VALEURS
FONDATRICES
- En premier lieu, la personne humaine : homme, cœur et âme de la société.
Le respect de la dignité de la personne humaine n’est-il pas un défi ?
« Le caractère social de l’homme fait apparaître qu’il y a interdépendance entre l’essor de la personne
et le développement de la société elle-même »
La personne humaine, qui de sa nature même a absolument besoin d’une vie sociale, est et doit être le principe, le sujet et la fin de toute institution.
La vie sociale n’est donc pas pour l’homme quelque chose de surajouté.
Aussi, c’est par l’échange avec autrui, par la réciprocité des services, par le dialogue avec les autres, que l’homme grandit selon toutes ses capacités et peut répondre à sa vocation.
Ceci s’applique particulièrement dans le domaine de la vie économique, la vie économico-sociale.
Il faut honorer et promouvoir la dignité de la personne humaine, sa vocation intégrale et le bien de toute la société.
C’est l’homme en effet qui est l’auteur, le centre et le but de toute vie économico-sociale.
Il ne suffit pas de le dire, il faut le vivre concrètement.
C’est là que les recherches de dialogue social sont essentielles.
Il faut créer des lieux de dialogue social, à condition d’être en confiance avec cette société.
Il n’y a rien de pire que de diaboliser le monde, arriver en « donneur de leçon » et vouloir « exorciser » ce monde !
Dénoncer : oui !
Mais en gardant confiance.
Respecter l’homme, tous les hommes et chaque homme.
- Le bien commun. C’est un enjeu au niveau socio-économique.
Le bien commun est une recherche ; Est-ce que cette recherche est un compromis ou est-ce qu’elle fait
progresser le sens de la dignité humaine : c’est tout l’enjeu des débats !
Le bien commun est aussi une discussion, un dialogue.
En éthique, il n’y a jamais de solution toute faite et toute simple.
- La subsidiarité et fait partie maintenant de tous les cours de management !
Le principe de subsidiarité engage chaque élément de la société humaine à reconnaître les éléments dont il a la responsabilité comme ayant une capacité d’autonomie propre qui doit être favorisée et détendue.
Il y a derrière une notion de "faire confiance".
Comment déléguer son travail, comment vivre la délégation ?
En fait, nous sommes touchés humainement parce que ça touche à notre pouvoir, à notre manière d’être en relation, à notre degré de confiance.
Ces valeurs sont des "horizons"…
Si on n’a pas d’horizon, c'est-à-dire un élan pour aller vers du bien, du bon, du constructif, de la dignité
humaine… on n’est plus homme !
Nous devons faire attention au contre témoignage.
Ce qui nous appartient, c’est d’accompagner des démarches vers cet horizon, être des accompagnateurs le plus possible à l’intelligence de cet horizon.
En éthique, on apprend à porter des jugements sur des faits, jamais sur des personnes.
Il nous faut trouver une source qui doit nous aider à alimenter notre réflexion…
Cette source nous conduit vers un horizon, qui est un élan de
positivité, de bonheur et d’enthousiasme, elle nous permet de prendre du recul, et de ne pas faire l’amalgame entre les situations et les sujets.
N’oublions pas de nous y abreuver, elle est inépuisable !
"La grandeur d'un métier est peut-être avant tout, d'unir les
Hommes.
Il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des Relations Humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous batissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."
Antoine de Saint- Exupéry