Samedi 29 avril 2006
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DEVENIR UN BON CHEF
Avoir un « bon chef », est une condition pour être heureux au travail. Mais, au fait, qu’est-ce qu’un bon chef ?
A un chef incombe la responsabilité d’organiser, de commander, de diriger un certain nombre d’hommes et de femmes dans un certain nombre de circonstances et pour un certain nombre d’actes donnés.
Il n’est pas un « maître » au sens où il n’est pas propriétaire de quoi que ce soit, mais plutôt le dépositaire d’une autorité à mettre au service du projet qu’il entreprend, qu’il veut créer et
faire avancer.
Au quotidien, dans ce cadre, quel est donc le rôle du chef ?
Il me semble que l’on attend de lui trois choses :
. Qu’il définisse une stratégie.
Cette stratégie s’appuie sur une certaine grille de lecture sociale, économique... Cette vision nécessite un certain nombre de valeurs personnelles, de convictions de références.
Un bon chef est celui que l’on suit.
.Qu’il mette en place une organisation.
Cette mise en place nécessite du courage pour prendre un certain nombre de décisions.
· Qu’il s’assure que les hommes et les femmes de son équipe s’épanouissent dans leur travail.
Cette tentative de conciliation de l’épanouissement personnel et des objectifs de l’entreprise nécessite de l’écoute et du dialogue pour expliquer à chacun ce que l’on attend de lui. Les valeurs
personnelles aident à établir cette grille de lecture qui préside à l’établissement d’une stratégie, et à faire la différence entre les choses qui ne sont pas forcément nécessaires et celles qui
font avancer la société et le bien commun.
Quatre vertus sont à mettre en pratique :
· Le respect.
Toujours considérer l’homme comme une fin et non comme un moyen. Ne jamais oublier l’illusion de la connaissance de l’autre ; l’autre ne peut être réduit à ce que l’on croit savoir de lui. Sans le
soucis éthique et le respect des autres, l’ambiance devient catastrophique.
· L’écoute.
Elle témoigne du respect de l’autre. Réussir dans une entreprise, c’est savoir écouter l’autre dans ce qu’il est. L’homme vaut par ce qu’il est et non par ce qu’il a.
· La confiance.
Savoir créer entre les membres de l’équipe une vraie relation de confiance où les égoïsmes individuels s’effacent devant l’intérêt de l’équipe est pour le chef une véritable mission. C’est cette
confiance en eux et entre eux que se fondent les succès et l’atteinte des objectifs, bien plus que sur la somme des talents individuels. Eteindre la vie, c’est laisser se développer la contrainte,
l’irrespect, la non-reconnaissance, la méfiance.
· Le courage.
Le non-dit et l’hypocrisie sont les principaux freins à la réalisation d’un projet. L’un des principaux rôles d’un chef est l’appréciation juste de la performance de ses collaborateurs. On accorde
souvent une attention excessive à l’intelligence, un peu moins au jugement, encore moins au caractère et parfois aucune au comportement avec les autres. Il faudrait rétablir l’ordre inverse !
Un bon chef doit donner un sens à la valeur du travail et à la valeur de l’homme à l’intérieur du travail.
Humaniser, n’est-ce pas là le devoir du chef ?
Par ROMAIN BERNARD
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Publié dans : Management
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