FAITS ET ARGUMENTS

FAITS ET ARGUMENTS
L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT
(Emmanuel LEVINAS)
Vous trouverez sur ce site quelques textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique.
Comment concilier anthropologie, vision de l'Homme, éthique et management performant ?

Vous trouverez des interrogations sur ce qui caractérise l'Homme : la vie, la mort, la souffrance, le mal, le bonheur, la joie, l'espérance, le pouvoir, l'autorité, la confiance, l'écoute, le respect, la parole, l'altérité, la finitude, la fragilité, la liberté, l'intériorité, le travail, la reconnaissance, le bien commun, la sagesse, la vérité, la raison, la dignité, la vanité, l'humilité, la modestie, la jeunesse, le courage, l'angoisse, l'anxiété, la dépression, la performance, la réussite, bref : notre condition humaine.
POURQUOI ?
C’est l’histoire d’un homme qui cherchait le sens de l’existence.
Il avait beaucoup lu et voyagé, rencontré quantité de philosophes, de sages…
Mais les années passaient et, dans sa tête, continuait de résonner cette
question sans réponse : « Pourquoi ? »
Pourquoi la vie ?
Pourquoi la terre, l’univers et ses étoiles ?
Pourquoi la mort et la souffrance ?
Pouquoi, une vie sans signification autre que l’aliénation conduisant
à
l’anéantissement ?
Pourquoi, cette impression d’une plongée vers l’hiver ?
Vers l’absence de sens, le néant.
Oui, pourqoi ?
Pourquoi ?
Cet homme est à plaindre.
SAGE JEUNESSE
Le magazine « Phosphore » publie les résultats d’une consultation de jeunes
lycéens français.
Conçue avec Gaëtane Chapelle, psychologue à l’université de Louvain-la-Neuve (Belgique), et Georges Felouzis, sociologue à l’université de Genève, l’enquête, réalisée, de septembre à novembre dernier, auprès de 1500 élèves représentatifs de leur classe d’âge, a passé en revue la question des études mais aussi des enseignants, de l’autorité…
Principale leçon de cette consultation dans 20 établissements situés dans toute la France : bien loin des slogans de Mai 68, quarante ans après, les lycéens réclament plus d’autorité.
82 % d’entre eux demandent plus de respect en classe, et une autorité « à la carte », sans humiliation, mais plus ouverte au dialogue.
DELIVREZ NOUS DU MAIL
Pardonnez ce titre irrévérencieux !
Nous sommes innondés de mails sur notre lieu de travail. Une absence d’un jour et la boîte aux lettres est pleine.
Confusion entre destinataires et copies, abus du « réponse à tous »…
Qui niera que le progrès technique qui s’impose insidieusement, enferme peu à peu et détruit les relations chaleureuses que les collaborateurs peuvent avoir entre eux – chaleureuses, vives mais vivantes !
On nous mène vers un univers où les hommes ne se rencontreront plus.
Emmanuel Mounier écrivait : « Toute rencontre est un risque, une aventure, une graçe ».
Préservons les rencontres.
Privilégions le contact direct au mail.
Rien, absolument rien, ne remplacera la vérité du regard (Emmanuel Lévinas), la chaleur d’un échange, le poids de la présence réelle.
PERSONNE
Derrière chaque salarié existe une personne.
Chaque personne est unique.
Quel que soit son niveau social, elle a en elle quelque chose d'inestimable, de magnifique, une parcelle de vérité unique qui aspire à croître et que le manager doit aider à découvrir.
Avoir la certitude que chaque homme est porteur de quelque chose - quelque chose à développer pour devenir ce qu’il est.
Si vous ne le faites pas, vous refusez en quelque sorte ce que la Providence a mis devant vous.
Réussir dans une entreprise, c’est savoir écouter l’autre dans ce qu’il est.
ORIGINE DE L’INDIVIDUALISME
C’est un phénomène très profond et significatif de notre époque marquée par un paradoxe : d’un côté, l’autorité de la loi est en déclin ; de l’autre, on constate une prolifération des revendications juridiques de la part de nos contemporains.
C’est l’aboutissement de l’individualisme révolutionnaire qui caractérise le XXe siècle.
On a assisté à une déconstruction des valeurs traditionnelles et des figures morales, ce qu’en 68, on appelait la morale bourgeoise.
Et, en même temps, a émergé l’individu roi, qui sans cesse revendique des
« droits à ».
Par exemple, quels sont les droits revendiqués au sein de l’école ?
Comment forme-t-on nos jeunes ?
Jusqu’en 1968, année qui n’est que le symbole d’un siècle, l’école considère l’enfant en tant qu’élève, parce que le rôle du hussard de la République est justement de l’élever jusqu’à ce qu’il atteigne des normes qui lui sont transcendantes, celles définies dans les programmes scolaires.
Dans une logique de mérite et de promotion sociale, l’instituteur devait rendre l’enfant autre que celui qu’il était à son arrivée dans la classe.
Dans les années 1970-1980, au contraire, la rénovation pédagogique a entraîné une bascule vers un système où prime l’épanouissement de la personnalité, où il s’agit de « devenir celui que l’on est ».
Et la revendication des droits est au bout du chemin.
L’orientation de l’école est de plus en plus déterminée par une perspective individualisante.
Elle se propose pour finalité « l’épanouissement personnel ».
Or il n’est pas évident que l’homme épanoui qu’elle aspire à promouvoir soit un bon citoyen.
Nos modes d’éducation et de scolarisation – en tout aveuglement – fabriquent des personnes de plus en plus indifférentes au collectif et donc au bien commun.