12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 02:00

PETITE ANTHROPOLOGIE DE LA SOCIÉTÉ FRANCAISE (2)



Vous trouverez ci-dessous une synthèse des articles que j’ai déjà publiés sur notre société contemporaine, sur le monde qui nous entoure.


Ce monde qui se présente comme un grand chantier, ce monde où se mettent en application les découvertes des sciences, les progrès de la civilisation, ce monde est incapable de rendre l’homme vraiment heureux.

Autour de nous, de nombreuses personnes se plaignent de plus en plus de mal-être, de souffrance, d’épuisement.

L’origine de ce malaise vient que nous nous reposons pour résoudre nos difficultés sur nos propres forces. Comme si on pouvait à soi seul, faire face à l’immensité de sa tâche.

Il me semble également qu’aujourd’hui, c’est le sentiment de n’être pas reconnus, de n’être comptés pour rien qui fait désespérer beaucoup de gens.

Dans cette anthropologie de la société française, nous tenterons d’analyser les causes de ce malaise.

Certains articles peuvent paraître redondants, mais ils ont été rédigés sur un an, en fonction de l’actualité : le lecteur voudra bien me pardonner.

L’ENVAHISSEMENT DE LA TELEVISION


La télévision absorbe trois heures de notre temps, en moyenne par jour. Ce qui veut dire que sur une vie entière, on passe plus de temps à regarder la télévision qu’à travailler ! 

Dans cette masse d’images reçues, quels critères sont proposés pour permettre de discerner ce qui tient et ce qui ne tient pas ? Entre ce  qui, sous tous les changements, demeure ?

Comment raison garder et comment aussi, peu à peu, se former une personnalité, avoir une structure, un fondement, alors que nous subissons une hiérarchie déterminée par autrui ?

Cela retentit sur toute notre personnalité, qui est ainsi conditionnée et nous donne de notre société une image floue, évanescente, fluctuante, sans repères moraux.

Nous sont proposées des sources d’idolâtrie, où l’avoir prime sur l’être.

Les termes de « grille » et de « chaîne » en disent longs sur la relation entre le téléspectateur et son petit écran.

Le zapping est devenu un tic qui s’applique à tous les moments de la vie. L’homme du XXIème siècle va de plus en plus vite, parce qu’il est pathologiquement impatient de consommer autre chose. On ouvre la télévision :  nous sommes dans un monde de bruit perpétuel, où le silence est considéré comme pauvre, vide et triste.

Ce système ne repose que sur la convoitise, sur l’exposition de besoins artificiels, sur l’envie de biens matériels qui ne servent à rien. Il exploite le désir et exhibe la richesse de plus en plus obscène au nez des pauvres.

Ce système supprime toutes les valeurs. Il ne reste plus que la consommation : naissez, consommez et mourez ! La consommation signifie « consumation » de soi-même. D’où cette violence, cette solitude. Notre mode de vie confine au suicide doré.

Le temps passé devant la télévision laisse songeur. Ce spectacle permanent d’images forme maintenant la pensée.

La télévision est devenue l’opium du peuple et les magazines people une presse triomphante. L’impudeur moderne consiste à dévoiler la part intime des personnes, transformant l’individu en spectacle.

La télévision est la nouvelle religion païenne.

Aujourd’hui, les familles se rassemblent pour le journal télévisé de 20 heures, la « grande messe » de l’information, avec un « grand prêtre », le présentateur, pour la célébrer. Et ce journal se déroule selon un rite bien défini, le fil conducteur, qui est l’équivalent de la « liturgie ».

La télévision a ses « saints », les stars à qui le public s’adresse pour intercéder en faveur de telle ou telle cause. Et quand des animateurs ou grandes figures des médias sont renvoyés ou jetés du jour au lendemain comme un Kleenex, on parle d’ « excommunication » !

Dans le texte de Karl Marx sur la religion, remplacez le mot « religion » par celui de « télévision » et vous verrez que le texte ne perd rien de sa cohérence et se termine par « la télévision est l’opium du peuple ».

Il faut admettre que, désormais, ce n’est plus la religion qui structure la société, lui donne sa cohésion, mais la télévision.

La « télévision–religion » devient aussi le lieu des confessions intimes.

C’est l’escalade du « toujours plus ». Toujours plus d’images et de confidences dévoilant la vie intime des personnes ! Toujours plus d’images de violences, de guerres ! Il fut un temps où les responsables des chaînes veillaient à ce que les émissions susceptibles de choquer soient diffusées à des heures où les enfants ne sont plus à la table familiale.

Aujourd’hui plus aucune retenue n’est observée. Sur fond de concurrence, c’est à qui ira le plus loin, à qui sera le premier.

Les chaînes se donnent comme alibi que les spectateurs ont un petit penchant pour le voyeurisme et en demandent toujours plus. La preuve,  les magazines people sont la seule presse dont le tirage augmente : 18 millions de lecteurs en 2005.

Un public voyeur et exhibitionniste. Ceux qui, d’eux-mêmes, viennent exposer à la télévision leurs situations ou difficultés de vie se livrent à un dégradant strip-tease.

Leur attitude en dit long sur l’état de notre société.

Ce qui fait exister, c’est le regard des autres.
Dès lors que ces personnes n’ont pas, ou plus, le sentiment d’être regardées, d’être reconnues, choisies, de compter pour quelqu’un, elles vont tenter de se montrer à la
télévision.

Ce qui supplée l’anonymat, le regard humain, c’est donc le regard électronique de la caméra. Contre le sentiment de non-être, le fait d’être vu à la télé donne une sorte de surcroît d’existence. Passer à la télé, c’est pénétrer dans le saint des saints, lieu de légitimation suprême, qui équivaut à une consécration.


La part la plus intime de la personne humaine est révélée chaque jour dans un nombre de plus en plus grand d’émissions et de journaux.

On ne compte plus les « confessions publiques » qui mettent les gens en compétition au nom d’une prétendue télé-réalité. Témoins ces émissions comme « L’île de la tentation » ou « On a changé de maman », et bien d’autres.

Ceux qui acceptent de se dévoiler le font sans doute en confiance, avec l’espoir de réaliser un rêve, de recevoir une aide psychologique ou affective. Mais ce qui intéresse les producteurs et les animateurs, c’est que la personne se raconte avec un luxe de détails intimes.

Après, quand on ne sort pas du lot, qui va recoller les morceaux ? La griserie est de courte durée. Ceux qui se prêtent à ces jeux du cirque sont les gladiateurs des temps modernes.

Mesure-t-on les conséquences d’un tel dévoilement, les blessures subies ? Comment, après les feux de la rampe, retourner sans dommage à l’anonymat ?
Sait-on si un accompagnement psychologique est prévu ?

Au nom de la dictature de l’audience, peut-on tout se permettre ?

La part intime de l’individu n’est pas un sujet de divertissement. Or la télévision, par sa nature même, fait de tout un spectacle. Oui, il y a une industrie de l’intimité, fondée sur le profit, gangrène de la société quand il en est le critère déterminant.

L’information aussi devient spectacle. Elle mélange de plus en plus information et divertissement.

Dès lors que l’information est traitée comme un produit, il faut la vendre, l’habiller pour qu’elle soit consommable. Alors, on repasse en boucle, comme de bons produits, les mêmes images de guerres, de tortures, de violences, « de coup de boule ».

Comment se construit - ou plutôt se détruit - le téléspectateur, soumis chaque jour aux images de violence, aux aspects les plus noirs, les plus pervers de la nature humaine ?

Ne trouve-t-on pas là une des causes de la plus grande fragilité de nos contemporains, lorsqu’ils rencontrent une difficulté dans leur vie personnelle ou professionnelle ?

Après le meurtre d’une jeune fille, une équipe de télévision enregistre les aveux des auteurs présumés du crime et annonce aux parents la découverte du corps de leur fille.

Sans doute y a-t-il des téléphages pour apprécier ce type d’information, mais faut-il s’aligner sur ce qu’attendent les téléspectateurs pour le leur donner ?

On peur faire de l’information, du divertissement et avoir le souci, en même temps, d’élever les centres d’intérêt de ceux qui regardent.

Il y a quand même un droit à l’information et un devoir d’informer.

Evidemment, il faut montrer les guerres, les tortures, les catastrophes. C’est la réalité du monde, on ne peut ni ne doit la cacher. Il faut donner à voir pour permettre la prise de conscience, au besoin susciter la révolte, provoquer des réactions devant ce qui est intolérable.

Mais montrer quand ? Comment ? A qui ? C’est la question.

Est-il souhaitable qu’un enfant se trouve brutalement confronté à des images de violence telles qu’elles sont diffusées chaque soir au journal télévisé pour lequel il n’y a pas la signalétique moins de 10 ans, moins 12, moins 16, moins 18 ?

Le droit à l’information est inaliénable, mais faut-il pour autant tout dire, tout montrer, à n’importe quelle heure et à n’importe quel public. Le débat sur les limites au devoir d’informer est difficile : qui va les fixer et comment ?

Le droit à l’information, il ne faut pas y toucher, mais ceux qui portent la responsabilité d’informer s’interrogent.

Il n’y a pas que le scoop comme référence.

Alors quelle alternative ?

Soit on fait appel à la conscience personnelle, en pensant que chacun est en mesure de voir jusqu’où on peut aller.

Soit on se retourne vers le législateur, mais on entend déjà les protestations, justifiées, d’ailleurs : atteinte à la liberté d’expression, censure ! Ce n’était pas mieux autrefois au temps de l’ORTF et d’une information encadrée. Mais qu’on ne vienne pas nous dire que la télévision aujourd’hui est libre.

Elle s’est libérée de la tutelle politique pour s’emprisonner sous le joug de la tutelle de l’audimat.

Est-elle davantage libre ?




UNE SOCIETE OU SE DEVELOPPE LA VIOLENCE


La violence est l’un des grands maux de notre société. Par la télévision, elle rentre dans tous les foyers : l’homme fort est l’homme qui tue, voilà ce qui est proposé à nos enfants.

Dans ce monde, source de bien de souffrances, qui se laisse polariser par des idoles - argent, pouvoir, plaisirs -, et qui trop souvent n’a qu’indifférence ou mépris pour les vraies questions - justice, solidarité.., le mal c’est de se laisser prendre par cette ambiance et de ne pas la dénoncer.

Nous vivons dans un monde pollué et cela nous marque ; notre jugement est obscurci, notre volonté rendue hésitante. Nous devenons une humanité affaiblie.


UNE SOCIETE QUI DEVELOPPE L’INDIVIDUALISME


Des lames de fond marquent actuellement notre culture : l’individualisme, la recherche du bonheur personnel, le bouleversement des structures familiales...
Ces mouvements nous arrivent porteurs de questions éthiques redoutables qui mettent en cause le visage élaboré par des siècles de civilisation.


Bien des gens aujourd'hui ne se sentent plus coupables à l'égard d'une norme morale - le goût du travail bien fait, par exemple - mais à l'égard des objectifs qu'ils se sont eux-mêmes fixés. On est humilié de ne pas être à la hauteur, de ne pas être reconnu.

La reconnaissance, un des plus grands maux de notre société !

Le problème est que l'homme n'est jamais un absolu, il est toujours relatif, contingent.

Le projet mené par l'homme de manière autonome dans le but d'une pure affirmation de soi dans l'instant est voué à un échec d'autant plus grave que l'individu s'y trouve identifié à son projet. L'échec du projet entraîne l'effondrement du sujet. Nous connaissons tous des situations où certains se sont complètement effondrés car leurs projets aboutissaient à des échecs, parce qu'ils s'étaient totalement investis, identifiés à la réussite personnelle et non collective vers laquelle ils courraient.

Nous sommes dans une société très compétitive, plus mobile, plus violente. Faire ce que l’on attend de nous ne suffit plus. Il faut sans cesse prouver qu’on a de la valeur et nous sommes jugés sur notre réussite. Les pressions sociales sont multiples, mais résident dans trois grandes priorités :

· apparence : obsession de la jeunesse...
· performance : tout maîtriser dans tous les domaines
· abondance : posséder les objets et signes de statut qui - nous le croyons - nous rendent estimables aux yeux des autres (la place de parking ! !).

La banalisation actuelle de l’incivilité est révélatrice de l’effacement d’un consensus qui disciplinait les énergies et les soumettait au respect des règles unanimement acceptées. C’est la satisfaction des aspirations personnelles qui est aujourd’hui un impératif catégorique. Ce renversement de la hiérarchie des normes remet en question l’appartenance à une collectivité et menace le lien social.

Ce mouvement présente la libération des moeurs comme un progrès et fait de l’affranchissement des contraintes de la morale traditionnelle le test de la modernité.

Au cours des années 1960 (1968 ?), s’est produite une sorte de cassure dans la transmission de l’héritage : tout un patrimoine de souvenirs historiques, de références littéraires, de convictions, d’habitudes de vie, qui passait de génération en génération et qui tissait entre elles une continuité, est soudain devenu comme une langue étrangère ou une langue morte. 

La sacralisation de la modernité et, corrélativement, la disqualification qui frappe ipso facto tout ce qui est tradition ; le seul fait de qualifier de traditionnel, par exemple, le mariage suffit à le relativiser et à le rendre obsolète. Sans qu’on songe jamais à s’interroger sur les raisons objectives qui justifieraient la supériorité présumée de l’innovation sur la fidélité aux usages.

Toute une philosophie moderne (ou plutôt une sagesse des modernes ou des post-modernes) est bien accordée à la mentalité actuelle du « souci de soi » individualiste, qui conjugue la vie au présent.

En fait, il s’agit d’une très ancienne tradition philosophique, d’une véritable galaxie, déjà présente en Grèce et dans la philosophie hellénistique (dans le stoïcisme et l’épicurisme), au temps de la Renaissance (Montaigne).

Au XIX° siècle, ce sont Schopenhauer, Goethe et aussi Nietzsche qui représentent cette tendance, qui a actuellement le vent en poupe.

Les sagesses de l’Asie sont tout à fait dans cette ligne. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de ces philosophes ou de ces sages soient toujours très lus, et que des penseurs qui s’inscrivent dans ce courant, comme André Comte - Sponville et quelques autres, connaissent un grand succès.

L’opposition dominante ici n’est pas, comme dans la tradition philosophique, entre le « vrai » et le « faux », entre l’ « illusion » (les préjugés) et la « lucidité » (= les Lumières).

On est sur un autre terrain, celui de la sagesse vécue, de la vie consolée, du bonheur expérimenté. Il s’agit ici de la vie la meilleure, de la plus grande « qualité de la vie », de la bonne mesure convenant à chacun pour mener sa vie.

On ne discute pas ici de ce qu’il est vrai et juste de penser, mais de ce qu’il faut vivre, ou de ce qu’il faut faire pour être heureux.

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Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

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