FAITS ET ARGUMENTS

FAITS ET ARGUMENTS
L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT
"Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain."
(Emmanuel LEVINAS)
Vous trouverez sur ce site quelques textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique.
Comment concilier anthropologie, vision de l'Homme, éthique et management performant ?

Vous trouverez des interrogations sur ce qui caractérise l'Homme : la vie, la mort, la souffrance, le mal, le bonheur, la joie, l'espérance, le pouvoir, l'autorité, la confiance, l'écoute, le respect, la parole, l'altérité, la finitude, la fragilité, la liberté, l'intériorité, le travail, la reconnaissance, le bien commun, la sagesse, la vérité, la raison, la dignité, la vanité, l'humilité, la modestie, la jeunesse, le courage, l'angoisse, l'anxiété, la dépression, la performance, la réussite, bref : notre condition humaine.
(Emmanuel LEVINAS)
Vous trouverez sur ce site quelques textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique.
Comment concilier anthropologie, vision de l'Homme, éthique et management performant ?

Vous trouverez des interrogations sur ce qui caractérise l'Homme : la vie, la mort, la souffrance, le mal, le bonheur, la joie, l'espérance, le pouvoir, l'autorité, la confiance, l'écoute, le respect, la parole, l'altérité, la finitude, la fragilité, la liberté, l'intériorité, le travail, la reconnaissance, le bien commun, la sagesse, la vérité, la raison, la dignité, la vanité, l'humilité, la modestie, la jeunesse, le courage, l'angoisse, l'anxiété, la dépression, la performance, la réussite, bref : notre condition humaine. POUR AIDER A VIVRE
Comment l’homme pourra-t-il trouver la voie qui mène au bonheur ?
Telle est la grande question métaphysique qui tourmente l’esprit humain depuis les origines. Cette question se pose sans répit à toutes les époques, et sur tout les plans de l’être et de l’agir. Personne n’y échappe. C’est l’éternelle question de la vie en commun, de l’ordre social et politique, de la création, ou simplement de l’unité intérieur de l’être humain.
Une réponse originale a été apportée à cette grave question : c’est par la transcendance que l’homme a trouvé son unité intérieure et une certaine harmonie des sociétés.
La racine du mal de notre société c’est l’orgueil, et l’orgueil consiste essentiellement à ne pas vouloir dépendre, à refuser à servir.
Le drame de notre civilisation c’est le refus de la dépendance, et refuser la dépendance conduit à la servitude : quand l’essentiel s’efface, les idoles reviennent.
« Ne dites pas que les temps sont durs, le temps c’est vous » (Augustin)
par ROMAIN BERNARD
publié dans :
bernard-romain
LES PLUS VIOLENTES DES CARICATURES
Les plus agressives des caricatures ne sont que quelques gribouillages de dessinateurs en mal de créativité et d’imagination !
Les plus violentes des caricatures sont diffusées, elles, par ceux qui au nom de Mahomet, de Moïse et de Jésus-Christ, méprisent, ignorent la moitié du monde qui crève de faim dans l’indifférence.
Mahomet, Moïse, Jésus-Christ, sont caricaturés, défigurés, insultés, dans le regard prématurément vieilli d’un enfant les yeux et les lèvres couverts de mouches.
Mahomet, Moïse, Jésus-Christ, sont caricaturés, défigurés, insultés dans le regard apeuré des malades du sida auxquels les pays nantis refusent des médicaments.
Mahomet, Moïse, Jésus-Christ, sont caricaturés, défigurés, insultés quand la société ne parvient pas à donner à sa jeunesse des raisons d’espérer et de croire en l’avenir.
Mahomet, Moïse, Jésus-Christ, sont caricaturés, défigurés, insultés quand l’homme n’est plus qu’une machine à produire du profit.
Mahomet, Moïse, Jésus-Christ, sont caricaturés, défigurés, insultés quand ceux qui disent que Dieu guide leur vie se déchirent entre eux habités par la haine.
Mahomet, Moïse, Jésus-Christ, sont caricaturés, défigurés, insultés…
Manifestants de tous bords, pour trois coups de crayons maladroits, ça suffit !
Taisez-vous ! Faites silence. Rangez vos bannières et calicots pour les ressortir le jour où vous ne voudrez plus voir Mahomet, Moïse et Jésus-Christ caricaturés, défigurés, insultés dans le chef d’œuvre de la création : la Personne Humaine.
par ROMAIN BERNARD
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bernard-romain
TROUVER LA PAROLE
Il y a des paroles inutiles. Il y a des paroles pleines de haine. Il y a des paroles qui font mal. Il y a des paroles qui jugent et condamnent. Il y a des paroles qui méprisent.
Il y a une Parole qui dit la Vérité. Il y a une Parole qui remet en confiance. Il y a une Parole qui ouvre le chemin de la vie. Il y a une Parole qui invite à vivre. Il y a une Parole qui change la vie, lui donne du goût et de la saveur.
Ce n’est pas une Parole en l’air. Ce n’est pas une conversation banale et un bavardage creux.
Tends l’oreille si tu ne veux pas être homme qui se dessèche comme un arbre sans racine. Tends l’oreille si tu ne veux pas être comme un citoyen sans patrie. Tends l’oreille si tu ne veux pas être comme un enfant sans famille. Tends l’oreille si tu ne veux pas être comme un voyageur sans boussole.
Cette parole est à la fois une Personne et un événement. Scrute cette Parole et acquiers-en l’intelligence. Accueille cette Parole et dévore-la comme du bon pain pour la route.
par ROMAIN BERNARD
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bernard-romain
TROUVER LE CHEMIN
· Depuis une trentaine d’années, nous vivons des changements essentiels - historiques, économiques, psychologiques, anthropologiques...- et extrêmement rapides. Ce basculement est analogue, par son ampleur, à celui qu’ont vécu nos ancêtres à la fin de l’empire romain ou au début de la Renaissance ? Le philosophe Michel Serres compare même cela à la révolution du néolithique, il y a 12000 ans.
Nous vivons 3 révolutions simultanées :
Une révolution économique : la mondialisation a fondamentalement modifié le rapport entre la démocratie et l’économie. Cette dernière est devenue « hors contrôle ».
Une révolution informatique. Elle n’en est encore qu’à ses débuts. C’est l’apparition d’un nouveau continent, avec le cyberespace, la réalité virtuelle, un continent qui est partout et nulle part.
Une révolution génétique, qui annonce le changement de la structure de la parenté. Si on met ensemble ces trois révolutions, nous nous trouvons dans un immense basculement, porteur de menaces mais aussi de promesses. Il serait vain de prétendre qu’on peut revenir en arrière et de cultiver des idées de restauration ou de nostalgie.
· Le XXè siècle est venu démentir, profaner, ruiner les croyances généreuses qui avaient fondé l’optimisme des Lumières. Les pays de l’Est ont déshonoré l’aspiration à l’égalité entre les hommes. Au nom d’une croyance légitime, on a envoyé des millions de gens au Goulag. Le nazisme, lui, a discrédité le volontarisme historique, l’idée de remodeler la terre. Il a exalté jusqu'à l’hystérie ce qu’il appelait le « triomphe de la volonté ».
Cette longue période historique s’est achevée sur un grand vide. Il ne fallait plus croire. On a voulu positiver cela : « Enfin libres ! Fini les idéologies et les croyances. On va pouvoir s’occuper de nous, de la mode, de notre plaisir, de notre jouissance. » Cette exaltation du vide est une immense stupidité : alors qu’on croyait avoir chassé les croyances par la porte, elles sont revenues par la fenêtre, mais de pire façon. L’irrationnel a resurgi. On a vu refleurir autour de nous toutes sortes de superstitions, d’idolâtries assez sottes. Nos enfants se sont mis à croire aux fantômes. On a exalté les voyantes extralucides. On a vu revenir les idolâtries païennes. Les sectes ont remplacé les Eglises. Le gourou a remplacé l’idéologue... Il s’agit d’une régression.
· Pendant des décennies, la modernité a fait une erreur monumentale en s’imaginant que les religions allaient disparaître, notamment devant les progrès de la science. Or le spirituel n’est pas un archaïsme résiduel. La spiritualité est une dimension consubstantielle de l’homme. L’homme est d’abord un animal religieux. C’est même probablement ce qui le distingue de l’animal. Le processus d’hominisation a commencé avec le souci d’enterrer les morts. Il s’agit bien d’un rapport à la mort, à la finitude. L’homme est le seul animal capable de savoir qu’il a une fin, de penser, de s’interroger sur l’au-delà de sa fin.
· Nos sociétés sont de plus en plus inquiètes, et donc de plus en plus répressives. Les prisons n’ont jamais été aussi pleines. Dans nos sociétés atomisées, où triomphent l’égoïsme, les corporatismes, les individualismes, tous les gens qui s’interrogent sur la nécessité de refaire la société retombent sur cette idée : l’individu ne peur exister que par l’autre. Et avec lui.
Pierre Claverie, assassiné à Oran, en 1996, nous demandait d’accepter l’idée que l’autre est peut-être « porteur d’une vérité qui nous manque ». Il ajoutait :
« On ne possède pas la vérité et j’ai besoin de la vérité des autres. »
· Un enfant de dix ans peut comprendre qu’une société habitée par l’espérance est plus heureuse, aujourd’hui, qu’une société qui désespère. Nous vivons dans des sociétés qui voudraient renoncer à l’espérance au profit de la jouissance immédiate. C’est un marché de dupes. Renoncer à l’espérance, c’est s’enfermer dans l’immédiat, dans le court terme, dans la boulimie, dans l’insatisfaction, dans la jouissance.
Jamais satisfait. Toujours inquiet.
La définition d’un homme, c’est un animal qui chemine et construit sans cesse sa propre humanité.
" L’espérance concerne demain mais se vit aujourd’hui. " (Augustin)
par ROMAIN BERNARD
publié dans :
bernard-romain
MANQUE DE RECONNAISSANCE ?
Jamais la société occidentale n’a apporté autant de bienfaits matériels à la plupart de ses membres : multiplication des biens accessibles, protections de toutes sortes, par exemple au niveau d’un habitat confortable par rapport à ce que les plus anciens ont pu connaître (eau courante, chauffage, propreté, facilités venant des appareils de lavage, de réfrigération, de cuisine...). La durée de vie n’a jamais été aussi longue, grâce aux progrès de l’hygiène, de la médecine et de la chirurgie ; et ainsi nous échappons à nombre de maladies ou d’accidents qui en d’autres temps étaient fatals. Nous disposons de moyens inouïs pour accéder à la culture par un système d’éducation ouvert à tous, mais aussi par les livres, l’audiovisuel, l’internet, la mise à notre disposition de bibliothèques, médiathèques, cinémas, théâtres, concerts.
Aussi malgré l’ingratitude à l’égard de tant de biens dont nous avons tendance à croire qu’ils vont de soi, il faut avouer que jamais la vie humaine n’a été autant honorée et son épanouissement rendu possible.
Que souhaiter de plus ?
Or ce monde qui se présente comme un grand chantier, ce monde où se mettent en application les découvertes des sciences, les progrès de la civilisation, ce monde semble de plus en plus incapable de rendre l’homme vraiment heureux.
Pourquoi ?
· Malgré les dernières découvertes scientifiques, il y a toujours quelque chose qui échappe aux chercheurs. L’origine de l’univers nous échappe toujours. Plus nous avançons dans les découvertes, plus nous observons une complexification croissante. La création du monde et la théorie du Big Bang en sont un exemple. Dans les sciences, il n’y a de vérité que provisoire. Au même moment, nos Parents ont connu la bombe atomique et la découverte de la pénicilline.
Avec la mondialisation, la crise profonde des systèmes d’éducation, la pollution, le sang contaminé, la vache folle, les catastrophes climatiques.... se dissipe l’illusion que les progrès scientifiques parviendraient pour l’essentiel à améliorer la condition humaine.
Le monde ne peut délivrer l’homme de la souffrance. Face à la souffrance, la raison n’apporte aucune explication satisfaisante. Le monde peut perfectionner ses techniques thérapeutiques en différents domaines, l’homme paraît seul devant cette absurdité, qui reste déconcertante, révoltante, incompréhensible.
· Les hommes cherchent le bonheur, mais le plus grand malheur vient de ce qu’ils ne font pas reposer leurs espoirs de bonheur là où il le faudrait. Tout repose sur la possession, le plaisir et le pouvoir. Or la vraie vie est ailleurs. Le monde est en manque de repères : il cherche sa route.
Nous observons une société où il est tentant de privilégier l’immédiat et le fragmentaire ;
une société tentée par le prestige et la publicité, la puissance et le pouvoir ; une société où se développe un sentiment largement partagé d’une profonde impuissance à résoudre les problèmes lancinants qui l’assaille ;
une société qui n’a pas la faculté de donner un bonheur absolu.
Nous assistons à une sorte de démoralisation généralisée, source de beaucoup de désarroi et de souffrances, une crise sociale due au vide de sens, à la perte des valeurs et à la morosité générale. Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il existe un « déficit de sens ».
· Autrefois, les structures portaient solidement les personnes, aujourd’hui les personnes, souvent sans soutien institutionnel, sont comme livrées à elles-mêmes et cela donne le vertige, le vertige de celui qui se découvre seul et responsable.
Notre monde est en panne de transmission.
Où trouver des points d’appui et des points de repères qui permettent de tenir dans l’existence ?
· La prospérité dont il a été question plus haut, est incontestablement un bienfait. Elle ne peut se développer que sur la base d’un large échange de biens et de services, par un brassage permanent des connaissances. Elle suppose une invention permanente de nouveaux savoirs et savoir-faire qui remplace les acquis anciens et les rends désuets. Le libre-échange est devenu notre référence tacite. Mais cet échange généralisé a pour contrepartie que tout peut....s’échanger, que tout a un prix ou un coût.
Le paradoxe le plus frappant tient dans le fait que sous ces réalités de prospérité se dissimulent de nouvelles formes de mépris.
Le vieil humanisme attribuant une valeur sacrée à toute personne a fait son temps.
Nous vivons dans un monde moderne de plus en plus artificiel où l’homme a été transformé en machine à gagner de l’argent pour assouvir de faux besoins, pour de fausses joies.
L’homme se laisse avoir par ce qu’il possède alors que son premier besoin est d’être estimé et reconnu.
· L'accélération des rythmes, la surabondance des informations, la multiplication des interlocuteurs et la complexité des questions, donnent le sentiment de subir les événements plus que de les provoquer. D'où un « mal-vivre » vécu par certaines personnes qui se replient sur elles et ne peuvent plus répondre à cette question : à quoi je sers ?
Autour de nous, certaines personnes se plaignent de mal-être, d’épuisement. Il me semble que c’est le sentiment de n’être pas reconnues, de n’être comptées pour rien qui les fait désespérer.
· L’origine de ce malaise vient que nous nous reposons pour résoudre nos difficultés sur nos propres forces. Comme si on pouvait à soi seul, faire face à l’immensité de sa tâche.
L’origine de ce malaise vient que nous attendons de la reconnaissance alors que notre premier devoir est d’abord de reconnaître l’autre, d’écouter avant d’être écouté, de chercher à comprendre avant d’être compris. Les thérapeutes nous enseignent que ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes perdent la santé physique et morale.
· Que faire ?
Développer la disponibilité et le dialogue qui sont une preuve de respect et des facteurs indispensables pour qu’une personne se sentant humiliée puisse reprendre confiance.
N’oublions jamais qu’il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir.
Bernard ROMAIN
par ROMAIN BERNARD
publié dans :
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