OBÉISSANCE
L’obéissance a mauvaise cote pour l’homme moderne, qui se veut autonome et entend trouver en lui-même les capacités de se penser, de se vivre, de croire sa vérité.
Si elle est admise, c’est comme une contrainte nécessaire pour le bien social.
L’obéissance est indissociable de l’écoute et invite à l’humilité.
Écouter et obéir, deux verbes qui ont la même racine, ob-audire, c’est-à dire se mettre sous la parole de l’autre, se laisser nourrir par elle pour aller plus loin que soi dans une désappropriation de soi et de relation avec autrui, et ainsi croître.
Cette obéissance requiert une attention à l’autre qui pousse à reconnaître en lui une voix différente.
L’obéissance est ce qu’il y a de plus difficile dans la vie de l’homme, invité à renoncer consciemment à une volonté égoïste pour accomplir une volonté ouverte sur le bien commun.
La racine du mal c'est l'orgueil et l'orgueil consiste essentiellement à ne pas vouloir dépendre, à refuser de servir dans don rang, dans son ordre de hiérarchie et de subordination.
Paradoxalement, obéir c'est être plus.
Voir également :
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry