LE
TRAVAIL PEUT-IL DONNER UN SENS A LA VIE ?
Quel que soit le travail effectué, il est capital de connaître l’œuvre finale, celle que le consommateur achètera… ou boudera, et de connaître la place que tient dans sa réalisation le travail ou la mission dont on a la charge.
Il peut s’ajouter, hélas, une forme d’orgueil : « Je sais ce que les autres ne savent pas » ou un désir de domination : « Le savoir conduit au pouvoir ».
Le mépris n’est pas loin.
Certains ne peuvent échapper au danger de ne plus voir de finalité à leur activité en dehors d’eux-mêmes.
Centrés sur eux-mêmes.
Le drame intérieur qui les guette est alors une usure, une démotivation progressive, voire une prise de conscience brutale : « Je n’ai pas servi à grand-chose », et conduire à la dépression.
Le travail a un sens, même s’il n’est pas immédiatement applicable à la transformation du monde matériel, à condition que celui qui l’exerce puisse se sentir reconnu par les autres mais en toute humilité car il est conscient de ses limites et de ses faiblesses.
Pour cela, l’homme ne peut travailler seul, avoir raison seul.
Isolé, l’homme se perd.
Il permet de contribuer au bien commun.
Il est alors un élément de la vie qui lui donne un sens quand il peut être perçu comme une action contribuant à l’humanisation du monde concret, en respectant l’autre et en se mettant à son service.
Voir également :
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry