LIBERTÉ
La culture moderne est marquée, comme chacun peut le constater, par une forte aspiration à la liberté.
On sait cependant combien la notion de liberté peut être porteuse d'ambiguïtés, et conduire à des égarements qui ont produit des aliénations terribles et conduire à des égarements qui ont causé la mort de millions de personnes.
Le XXe siècle en aura été le témoin hélas privilégié.
Le désir de liberté continue à se manifester dans tous les domaines : social, politique, économique, psychologique.
Sans doute s'exprime-t-il autant parce que, malgré tous les progrès réalisés, il reste insatisfait.
Au plan moral, on a l'impression que la seule valeur qui fasse encore un peu l'unanimité en ce début du troisième millénaire, est celle de la liberté ; tout le monde est à peu prés d'accord pour estimer que le respect de la liberté d'autrui reste une norme éthique fondamentale.
Cela est sans doute plus théorique que réel et peut-être même une simple manifestation de cet égocentrisme foncier auquel est arrivé l'homme moderne, pour qui le respect de la liberté de chacun serait moins la reconnaissance d'une exigence éthique qu'une revendication individualiste ; que personne ne se mêle de m'empêcher de faire ce dont j'ai envie !
Pour l'homme, être libre signifie souvent pouvoir se débarrasser de toute contrainte et de toute autorité.
Ce qui limite sa liberté, ce sont les circonstances qui l'environnent : les contraintes qu'impose de plus en plus la société moderne, les obligations de toutes sortes que les autres font peser sur lui.
Pour trouver sa liberté, il faudrait alors éliminer les contraintes et limitations.
Quand il se sent quelque peu étouffer dans des circonstances dont il se considère prisonnier, alors, il en veut aux institutions ou aux personnes qui semblent en être la cause.
Que de ressentiments entretenus ainsi envers tout ce qui ne va pas selon son gré dans la vie et l'empêche d'être libre comme il le souhaite.
Même si venait à disparaître tout ce qu'il considère dans sa vie comme empêchement à sa liberté, cela ne lui garantit en rien de trouver la pleine liberté à laquelle il aspire.
Quand on repousse des limites, on en trouve d'autres un peu plus loin.
On risque donc, en restant dans la problématique décrite ci-dessus, de se trouver dans un processus sans fin et une insatisfaction permanente.
L'homme bute toujours sur des contraintes douloureuses.
On peut s'affranchir d'un certain nombre d'entre elles, mais pour en trouver d'autres plus inflexibles : les lois de l'économie, les limites de la condition humaine, de la vie en société.
Le désir de liberté qui habite le cœur de l'homme contemporain se traduit ainsi souvent par une tentative désespérée pour franchir les limites dans lesquelles il se considère comme enfermé.
On veut aller toujours plus loin, plus vite, avoir une plus grande puissance de transformer la réalité.
On rêve que la vie est un vaste supermarché, où chaque étalage présenterait un vaste assortiment de possibilités, où l'on pourrait à son aise et sans contrainte prendre ce qui plaît et laisser le reste.
Cela se ressent dans tous les domaines de l'existence.
Or, être libre, paradoxalement, c'est consentir à ce que l'on n'a pas choisi.
C'est sortir du sentiment d'étroitesse dans lequel nous nous trouvons pris.
C'est s'accepter soi-même pour accepter les autres.
Règle
d’or en Entreprise.
Voir également :
... D’atroces injustices politiques, économiques,… Liberté La liberté n’est pas le fait de faire ce dont on a envie, mais le fait de choisir librement le bien,…
... Qu’elle est un bien. Si la liberté cesse d’être reliée à la vérité et commence à la rendre dépendante d’elle, elle met en place les prémisses de conséquences morales dommageables, dont
les dimensions sont parfois incalculables. Dans ce cas, l’abus de la liberté provoque une réaction qui…
... Comment avoir la force de suivre les injonctions : comment être libre et limiter sa liberté ? L’homme et la femme libres sont des personnes qui font face à l’événement, parce qu’ils ont
du caractère et des convictions. Voir également :…
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry