10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 01:00
    Debré 17STRATÉGIE DU DIALOGUE






   

 

Le dialogue est pour nous un défi permanent dans nos activités humaines : celles du travail - le dialogue social - , de la vie familiale, associative.  Sans cesse, nous nous trouvons face à l’autre, nous vivons ensemble des situations identiques, mais est-ce que nous nous rencontrons pour autant ?

En premier lieu, il faut se dire que l’autre est autre. D’ailleurs, s’il est autre, c’est dans la différence ! Il faut prendre acte de cette différence avant d’esquisser une rencontre et ouvrir le dialogue. Nous ne serons jamais l’autre, ni à la place de l’autre, malgré notre désir de communiquer avec lui. C’est impossible !

Nier l’autre, écarter l’autre, c’est se mutiler soi-même. Chacun a un point de vue sur les choses, un point de vue sur la vie, mais nous ne pouvons composer la réalité qu’ensemble. En niant l’autre, nous effaçons une partie de nous même, une partie de la réalité à laquelle nous ne pouvons plus accéder. Nous nous mutilons.

Seuls, nous ne sommes rien. Nous avons besoin de l’estime mais aussi de la contestation des autres. Et c’est peut-être aussi ce besoin d’être connu ou reconnu que nous pouvons lutter pour sortir de nos certitudes.

LE RESPECT DE L’AUTRE

Ce que Bruno Chenu appelle « reconnaître l’autre comme autre ». Il faut pour cela repérer les différences qui nous séparent. Pour en prendre conscience, il faut se défaire de l’esprit de domination, parce que je suis le centre du monde. Nous ne pouvons l’éviter puisque nous sommes et que nous percevons le monde en fonction de nous. Nous ne pouvons pas faire autrement. Qu’au moins nous respections l’autre, que nous nous défassions de la prétention à être tout, et, en tout cas, à posséder la clé de toute la réalité.

Il y a des gens autour de nous qui savent toujours tout : c’est épuisant et coupe toute envie de communiquer. C’est terrible, et c’est un réflexe même quand ils ne savent pas. Et comme c‘est fréquent !

Le savoir s’enfle souvent d’orgueil.

Une certaine suffisance rend impossible toute reconnaissance, tout respect. C’est cette attitude qui tend à assujettir l’autre au lieu de le reconnaître et de l’écouter. Nous nous retranchons dans la vérité objective et nous demandons à l’autre de se soumettre à notre vérité au lieu de chercher un terrain où nous pourrions, ensemble, mettre en commun nos vérités. Laisser l’autre exprimer la sienne, le laisser être. C’est cela le respect.

LA DELICATESSE

Une conséquence de l’acceptation au moins provisoire de l’idée que l’autre puisse avoir raison, est ce qui peut s ‘appeler la délicatesse où le respect et la confiance sont mêlées. Après avoir reconnu l’autre, il faut lui permettre d’exister et donc d’essayer de ne pas forcer les distances, les moments et les temps. Cela fait partie du respect de la relation.

Si cela est possible, respecter les distances, les moments et les temps.

L’espace que chacun s’aménage est vital pour lui. L’importance du souci à apporter aux  bonnes conditions de travail en est un exemple.

La délicatesse est un des aspects de la confiance, de la confiance à donner  pour que l’autre puisse exister, qu’il ait assez de courage, qu’il puise son courage en lui-même pour ne plus avoir besoin des soutiens extérieurs pour être. Elle est liée au respect.

Marquer du respect pour quelqu’un, c’est surtout lui marquer de la confiance.

Avancer sur le terrain difficile de la confiance, pour désarmer l’anxiété, pour donner confiance en soi à l’autre, et quand l’anxiété est désarmée ou que la confiance en soi grandit, les distances se réduisent considérablement. On peut avoir en face de soi une personne et plus seulement des défenses accumulées. La confiance est, dans ce sens là, le sommet de la délicatesse, c’est vraiment une porte qui s’ouvre pour l’avenir.

APPRENDRE QUELQUE CHOSE DE L’AUTRE 

Nous pouvons très bien respecter quelqu’un, le vouloir lui, tel qu’il est et ainsi attendre quelque chose pour lui. Mais il est aussi nécessaire d’attendre quelque chose de l’autre pour soi. Le meilleur des services à faire à quelqu’un est d’abord de lui demander quelque chose et de le faire exister de cette manière.

Demander quelque chose, attendre quelque chose de l’autre...

Respecter tout homme quel qu’il soit.

« Comment celui qui prétend détenir la vérité absolue peut-il vraiment dialoguer ? » (Gandhi)


ACCEPTATION DE SOI ET CONFIANCE

C’est le plus important, c’est la clé de tous les autres points. Sans cela, tout le reste est faussé. C’est le point de départ et l’aboutissement. S’accepter soi-même permet d’entrer dans le cheminement de la confiance.

Cela suppose, de fait impose, à chacun d’être soi-même . Si nous ne nous sommes pas rencontrés nous mêmes, si nous ne nous aimons pas, c’est très difficile à vivre.

N’oublions jamais que chaque homme adulte en face de soi contient non pas un mais trois hommes différents. Comment cela ? Prenez un M. Jean quelconque : en lui, il y a Jean premier, c’est à dire l’homme qu’il croit être, il y a Jean deux, celui que les autre pensent qu’il est et finalement un Jean trois, celui qu’il est en réalité. Il y a de fortes chances pour que personne ne le connaisse vraiment, même pas Jean.

Pour entreprendre un dialogue malgré tous les obstacles - objectivement nombreux - il faut avoir confiance en soi, s’aimer soi-même, avoir découvert qu’il y a tout de même, en soi, une source qui permet de transgresser les obstacles, d’ouvrir les barrières, d’aller vers l’autre.

Découvrons encore un passage du journal d’Etty Hillesum - une jeune intellectuelle juive morte à Auschwitz - : « Si la paix s’installe un jour, elle ne pourra être authentique que si chaque individu fait d’abord la paix en lui-même. »

Au début du dialogue, il y a les regards ; les regards qui traversent, les regards qui traversent votre épaule, n’y rencontrant pas ce qui l’intéresse, vous traverse et vous n’existez plus... Il y a aussi un certain regard, un regard qui fait que le dialogue est réussi, qui ouvre un espace de confiance devant nous.

Il y a un regard, un geste, un sourire, une parole personnellement adressée : c’est cela qui est retenu.

Il y a des paroles blessantes, il y a des petites phrases assassines, des silences lourds de menaces, des regards foudroyants, des yeux comme des revolvers... Il y a tant de façon de blesser.


«  La première parole que me dit le visage de l’autre est une demande de vie : respecte-moi. » (Emmanuel Lévinas)

Toujours voir le bon côté des gens et croire que tout homme peut changer s’il est bien entouré.


SE MOQUER DU JUGEMENT DES AUTRES

Heureux qui ne juge pas, il ne sera pas jugé.

Augustin a dit une belle phrase : «  Les hommes sans espérance, moins ils font attention à leurs propres insuffisances, plus ils sont curieux des insuffisances des autres. Ils ne vont pas chercher ce qu’ils vont corriger mais ce qu’ils vont critiquer. Et puisqu’ils ne peuvent pas s’excuser, ils sont prêts à accuser les autres. »  Augustin aime beaucoup le balancement entre : excuser, accuser, corriger, accuser. Nous sommes ainsi, nous aussi.

Dans le dialogue, il est extrêmement important de croire que nous ne sommes pas meilleurs que l’autre, plus forts que l’autre, plus savants... que simplement, nous sommes autre et que nous tenons notre valeur, l’un et l’autre, qui nous fait être maintenant chacun.

DIFFICULTE DE LA CONFIANCE

La confiance ne va pas de soi. Ce n’est pas facile de faire confiance quand, par tout ce que nous savons de l’autre, nous sommes sûrs qu’il ne la mérite pas. Mais c’est précisément lui qui a le plus besoin de confiance. Sans la confiance, plus jamais il ne pourra être autre, vivre autrement, sortir de ce qu’il a été, sortir des barrières où nous l’enfermons.

Dans beaucoup de nos dialogues, nous tenons tellement à ce que nous possédons que nous avons du mal à entrouvrir la porte. Ce n’est pas surtout une question de richesses matérielles  : nous tenons à nos points de vue, nos habitudes, nos connaissances, nos principes... Nous nous accrochons et il est très difficile de recevoir ce que l’autre apporte. Ou nous monologuons, ou nous nous séparons.. Nous attendons seulement de l’autre qu’il nous donne raison, « qu’il entre dans notre camp » comme dit Yves Congar.    

La confiance est la clé de la vie.

Retirer sa confiance, c’est risquer de tuer quelqu’un. Nous pouvons tuer quelqu’un par indifférence ou en lui refusant notre confiance et nous pouvons le faire renaître en rouvrant, devant lui, la confiance.

Seule la confiance permet de faire naître un véritable dialogue.

« Répandez la confiance autour de vous ! Ce sera le moyen de la récupérer pour vous-mêmes. » (Léon-Etienne Duval)




RECHERCHER LA SIMPLICITE

La simplicité permet de ne rien désirer, de ne prétendre à rien, de ne vouloir ni posséder, ni dominer, si peu que ce soit, de ne s’attacher ni aux biens ni aux apparences parce que plus rien n’est indispensable pour être.

Tant que nous n’avons pas eu assez de confiance en nous mêmes ou dans les autres - ce qui est équivalent -, nous accumulons des biens pour exister - une voiture puissante, une place de parking...- ou des titres à nous faire valoir devant les autres : il nous faut exister sous le regard des autres. Si nous n’avons pas la ressource en nous mêmes, nous ne pouvons être simple : cela veut dire que nous sommes fragiles.

La simplicité nous met en état de désirer apprendre, de désirer connaître, de désirer découvrir quelque chose des autres. C’est le contraire de la suffisance, l’attitude de ceux qui n’attendent rien de personne, soit qu’ils se sont enfermés sur eux-mêmes, et il faut les plaindre, ils sont malheureux, soit parce qu’ils sont suffisants d’eux mêmes en croyant à leur perfection. Comme le dit Gabriel Marcel : « Toute satisfaction de soi a quelque chose à voir avec la mort. »

La satisfaction, c’est être plein de soi.

Il n’y a pas de dialogue, si nous nous prenons au sérieux, si nous croyons, par un bout ou par un autre, que nous sommes meilleurs que l’autre, plus forts que l’autre. Tout cela, ce sont des apparences.

L’important c’est la simplicité, la sérénité, la patience dans les épreuves.

MAITRISER LA VIOLENCE

La violence n’est pas synonyme de la force ; au contraire, le violent manifeste par sa gesticulation qu’il est faible, qu’il a besoin de crier, de s’agiter, d’écraser pour exister.

Plus on crie, plus on manifeste qu’on n’est pas sûr de soi. C’est dans les moments de plus grande fragilité qu’on manifeste le plus d’assurance violente.

La vérité qui écrase n’est pas vraie. La vérité ne se laisse découvrir qu’au prix de l’humilité.

« L’agressivité engendre l’agressivité. » (Henri Teissier)

Si nous croyons avoir raison, nous n’avons pas besoin de crier. Si nous avons raison, c’est que c’est vrai et, si c’est vrai, la vérité fera elle même son œuvre.

Voilà ce qui importe : la force tranquille, l’assurance tranquille, et cependant respectueuse de l’autre. Une assurance tranquille qui cherche à se communiquer par elle-même, par sa seule force de persuasion ou de sa conviction, et non en s’imposant.




DEVELOPPER LA JUSTICE

La justice n’est pas d’abord la justice sociale, même si elle peut avoir pour conséquence un ajustement, mais il s’agit bien de l’ajustement, de la justesse.

Nos relations sont souvent cassées ou tordues et les rapports humains deviennent des rapports d’écrasement, de domination, parce qu’ils ne sont pas ajustés. 

Souhaiter la justice, c’est ne pas être satisfait tant que chacun n’est pas considéré, ajusté, à sa place dans sa dignité.

Nous sommes très souvent aveugles, nous ne voyons pas que c’est désajusté, nous ne nous en rendons pas compte. Nous provoquons des réactions inattendues et nous avons tendance à les imputer aux autres, alors que notre propre comportement n’est pas ajusté. Il faut ajuster notre comportement et c’est toujours trop facile de toujours reporter sur l’autre ce qui ne marche pas.

L’ajustement c’est le rejet des rapports faux : domination, écrasement.. Pour que l’ajustement se fasse, il faut une dose de confiance considérable, de confiance en soi qui permet de se situer justement devant l’autre, sans éprouver le besoin d’être reconnu à tout prix, et donc à n’importe quel prix.

La paix intérieure, c’est ce qui fait l’ajustement en soi. Les situations de conflit viennent de ce que la plupart d’entre nous, nous ne sommes pas ajustés en nous-mêmes et, par conséquent, nous créons autour de nous des déséquilibres parce que nous les portons en nous-mêmes. Nous passons trop souvent notre vie à nous défendre, à se méfier et donc à agresser. 

Dans une équipe, chacun est nécessaire pour les autres et nous existons les uns par les autres. Nous stérilisons une partie de l’équipe lorsque nous coupons la communication par vanité, par orgueil, par volonté de dominer, par jalousie, par une prétention imbécile à être supérieurs aux autres ou meilleurs que les autres.

Méfions nous des apparences, ne mettons pas notre fierté dans nos qualités ou dans nos responsabilités.

IMPORTANCE DU SILENCE

Le silence est la condition de l’écoute et du dialogue réussi.

S’il s’agit de se disposer à recevoir quelque chose de quelqu’un, nous ne pouvons pas parler tout le temps, il faut se taire. Peut-être faut-il ne pas se taire tout le temps, mais il ne faut pas trop parler quand même.

ACCEPTER L’OBEISSANCE

Personne ne possède la vérité.

L’obéissance suppose que l’on doive se soumettre, à un moment donné à quelqu’un qui n’est pas soi, à une idée autre que la sienne propre. L’obéissance doit être ce qui nous maintient en état de recherche et de découverte possibles. L’obéissance fait partie de la structure interne de l’homme.

L’obéissance réclame intelligence et discernement ; elle ne peut être purement mécanique. La véritable obéissance suppose cependant une communion de pensée avec celui qui commande.

L’obéissance est la gardienne de toutes les vertus. Sans obéissance, il ne peut y avoir d’humilité.


EN FORME DE CONCLUSION : L’ART DE RESTER DEBOUT

Soyons ouverts, attentifs, accueillants et respectueux de chacun, prêts à la rencontre, car privés de nos clôtures et de nos défenses. Prêts à dépasser nos idées, nos préjugés, nos projets personnels ou nos habitudes.

Cela suppose que chacun ne cherche pas la vérité pour l’autre et non à s’imposer à tout prix. Nous retrouvons là une règle essentielle du dialogue.

« Laissons-nous désinstaller et enrichir par l’existence de l’autre. » (Bernardo Olivera)

Nous terminerons par un article de Milena Jesenska - intellectuelle tchèque morte à Ravensbrück, intitulé « L’art de rester debout » :

« Simplement, en restant debout, je fais face calmement à ce que je ne connais pas, je me prépare à affronter cet inconnu... Mais pour pouvoir le faire, il faut de la force ; et cette force, l’individu ne l’a qu’aussi longtemps qu’il ne sépare pas son destin de celui des autres et qu’il ne perd pas de vue l’essentiel. »

A chacun de trouver ce qui est essentiel dans la vie.

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Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

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