne le dit pas.

Donc, ne pas avoir peur de dire les choses, les plus et les moins.

Mais il faut faire attention à ne pas blesser.

Il faut trouver la façon de le dire pour que la personne s’améliore.

Il faut toujours présenter un point négatif comme un point à améliorer.

L’importance en l’affaire est de dire les choses de telle façon que la personne ait envie de s’améliorer.

En fin de compte, l’essentiel est dans un état d’esprit constructif qui est au cœur de toute pédagogie.

Bref, toujours respecter la Personne.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 02:00
LIMITE DE LA RAISON








La raison n’est elle-même que si elle avoue ses propres limites: elle ne peut pas tout connaître, et cela même qu’elle connaît reste partiel, souvent même infime.


Il n’y a point là prétexte à parler contre la raison : la grandeur de celle-ci n’est pas seulement d’accéder aux vérités qu’elle peut atteindre, elle est aussi de reconnaître ce qui la dépasse.

On attend de la raison une telle humilité, qui n’est pas faiblesse mais consentement au mystère d’une vérité plus haute, toujours plus grande que ce que l’intelligence humaine peut par elle-même en saisir.

Voilà de bons principes pour un manager ! !

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 02:00
LA VALEUR TRAVAIL





Comment peut-on définir la « valeur travail » ?


Il y a d’une part les valeurs liées au travail qui sont celles du mérite, de l’effort, du courage, et d’autre part la « valeur-travail », qui est stricto sensu une notion économique.

Historiquement, on peut dire que le travail est devenu une « valeur » sociétale d’abord avec la révolution de 1789, ensuite avec la révolution industrielle.

De plus, elle s’inscrit dans cette tradition historique qui sépare ceux qui ne disposent que de leurs mains comme outils de travail et ceux qui disposent d’un patrimoine.

Evidemment, ces repères idéologiques sont aujourd’hui largement dépassés.

Jusqu’à 1914, il y a une séparation nette entre le temps des rentiers, qui est celui des loisirs, et le temps des salariés, qui est celui du travail. Ce n’est qu’avec le dimanche chômé, puis les congés payés, qu’il y a un mélange entre ces deux temps.

Toute l’histoire du XXe siècle consistera ensuite à rechercher le meilleur équilibre entre vie sociale et vie professionnelle.

Ainsi la mise en œuvre des 35 heures a été présentée comme une mesure de partage du travail. Ce discours n’a pas contribué à donner une image positive du travail, présenté d’abord comme une contrainte qu’il faut réduire en la partageant.

Cela en a fait une mesure strictement comptable dont les effets sont contestés et les dégâts considérables.

Le problème est que toute la société est construite autour du travail alors que celui-ci n’occupe plus que 12 % de la vie des hommes, contre 40 % avant 1914.

Or, le travail, c’est la chose la plus importante dans la vie, c’est la base de tout. C’est indispensable pour être heureux, satisfait de l’existence que l’on aime. Le travail est indispensable pour se sentir partie prenante de la société à laquelle on appartient.

Pour être un partenaire. Pour se sentir égal aux autres.

Le travail, c’est bien sûr ce qui donne la sécurité pour l’avenir, mais ce n’est pas seulement un revenu. C’est aussi un facteur d’équilibre psychologique. Faute de quoi, sans travail, les gens se sentent exclus, à l’écart de la société.

Or, depuis les 35 heures, le travail est dévalorisé au sein de la société.

Les enquêtes d’opinion montrent que le travail est pour les Français davantage une contrainte qu’un épanouissement. Elles masquent cependant une réalité non négligeable qui est la différence entre le travail intéressant et celui qui ne l’est pas.

Or, c’est bien la qualité du travail qui est essentiel pour qu’il devienne un accomplissement.

Un bon manager ne l’oublie pas et recherche sans cesse l’amélioration des relations humaines, l’enrichissement des taches et l’amélioration des conditions de travail.

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 02:00
ENTRER EN RÉSISTANCE POUR VIVRE L’ESSENTIEL


 


La vie personnelle, professionnelle, familiale fera toujours l’objet de multiples sollicitations.


Le recours à des règles toujours simples, à une sorte de « loi » à laquelle on adhère, pourrait permettre de préserver un espace de liberté.

Il y a une manière différente de consommer, de gérer son temps, de résister aux sirènes modernes.

Quelle est sa référence : le modèle promu par la publicité ou sa propre existence ?

A Qui se fier, en Qui mettre sa confiance ?

Enter en résistance, c’est prendre le risque de vivre l’essentiel dans le plus ordinaire des jours.

« Il faut veiller là où l’on est, dans le banal, le quotidien. La vie, c’est rester debout quand tout le monde est confortablement assis. » (Christian de Chergé)

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 02:00

 

UN TROP PLEIN VIDE DE SENS






 

C’est en affirmant ce qui est au cœur de sa vie, qu’il est possible de sentir ce qui est artificiel, c’est à dire ce qui fait dévier de l’essentiel.

Nous nous endurcissons dans l’accumulation, dans un bonheur modélisé par la société.

Il faut se demander : « Qu’est-ce que je veux vivre ? » C’est une question trop facilement masquée par le conformisme ambiant.

Pour répondre, ne faut-il pas justement veiller à être un peu « libre », disponible et libéré des modèles imposés par les médias ?

L’homme moderne n’est pas qu’un être électronique suréquipé et débordé, repu, assouvi, mais jamais satisfait de son sort.

Trop d’agitation, de bruits et de divertissements masque le manque sans le combler.  

Habiter sa vie demande du courage, celui de regarder toutes les tentations de la société consumériste à la mesure de cette exigence : qu’est-ce qui préside sa vie ?

C’est en se posant cette question, que nous pourrons rester debout et aborder paisiblement sa vie professionnelle et son rôle de manager.

 

Repost 0
Published by ROMAIN BERNARD - dans Rediffusion
commenter cet article

Recherche

Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

English

Principal Auteur Cité

AUTRES AUTEURS CITÉS

ALBERT CAMUS : BONHEUR
ALBERT CAMUS : DIGNITÉ DE VIVRE ET DE MOURIR
ALBERT CAMUS : HAINE ET MÉPRIS
ALBERT CAMUS : JUGEMENT
ALBERT CAMUS : LE DROIT ET LA FORCE
ALBERT ROUET : CHEMIN VERS SOI
ALBERT ROUET : COMPLEXITÉ DES RELATIONS A L’AUTRE
ALBERT ROUET : L’AUTRE
ALBERT ROUET : RIGIDITÉ
ALBERT ROUET : TRAVAIL, LIEU DES CONTRADICTIONS D’UNE SOCIÉTÉ
ALBERT SCHWEITZER : CIVILISATION ET ÉTHIQUE
ANDRÉ COMTE-SPONVILLE : BONHEUR
ANDRE COMTE-SPONVILLE : MORALE ET CAPITALISME
ANDRÉ COMTE-SPONVILLE : MORALE ET ÉTHIQUE
ANDRÉ COMTE-SPONVILLE : PETIT TRAITE DES GRANDES VERTUS
ARISTOTE : BONHEUR
ARISTOTE : HEUREUX
ARISTOTE : PRUDENCE
AUGUSTIN : BONHEUR
AUGUSTIN : COMPRENDRE
AUGUSTIN : DOMINATION
AUGUSTIN : ETRE GRAND
AUGUSTIN : VOIR, SUPPORTER, ACCEPTER
AXEL KAHN : ALTÉRITÉ
AXEL KAHN : DÉFINITION DU BIEN
AXEL KAHN : SPLENDEUR DE L’HUMANITÉ
BADEN POWEL : POUR UN MONDE MEILLEUR
BERNANOS : INFIRMITÉ
BERNANOS : LE SECRET DU BONHEUR
BERNANOS : OBLIGATIONS
BERNANOS : PATIENCE
BERNANOS : RECONCILIÉ AVEC SOI MEME
CAMUS : ASPIRATIONS ESSENTIELLES DE L’HOMME
CAMUS : DIRECTION DES HOMMES
CAMUS : MONDE INSUPPORTABLE
CAMUS : NE RIEN ENVIER
CHARLES DE FOUCAULD : PARFAITE OBÉISSANCE
CHARLES DE FOUCAULD : RENAÎTRE
CHARLES JOURNET : LE MAL
CHARLES PEGUY : LE MAL
CHRISIAN DE CHERGÉ : COEUR
CHRISIAN DE CHERGÉ : L’AUTRE
CHRISTIAN DE CHERGÉ : COURAGE !
CHRISTIAN DE CHERGÉ : DE RICHES VERTUS
CHRISTIAN DE CHERGÉ : ENGAGEMENT
CHRISTIAN DE CHERGÉ : LA VIE
CHRISTIAN DE CHERGÉ : MERCI
CHRISTIAN DE CHERGÉ : SIMPLICITÉ
CHRISTIAN DE CHERGÉ : SIMPLICITÉ
CLAUDE LÉVI STRAUSS
CLAUDE RAULT : DESERT 
CLAUDE RAULT : DESERT 
CLAUDE RAULT : HUMILITÉ
CLAUDE RAULT : MESSAGE DU SAHARA 
CLAUDE RAULT : REFROIDISSEMENT 
DESCARTES : CE QU’EST L’HOMME
DESCARTES : LE BON SENS
DESCARTES : LES QUATRES PRÉCEPTES
DOSTOIEVSKI : RICHESSE
EDGAR MORIN : LUMIÈRE
EDGAR MORIN : LUMIÈRE
EDITH STEIN : ETRE
EDITH STEIN : INTÉRIORITÉ ET ALTÉRITÉ
EDITH STEIN : QU'IL EST BEAU ET BON DE VIVRE 
EDITH STEIN : RESPONSABILITÉ
EDITH STEIN : SA PERSONNALITÉ
EDITH STEIN : SA VIE
EDITH STEIN : SERVICE
EDITH STEIN : TOUT SUR SA VIE
EDITH STEIN ET L’EMPATHIE
EDITH STEIN ET L’EMPATHIE
EDITH STEIN ET L’INDIVIDUALISME
EDITH STEIN ET LA RESPONSABILITÉ
ELIE WIESEL : BIEN OU MAL
ELIE WIESEL : IDÉE DE L’HOMME
EMMANUEL LEVINAS ET SARTRE : LIBERTÉ
ÉRASME : HOMME DEBOUT
ERIK ORSENNA : VALEUR TRAVAIL
ERNEST HEMINGWAY : HUMILITÉ
ETTY HILLESUM : BONHEUR
ETTY HILLESUM : ÊTRE
ETTY HILLESUM : FONDS COMMUN
ETTY HILLESUM : LA VIE EST BELLE
ETTY HILLESUM : PAROLE
ETTY HILLESUM : S’AGUERRIR
ETTY HILLESUM : UN SENS A LA VIE
ETTY HILLESUM : UN SENS DE LA VIE
ETTY HILLESUM : UNE VIE BOULEVERSÉE
FRANCOIS VARILLON : DÉSESPOIR
FRANCOIS VARILLON : JOYEUX
GANDHI : CUPIDITÉ
GRÉGOIRE DE NYSSE : CELUI QUI MONTE
HANNAH ARENDT
HANNAH ARENDT : ACTIVITÉS HUMAINES
HANNAH ARENDT : AUTORITÉ
HANNAH ARENDT : BONTÉ
HANNAH ARENDT : CHAQUE HOMME EST UNIQUE
HANNAH ARENDT : COMMENCEMENT
HANNAH ARENDT : COMMENCEMENT
HANNAH ARENDT : ÉCONOMIE DE GASPILLAGE
HANNAH ARENDT : ÉDUCATION
HANNAH ARENDT : LE MIRACLE QUI SAUVE LE MONDE
HANNAH ARENDT : LIBERTÉ
HANNAH ARENDT : PARDON
HANNAH ARENDT : PAROLE
HANNAH ARENDT : PENSER LE TOTALITARISME
HANNAH ARENDT : POUVOIR
HANS JONAS : ÉTHIQUE DE LA RESPONSABILITÉ
HANS JONAS : RESPONSABILITÉ
HANS JONAS : RESPONSABILITÉ ET ESPÉRANCE
HANS KÜNG : GRANDEUR ET MISÈRE DE L’HOMME
HANS URS VON BALTHASAR : STRUCTURE DE L’HOMME
HANS URS VON BALTHASAR : VÉRITÉ
HEIDEGGER : ÊTRE ET ÉTANT
HEIDEGGER : HUMANISME
HEIDEGGER : HUMANISME
HEIDEGGER : LE MÉTIER DE LA PENSÉE
HEIDEGGER : LE MIRACLE DES MIRACLES
HEIDEGGER : PENSÉE
HENRI de LUBAC : IGNORANCE
HENRI de LUBAC : MÉPRIS
HENRI de LUBAC : PARADOXES
HENRI de LUBAC : PATIENCE
HENRI DE LUBAC : SOLEIL
HENRI de LUBAC : SOUFFRANCE
HENRI QUINSON : NOUVELLE SOCIÉTÉ
HENRI TEISSIER : UN MODÈLE A SUIVRE
HUSSERL : SENS DE CETTE EXISTENCE HUMAINE
JACQUES MARITAIN : ÉLOGE DU DON
JACQUES MARITAIN : ESSENTIEL
JACQUES MARITAIN : PAROLE DE SAGE
JAURES : DIRIGER
JEAN CHRYSOSTOME : BONHEUR INFINI
JEAN CHRYSOSTOME : HUMILITÉ
JEAN GIONO : CARACTÈRE INOUBLIABLE
JEAN GUITTON : DANS LE VENT
JEAN GUITTON : LA MORT
JEAN GUITTON : OBÉISSANCE
JEAN GUITTON : ORGUEIL
JEAN LUC MARION : LE PROPRE DE L’HOMME
KANT : ACTION ÉTHIQUE
KANT : ACTIONS BONNES OU MAUVAISES
KANT : CONTRAINTE
KANT : EXIGENCES DE LA PENSÉE
KANT ET LE MANAGEMENT
KARL BARTH : L’ESSENCE DU MAL
KARL JASPERS : ANONYMAT
KARL JASPERS : AUTORITÉ ET RAISON
KARL JASPERS : CONDUITE SENSÉE
KARL JASPERS : LIBERTÉ
KARL JASPERS : RACINES
KARL JASPERS : VÉRITÉ ET COMMUNICATION
KARL RAHNER : L'ÉTANT FINI
KHALIL GIBRAN : ÉLOGE DU TRAVAIL
KIERKEGAARD : ANGOISSE
KIERKEGAARD : COMPRENDRE
KIERKEGAARD : INCOMPRÉHENSIBLE
KIERKEGAARD : POUR UNE VIE NOUVELLE
KIERKEGAARD : SOUFFRANCE
KIERKEGAARD : SUR LE CHEMIN DE LA VIE
KIM EN JOONG
LA BRUYERE : MODESTIE
LACAN : LUMIÈRE
LACAN ET L’INCOMPLÉTUDE
LOUIS MARIE BILLÉ : UN MODÈLE POUR NOUS
MALRAUX : JUGER
MARCEL GAUCHET : EXTRAORDINAIRE BOULEVERSEMENT
MARCEL MAUSS : ESSAI SUR LE DON
MAURICE BELLET : LE LIEU DU COMBAT
MAURICE BLONDEL : ÉLOGE DE L’ACTION
MAURICE BLONDEL : EXIGENCE
MAURICE ZUNDEL : CONQUÊTE DE SOI
MAURICE ZUNDEL : CROYEZ-VOUS EN L’HOMME ?
MAURICE ZUNDEL : DIGNITÉ HUMAINE
MAURICE ZUNDEL : ÉCOUTE ET SILENCE
MAURICE ZUNDEL : HUMAIN
MAURICE ZUNDEL : LIBERTÉ
MAURICE ZUNDEL : RENCONTRE VÉRITABLE
MAURICE ZUNDEL : SENS DE L’EXISTENCE
MAURICE ZUNDEL : SENS DE LA DESTINÉE
MAURICE ZUNDEL : SILENCE 
MAURICE ZUNDEL : TRAVAIL
MAURICE ZUNDEL : VIE INACCOMPLIE
MAURICE ZUNDEL : VOCATION DE L’HOMME
MAX WEBER : ÉTHIQUE
MICHEL ALBERT : BONNE SANTÉ
MICHEL-MARIE ZANOTTI-SORKINE : DÉMOCRATIE ET LIBERTÉ
MICHEL-MARIE ZANOTTI-SORKINE : ÉTERNITÉ
MONTESQUIEU : MÉPRIS
MONTESQUIEU : POUVOIR
NEWMAN : CONDITION HUMAINE
NEWMAN : ÉVOLUTION DE L’HOMME
NEWMAN : NÉANT DE CE MONDE
NEWMAN : VRAI GENTLEMAN
NIETZSCHE : APPRÉCIATION
NIETZSCHE : AVENIR
NIETZSCHE : CERTITUDE
NIETZSCHE : CRUAUTÉ
NIETZSCHE : ÉLOGE DU SILENCE
NIETZSCHE : FINITUDE DE L’HOMME
NIETZSCHE : MÉPRIS DE SOI
NIETZSCHE : MONDE DÉSTRUCTURÉ
NIETZSCHE : TRISTE SOCIÉTÉ
NIETZSCHE : VÉRITÉ
NIETZSCHE ET TEILHARD DE CHARDIN
NORBERT SEGARD
NORBERT SEGARD : BONHEUR
NORBERT SEGARD : UN MODÈLE
PASCAL : DIVERTISSEMENT
PASCAL : MOI
PASCAL : MORT
PASCAL : PARAÎTRE
PASCAL : PUISSANCE
PASCAL : QU’EST-CE QUE L’HOMME ?
PAUL CLAUDEL : VRAI ET RIEN
PAUL RICOEUR : ACTION
PAUL RICOEUR : ÉTHIQUE
PAUL RICOEUR : L’AUTRE
PAUL RICOEUR : MAL ET BONTÉ
PAUL RICOEUR : PARDON
PAUL RICOEUR : VALEUR DE L’HOMME
PAUL TILLICH : ANGOISSE
PAUL VALADIER : HOMME, ANIMAL MALADE
PÉGUY, BERNANOS, CLAUDEL : ARGENT 
PIERRE CLAVERIE
PIERRE CLAVERIE : L’AUTRE
PIERRE, PAUL ET JEAN
PLATON : AUTORITÉ
RABELAIS : DÉSESPOIR
RENÉ GIRARD : DÉSIR MIMÉTIQUE
RENÉ GIRARD : HOMME MAÎTRE DU MONDE
RENÉ GIRARD : OPTIMISME
RENÉ GIRARD : ORIGINE DES CONFLITS
RENÉ GIRARD : RIVALITÉ MIMÉTIQUE
RENÉ GIRARD : TERRORISME
RENÉ GIRARD : URGENCE
ROMAIN ROLLAND : BATAILLE DE L’HOMME
ROUSSEAU ET AUGUSTIN
SAINT EXUPERY : SILENCE
SAINT-EXUPERY : BUT COMMUN
SAINT-EXUPERY : CATHÉDRALE
SAINT-EXUPERY : CITATIONS POUR MANAGER
SAINT-EXUPERY : DÉSERT
SAINT-EXUPERY : HAINE
SAINT-EXUPERY : HUMILITÉ
SAINT-EXUPERY : HUMILITÉ
SAINT-EXUPERY : JUSTICE
SAINT-EXUPERY : L’ART DES PETITS PAS
SAINT-EXUPERY : L’ESSENTIEL OUBLIÉ
SAINT-EXUPERY : LE PETIT PRINCE
SAINT-EXUPERY : LE TEMPS
SAINT-EXUPÉRY : MOZART ASSASSINÉ
SAINT-EXUPERY : PAROLE DE SAGE POUR UN MANAGER
SAINT-EXUPERY : QUALITÉ DE LA CIVILISATION
SAINT-EXUPERY : RACINES
SAINT-EXUPERY : RESPONSABLE
SAINT-EXUPERY : STABILITÉ
SAINT-EXUPERY : TOURNÉ VERS SOI
SAINT-EXUPERY : VANITÉ DE L’HOMME
SAINT-EXUPERY : VOYAGE
SARTRE : QU’EST-CE QUE L’HOMME ?
SERGE DASSAULT : GESTION PARTICIPATIVE
SPINOZA : JUSTICE
TEILHARD DE CHARDIN : APPARITION DE L’HOMME
TEILHARD DE CHARDIN : AVENIR
TEILHARD DE CHARDIN : DÉFI A LA PENSÉE
TEILHARD DE CHARDIN : DÉSORDRE
TEILHARD DE CHARDIN : EFFORT
TEILHARD DE CHARDIN : LE MONDE SE CONSTRUIT
TEILHARD DE CHARDIN : MANTEAU D’HUMANITÉ
TEILHARD DE CHARDIN : MONDE STUPIDE
TEILHARD DE CHARDIN : OEUVRE
TEILHARD DE CHARDIN : PAIX
TEILHARD DE CHARDIN : PRENDRE DE LA HAUTEUR
TEILHARD DE CHARDIN : RÉFLEXIONS SUR LA CRISE
TEILHARD DE CHARDIN : RÉUSSITE
TEILHARD DE CHARDIN : SOUFFRANCE
TEILHARD DE CHARDIN : VALEUR ABSOLUE
TEILHARD DE CHARDIN : VIE FONTALE
TEILHARD DE CHARDIN : VISION DU MONDE
TEILHARD DE CHARDIN : VIVE LA VIE !
TEILHARD DE CHARDIN : VOLONTÉ DE VIVRE
THEODORE MONOD
THÉODORE MONOD : LE PROPRE DE L’HUMAIN
THEODORT MONOD : DÉSERT 
THOMAS D’AQUIN
THOMAS D’AQUIN : ÉQUITÉ
THOMAS HOBBES : RIRE
THOMAS JEFFERSON : UN VISIONNAIRE !
THOMAS MANN : BONHEUR
TOCQUEVILLE : RELATIVISME
TOLSTOÏ : FORMER SA RAISON
VOLTAIRE : CUPIDITÉ ET ORGUEIL
YVES CONGAR : ESPRIT POSSESSIF