FINALITÉ DE
L’ENTREPRISE
L’entreprise a une fonction de production de biens et de services, mais, si elle a d’abord un objectif de résultat, c’est en vue d’assurer une finalité économique, celle de satisfaire un client.
Elle est aussi une communauté humaine, mais, il faut être réaliste, c’est une finalité seconde par rapport au service du client.
Le réalisme oblige à considérer que l’entreprise a d’abord un objectif de résultat, parce que la source de sa finalité est extérieure à elle-même : c’est la satisfaction du client.
Il s’agit donc là d’une finalité d’intérêt général avant d’être une finalité de bien commun.
C’est ce qui peut, par exemple, justifier des licenciements quand, bien sûr, on ne peut pas les éviter.
Non pour la satisfaction exclusive des actionnaires de l’entreprise, mais pour assurer sa survie.
Mais, l’entreprise doit aussi tendre à réaliser une communauté.
Il faut à la fois réaliser un résultat tout en tendant à constituer une communauté respectueuse des personnes.
C’est là toute la difficulté du métier de manager.
L’entreprise doit au client un produit au meilleur rapport qualité-prix.
Il faut donc reconnaître au manager une première qualité : la compétence ; pour l’essentiel, elle concerne l’organisation et le respect des budgets.
Mais cela ne suffit pas, et on voit aujourd’hui se dessiner une nouvelle exigence de profil du manager, non plus essentiellement fondé sur le savoir et le savoir-faire, mais sur le savoir-être, et aussi la qualité d’être.
Non plus sur le pouvoir, mais sur l’autorité comme service.
Aujourd’hui, le manager, dans un environnement rapidement évolutif – on l’a vu avec la crise -, doit avoir un comportement exemplaire, être à l’écoute de tous ses collaborateurs, mais aussi du monde qui l’entoure, accepter de ne pas être au courant de tout, faire confiance et savoir déléguer.
Ces principes n’ont pas pour principal souci d’améliorer les performances de l’entreprise, mais leur application peut l’aider à répondre aux défis d’un monde imprévisible et complexe où les technologies évoluent sans cesse.
En renforçant la motivation des salariés, ils y participent grandement.
Voir également :
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry