19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 02:00

KIM648.jpgLe social à l’ÉPreuve du rÉseau

 

 




Y a-t-il encore place pour le social dans une société en réseaux ?

 

S’il y a une vision de l’entreprise communément admise aujourd’hui, c’est celle qui la définit comme un « réseau » lui-même intégré à une « société de réseaux ».

 

Le succès du mot réseau tient à ce qu’il évoque une conception de la vie comme résultant d’une multiplicité de flux qui se croisent dans un certain nombre de « nœuds » interconnectés.

 

Dans cette perspective, le développement coïncide avec un élargissement constant du réseau susceptible de véhiculer toujours plus d’informations.

 

L’application de cette notion à l’entreprise est double : d’une part, cela conduit à la définir comme n’ayant pas d’essence propre, sinon d’être l’un de ces nœuds où se croisent les flux ; d’autre part, sur le plan interne, on dira qu’elle fonctionne elle-même comme un réseau opérant des connexions entre ses membres.

 

L’élaboration de « projets », locaux et temporaires, sera l’occasion d’établir et d’enrichir ces connexions.

 

Cela dit, quel est l’impact de ce modèle du réseau sur la vie sociale ?

 

Il est d’abord évident que la première conséquence a été de provoquer un formidable accroissement de la « demande » sociale des entreprises.

 

Tant que l’entreprise n’avait qu’à transformer des matières premières et faire tourner des machines, elle pouvait se contenter de l’obéissance des travailleurs aux consignes et programmes venus d’en haut.

 

Tout change lorsque le traitement de l’information devient son activité essentielle.

 

Il dépend alors du bon vouloir des salariés de partager les informations qu’ils détiennent, d’aller en chercher de nouvelles, de s’insérer dans de multiples réseaux de communication.

 

Pour que l’autonomie de ceux qui s’autoprogramment ne conduise pas à l’anarchie, mais s’inscrive dans une action collective, il faut faire appel à d’autres ressorts que l’obéissance, susciter une adhésion à des buts communs, obtenir de chacun une implication personnelle.

 

Il était donc inévitable que l’entreprise vise à devenir une « société » plus dense, plus unie, plus « associative » que jamais.

 

Elle nourrit même l’ambition que, par les vertus de l’actionnariat, les collaborateurs passent du statut de salarié à celui d’associé.

 

Il est donc logique que la littérature managériale inspirée des réseaux soit un véritable hymne à la gloire du social, la promesse d’un développement sans précédent de la sociabilité.

 

Les mots-clés qui reviennent sans cesse ne sont-ils pas « connexion », « échanges » et « communication » ?

 

L’entreprise en réseau y apparaît comme devant mettre fin aux étouffantes organisations hiérarchiques, pour leur substituer une coopération tous azimuts.

 

La réalisation d’un projet ne se conçoit pas autrement que comme une œuvre collective, la création d’une équipe, et non d’êtres exceptionnels.

 

Ouvert par définition, le réseau s’oppose aux groupes repliés sur eux-mêmes, pour faire de l’accueil des autres la source du développement.

 

Le partage de l’information, qui enrichit celui qui la reçoit sans appauvrir celui qui l’émet, ne permet-il pas au réseau de résoudre la contradiction entre l’intérêt personnel et l’intérêt collectif ?

 

En bref, tout semble faire de l’entreprise en réseau une collectivité qui donnera au lien social une place prépondérante, jamais tenue antérieurement.

 

Ce n’est même plus la peine de définir une politique « sociale », comme si elle pouvait être isolée, tant le social devient une partie intégrante de l’activité productrice elle-même.

 

Le malheur est que ce tableau idyllique pourrait bien n’être que la mise en scène du dernier simulacre du social.

 

Une autre lecture de la réalité du réseau révèle que le lien social créé dans le réseau est en réalité fragile, superficiel et même factice ; que, loin de favoriser la formation d’une communauté, il pousse à un éclatement de la société en donnant la préséance au « Je » plutôt qu’au « Nous ».

 

C’est effectivement ce que l’on peut craindre à l’analyse de quelques-unes des propriétés du réseau.

 

Il est d’abord permis de se demander si la multiplication des appels à la coopération et à la communication ne sont pas simplement les sous-produits d’un phénomène majeur, qui les rend nécessaires, mais sur lequel on jette un voile pudique, à savoir l’éclatement et l’individualisation de l’acte de travail.

 

« Le processus fondamental qui inaugure la société en réseaux est la désagrégation de la main-d’œuvre », affirme ainsi Manuel Castells.

 

Au sein d’un processus de travail unifié, on assiste à une individualisation des tâches qui fait que « la réalité du travail se désagrège, son organisation se fractionne, ses formes se diversifient, sa capacité collective se fragmente ».

 

D’où cette conclusion pessimiste : « Le travail voit se dissoudre son essence collective dans une diversité infinie d’existences individuelles… La population active perd son identité collective. »

 

Cette affirmation globale se concrétise dans la politique d’individualisation de la rémunération, qui se généralise dans les entreprises.

 

Tant que le salaire était réglé par la loi et les conventions collectives, il constituait un enjeu collectif et était source d’homogénéité sociale.

 

La multiplication des contrats atypiques n’est que le signe le plus voyant d’une évolution qui tend à fixer le salaire en fonction de la situation propre à chaque salarié, de son profil personnel, de son niveau de performance.

 

Le contrat salarial se rapproche de plus en plus du contrat commercial négocié entre un client et un fournisseur de services.

 

Ce dernier se trouve d’ailleurs en concurrence avec d’autres prestataires, qui, s’ils offrent un meilleur rapport qualité/ prix, ne tarderont pas à prendre sa place.

 

N’étant plus qu’un des atomes dont l’ensemble forme le marché du travail, le salarié cesse de tirer son identité de son appartenance à une catégorie sociale, pour n’être plus identifié que par son positionnement sur le marché.

 

Une deuxième caractéristique du réseau est qu’il est, par nature, flexible, soumis à des reconfigurations incessantes, changeant de composition au gré de la fin d’un projet et de l’émergence d’un autre.

 

Les entreprises tentent bien de démontrer les vertus de la mobilité – pas obligatoirement géographique - , sous couvert de polyvalence, mais ne parviennent pas à cacher que celle-ci interdit que se constituent des groupes stables, que s’y établissent des relations assez durables pour acquérir quelque solidité.

 

 Appelé à passer, comme un nomade, d’un interlocuteur ou d’une équipe à l’autre, le salarié devra se contenter d’une succession de rencontres épisodiques, dans lesquelles la prudence lui commandera de ne pas trop s’investir affectivement.

 

Les enquêtes du sociologue américain Richard Sennet mettent en évidence le désarroi de ces travailleurs modernes condamnés à la discontinuité permanente, et ainsi privés de toute chance d’enracinement social.

 

Et ne parlons pas du risque, toujours présent, de se voir brusquement « déconnecté », et donc « socialement exclu », lorsque le réseau n’aura plus besoin de votre contribution.

 

Une troisième caractéristique du réseau est que la notion de bien commun et celle de finalité s’y évanouissent.

 

Le constat est crucial, quand on sait à quel point une société ne peut se construire sans référence à un bien commun, sans une vision de l’avenir qu’elle veut instaurer.

 

Or, nous dit Luc Boltanski, « dans la topique du réseau, la notion même de bien commun est problématique, puisque, l’appartenance au réseau restant largement indéterminée, on ignore “entre qui” un “bien” pourrait être mis en commun ».

 

Le réseau ignore pareillement la notion de finalité.

 

On y élabore bien des projets, mais ceux-ci ne sont que des « projets d’action » n’ayant pour but que de répondre aux besoins du moment, sans avoir la prétention de construire la cité future.

 

Se bornant à chercher toujours plus d’efficacité en élargissant ses frontières, le réseau ne va dans aucune direction prédéterminée.

 

La seule valeur reconnue y est ce qu’Yves-André Taguieff appelle « le

bougisme ».

 

Cette absence de projet collectif fait que « l’acteur du réseau ne peut s’enraciner qu’en lui-même », selon la formule de Zaki Laïdi.

 

La société en réseaux lui enjoint de faire de la réalisation de soi la finalité suprême.

 

Toute une littérature le persuade que « l’entreprise de soi » doit mobiliser toutes ses forces, qu’il lui faut tout subordonner à la réussite de « Moi-S.A. ».

 

Il perçoit, dès lors, le danger qu’il courrait à s’intégrer dans une collectivité, au lieu de ne l’utiliser qu’en fonction de son projet personnel.

 

Se « lier » à elle équivaudrait simplement à se « lier » les mains et à paralyser son développement.

 

L’époque est révolue où les ‘travailleurs’ attendaient leur salut de l’avènement d’une « autre » société et déclenchaient, à cette fin, des « mouvements sociaux ».

 

Toujours utilisée, l’expression ne recouvre plus que des conflits d’intérêts dépourvus de toute dimension sociétale.

 

De même les syndicats sont-ils condamnés au déclin à partir du moment où ils ne peuvent se réclamer d’une « représentativité » qui n’a plus guère de sens dans une société où ont disparu les identités collectives.

 

Que la société en réseaux pose un défi social exigeant une refondation radicale devrait être évident.

 

A l’époque où le « Je » triomphe, il n’est pas sûr, dit Marcel Gauchet, que nous soyons « capables de constituer un “Nous” dont nous saurions dire ce qu’il est ».

 

Le temps n’est plus où se battre pour le social s’appuyait sur la conviction qu’un Nous pouvait se constituer.

 

Toutes les formes du Nous sont remises en question, et nous ne savons plus quel rapport peut s’instaurer entre l’« être-ensemble » et l’« être-soi ».

 

En un mot, nous vivons l’évanouissement du social. 

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"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint- Exupéry 

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