IVRESSE DU
POUVOIR ET VOLONTÉ DE PUISSANCE
Mal de la société, mal de l’homme, il est un mal où ces deux maux convergent, que ces deux maux composent et qui les multiplie.
Ce mal, que l’on pourrait appeler après Nietzsche ‘’la volonté de puissance’’, ou ‘’l’ivresse du pouvoir’’, et qui est sans doute l’agent par excellence de la déshumanisation de l’homme et la cause la plus infaillible des malheurs pour les hommes, ce mal qui n’épargne pas plus, dans l’entreprise, le contremaître que la haute hiérarchie.
Ce mal est au centre et au sommet du mal.
Le mal le plus irrémédiable pour les autres et pour l’homme lui-même est cette propension à abuser de sa puissance.
Infatué de son importance, l’homme développe son écrasante suffisance, son égoïsme, son besoin d’opprimer, la divinisation qu’il fait de lui-même.
On pourrait presque parler de la tragédie de la puissance.
Cette puissance distille lassitude, déception, amertume et doute.
Elle fait le malheur des autres et de celui-là même qui en abuse.
Voir également :
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry