ÉLOGE DE LA CONFIANCE
Notre société de liberté repose sur la confiance.
Comment resterait-elle humaine et pacifique si elle n’était pas fondée sur ce désir de vivre ensemble ?
Son contraire est pourtant fréquent ; il prend des formes multiples, de la méfiance à la volonté de dominer.
Notre société est ainsi menacée de multiples perversions qui sont en particulier dues à l’augmentation de la méfiance des individus par rapport à la communauté, aux gouvernants et aux voisins.
Elle est menacée par un individualisme exacerbé où toute confiance en l’autre, dans l’autorité et dans la loi, a disparu.
Il devient difficile de faire société dans ces conditions.
Chacun juge selon ses critères sans aucune référence extérieure.
Le soupçon et la dérision s’installent.
La dérive de la judiciarisation inquiète par ce qu’elle révèle des relations entre citoyens.
Pour mieux comprendre l’exigence de confiance, il faut évoquer ce qui ressemble à son refus et qui s’exprime par les fermetures de toutes sortes.
Se fermer sur soi-même, sur une idéologie, sur un comportement, c’est refuser d’être mis en cause par un autre, d’être interrogé par des événements nouveaux.
La tentation permanente de la fermeture et de la domination pourrait être tempérée par cet effort de confiance, cette ouverture à l’autre, à la recherche d’un dialogue qui finalement enrichit.
Dans la société comme dans les rapports interpersonnels et dans la vie de famille, la confiance est le ciment du quotidien dans la paix et l’attention à chacun.
Voir également :
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry