Samedi 4 juillet 2009

MODERNITÉ

 

 






Dans les pays les plus avancés de la modernité, l’existence quotidienne s’est plus transformée et améliorée matériellement au cours de ces dernières dizaines d’années que dans tous les siècles précédents.

 

 

Plus grand confort des logements, développement des loisirs, progrès de la mobilité, libération de la femme, amélioration des conditions de travail, progrès de la médecine … : il s’agit d’une sensible amélioration de la condition des êtres humains les affranchissant partiellement de la dépendance où les tenaient depuis des siècles la pauvreté générale, la rareté des biens et les contraintes du travail.

 

Si l’émancipation de l’humanité est une des fins vers laquelle tend son histoire, la modernité lui a fait franchir une étape décisive dans cette direction.

 

En partant de ce qui définit l’homme : l’intelligence, le besoin de comprendre, son appétit de connaissance, sa curiosité scientifique, la capacité d’inventer, en un mot l’exercice de la raison, tant pour se connaître soi-même que pour connaître l’univers, alors, à cet égard, le bilan de la modernité est tout simplement fabuleux.

 

On ne peut refuser d’inscrire à l’actif de la modernité le prodigieux ensemble de découvertes scientifiques et d’applications techniques.

 

En d’autre temps, on n’aurait pas manqué de tirer de ces réussites une grande fierté et on en aurait conçu la plus vive admiration pour le génie de l’homme, dont les poètes auraient célébré la grandeur.

 

Or tel n’est pas le discours le plus habituel : on s’inquiète des conséquences et on redoute plutôt le pouvoir que le progrès de la science confère à l’homme sur lui-même et sur ses semblables.

 

Le pouvoir que confère à l’homme le progrès de ses connaissances l’investit de responsabilités dont l’ampleur l’effraie autant que le déconcerte leur nouveauté.

 

Quelque jugement que l’on porte sur le phénomène et ses conséquences, force est de reconnaître qu’aucune période dans l’histoire de l’humanité n’a autant modifié les conceptions et bousculé les comportements qui concernent le plus profond la nature humaine et l’idée qu’on s’en fait.

 

Mais c’est sur un autre terrain que se tranchera le débat sur la modernité et que se jouera son sort aux yeux de la postérité.

 

La modernité sera jugée en définitive sur ce qu’elle a fait, ou n’a pas fait, pour le bonheur des hommes.

 

On la condamnera ou l’absoudra selon qu’on estimera qu’elle a amélioré ou aggravé la condition des hommes en société.





Voir également :

Postmodernité ou l'homme déconstruit

Postmodernite ou l'homme deconstruit

... Libre et sans entrave de la liberté individuelle, alors les institutions, la loi, l'ordre et la démocratie ont perdu à la fois leur autorité et leur légitimité....

Par ROMAIN BERNARD - Publié dans : bernard-romain - Communauté : Ressources Humaines
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Relations Humaines

"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les Hommes.

Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."


                                                                                                                                       Antoine de Saint Exupéry 

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