FAITS ET ARGUMENTS

 

FAITS ET ARGUMENTS



FAITS ET ARGUMENTS



L'ESSENTIEL AU COEUR DE L'IMPORTANT


"Le sens éthique est l'ultime intelligibilité de l'humain."
(Emmanuel LEVINAS)


Vous trouverez sur ce site quelques textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines et l'Ethique.

Comment concilier anthropologie, vision de l'Homme, éthique et management performant ?



Vous trouverez  des interrogations sur ce qui caractérise l'Homme : la vie, la mort, la souffrance, le mal, le bonheur, la joie, l'espérance, le pouvoir, l'autorité, la confiance, l'écoute, le respect, la parole, l'altérité, la finitude, la fragilité, la liberté, l'intériorité, le travail, la reconnaissance, le bien commun, la sagesse, la vérité, la raison, la dignité, la vanité, l'humilité, la modestie, la jeunesse, le courage, l'angoisse, l'anxiété, la dépression, la performance, la réussite, bref : notre condition humaine. 

Mercredi 7 mai 2008

 


SAGESSE


 

 

Dans notre monde fait d'urgences et de "zapping", le philosophe allemand Peter Sloterdijk voit nos civilisations contemporaines comme infiniment "mobilisées".

 

Pour lui, le culte du mouvement a envahi le penser et l'agir modernes, où "tout ce qui est arrêté, tout ce qui tient en place, tout ce qui repose sur lui-même et tout ce qui est inutilisé, se rend ridicule".

 

"Comme si elle devait guérir d'une longue maladie, l'époque moderne s'est détachée du monde d'avant amoureux de sa fixité, et elle se réjouit de son nouveau pouvoir qui lui permet de volatiliser tout ce qui était solide, bien établi. Seuls les promoteurs croient aujourd'hui encore à l'immobilier."


Le monde bouge et ne serait que mouvement, à l'image de la fameuse loi de Moore, du nom du cofondateur d'Intel, selon laquelle le nombre de transistors intégrés sur une même surface de silicium double environ tous les dix-huit mois depuis les années 1960, augmentant ainsi la puissance des processeurs de façon exponentielle.


Jean-Pierre Corniou, ancien directeur des systèmes d'information de Renault, note qu'un tel développement exponentiel, bousculant nos rationalités, tranche sur le passé (La Société numérique).


Jadis, la machine prolongeait les capacités et, essentiellement, les forces physiques de l'homme.


Désormais, "l'informatique touche à quelque chose de plus intime : l'intelligence et la conscience".


Et aux peurs qui vont avec, dont celle de perdre le pouvoir, de ne plus avoir le dernier mot.


La société numérique allant si vite, prenant pour ainsi dire tout le monde de court, tend à inverser, étonnamment, les flux traditionnels de connaissance, et donc de formation : ce ne sont plus les anciens qui apprennent aux jeunes, mais c'est à ces derniers, si familiarisés avec l'univers modernisé, d'apprendre aux premiers.


"Cette rupture a des conséquences multiples, note Jean-Pierre Corniou, qui ne sont certes pas toutes négatives, mais marquent notre environnement : carences pédagogiques des jeunes "natifs numériques", plus intuitifs que raisonnés, claire inflexion du sérieux vers le ludique, flux d'innovations trop rapides pour être pleinement exploitées et métabolisées, syndrome de l'instantané"...


A charge pour les plus anciens de (re) trouver leur place et de (re) donner un sens à l'ordre générationnel.


Qui réside donc, peut-être, dans la capacité à ralentir et à freiner les élans, à faire digérer.


A gagner en sagesse.

 

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Mardi 6 mai 2008

              13000

 

 

Le rédacteur salue respectueusement son 13000ème lecteur unique.
 

Le rédacteur se pose souvent la question du sens de ses textes, tant le champ est vaste : la vie et la mort.

 

Connaissant le sens et le poids des mots, il sait qu'il est des mots qui piquent et font mal.

 

Il a constamment des doutes sur l'utilité d'écrire, outre le plaisir qu'il a à tourner des phrases.

 

Il se demande chaque jour sur quoi il va écrire mais surtout d'où lui vient le droit de le faire.

 

Les certitudes qu'on lui suppose cachent un doute profond : celui de la vérité.

 

Il est réconforté par la confiance que lui font ses 13000 lecteurs uniques, qui ont pris le temps de consulter 41300 pages.

 

Il les remercie chaleureusement.

 

Il espère leur indulgence.

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Mardi 6 mai 2008

 

HUMILITE

 

 


Il faut rechercher cette égalité d’humeur, toujours teintée d’une bonne note d’humour, y compris et surtout vis-à-vis de soi-même.

 

Là est bien la marque de l’humilité vraie.

 

L’humilité qui est la voie vers la vérité.

 

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Lundi 5 mai 2008

 

BIEN COMMUN

 

 

 

Le bien commun est plus que la somme des biens individuels.

 

Une société qui n’aurait plus de rythmes communs, de temps de « respiration » partagés par le plus grand nombre, gagnerait-elle vraiment en humanité ?

 

Il faut savoir « penser en dialogue » et considérer que chaque homme est lié à l’ensemble de la société par diverses médiations qui n’apparaissent pas dans les colonnes économiques individuelles.

 

C’est à la condition de prendre en compte l’ensemble de ces médiations que l’on peut penser le bien commun.

 

Il ne suffira donc pas que chaque homme soit en situation de gagner davantage pour créer évidemment un lien social.

 

L’argent est un moyen universel. Il peut acheter beaucoup de choses, mais il n’achètera jamais l’affection, ni l’amitié, ni le respect.

 

Dans une société individualiste, il faut redire l’essentiel : avoir le souci de tout homme et du bien commun qui va plus loin que l’intérêt général.

 

Le trait d’union, c’est toute la réflexion autour de la personne.

 

Elle l’emporte sur l’individu en signifiant à la fois son identité propre et sa relation aux autres. 

 

La vraie richesse, c’est les autres.

 

 

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
Dimanche 4 mai 2008

 

SILENCES

 

 



Silence végétal, silence minéral, si­lence humain (pas de « quad » vrombissant)

 

Silence vide.

 

Silence des habitants calfeutrés à l’approche du crépuscule du soir et que l’on devine, derrière les rideaux, plantés devant la télé qui mouline aussi, à sa manière, le vide.

 

Mais aussi silence qui écoute, qui respecte et qui favorise l’empathie.

 

Silence qui fait grandir.

 

N’ayons pas peur du silence et du calme !

par ROMAIN BERNARD publié dans : bernard-romain
 

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